Installation comme kinésithérapeute libéral : repères essentiels

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Dernière modification le 31/03/2026
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Sommaire

Comment réussir son installation en tant que kinésithérapeute libéral ? Est-il préférable de se lancer seul ou de s’associer ? Quelles sont les formalités à réaliser avant de pouvoir commencer à travailler ? Vous êtes jeune diplômé ou en passe de l’être, vous souhaitez changer de structure pour exercer, vous avez un projet de déménagement ?

Maddie vous éclaire sur les démarches à mettre en œuvre pour vous installer sereinement comme kiné libéral.

Les démarches administratives pour installer son activité de kinésithérapie

Avant de commencer à exercer comme kinésithérapeute libéral, vous devez effectuer différentes formalités auprès d’organismes d’État ou d’assurance.

S’inscrire au tableau de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

Être titulaire d’un diplôme de masseur-kinésithérapeute reconnu par l’état français constitue la première étape indispensable pour s’installer comme kiné libéral. De votre inscription au conseil départemental de l’Ordre découle l’obtention de votre numéro RPPS, identifiant unique durant toute votre carrière.

Vous recevez ensuite votre carte de professionnel de santé (CPS) et procédez à l’enregistrement auprès de l’ARS (agence régionale de santé).

S’immatriculer à l’URSSAF

Comme toutes les professions libérales réglementées, un kiné qui souhaite s’installer en tant que travailleur indépendant devra s’immatriculer auprès de l’URSSAF afin d’obtenir son code APE/NAF. Le code 86.90E est attribué à toutes les activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues. L’URSSAF se charge du recouvrement des cotisations sociales. Cette immatriculation s’effectue sur le guichet unique de l’INPI depuis le 1er janvier 2023.


S’enregistrer auprès de la CPAM

Un kinésithérapeute a obligation de déclarer son activité libérale auprès de la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) afin d’être enregistré et d’être conventionné. Lors du dépôt du dossier, un conseiller présente la convention nationale de MK et délivre des feuilles de soin pré-identifiées, avec le numéro RPPS.

Les formalités concernant votre protection sociale personnelle et votre affiliation au régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux (PAMC) s’effectuent conjointement avec le conventionnement.

Souscrire une assurance et une complémentaire retraite

Avec votre affiliation au régime PAMC, vous et vos ayants droit bénéficiez du remboursement de vos soins, des prestations maternité, d’une assurance vieillesse-invalidité-décès.

La CARPIMKO est une caisse de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux libéraux qui gère votre régime obligatoire de protection sociale. Vous y êtes automatiquement affilié lorsque vous réalisez votre enregistrement sur le guichet unique de l’INPI. Vous pouvez souscrire un contrat auprès d’un organisme de retraite complémentaire si vous le souhaitez.

Une souscription à une assurance de responsabilité civile professionnelle est également requise pour l’exercice de votre profession libérale, votre cabinet ainsi que votre véhicule.

Le choix du statut juridique et de la zone d’installation

Exercer seul ou en autonomie

Comme beaucoup de praticiens exerçant une profession libérale, vous pouvez choisir de conserver votre indépendance grâce à un contrat de kiné remplaçant ou collaborateur. Cela vous permet d’intégrer un cabinet existant sans relation de subordination.

Vous préférez peut-être procéder à un rachat de patientèle ou une création de cabinet paramédical ? Selon le cas, tournez-vous vers le statut juridique le plus adapté : entreprise individuelle, SELURL (société d’exercice libéral unipersonnelle à responsabilité limitée) ou SELASU (société d’exercice libéral par actions simplifiées unipersonnelle).

S’associer

S’installer en libéral et exercer à plusieurs présente de nombreux avantages pour le partage des frais de fonctionnement (expert-comptable, secrétariat, etc.), les dépenses d’investissement et la rentabilité des équipements.

Il existe différentes formes juridiques adaptées à l’exercice libéral en association. À vous de choisir le cadre qui convient à votre situation.

    • Une SCM (société civile de moyens) met en commun du matériel, des locaux et du personnel avec d’autres kinésithérapeutes ou professions libérales réglementées (médecins, sages-femmes, etc.)
    • Une SEL (société d’exercice libéral) offre un statut de salarié et protège le patrimoine personnel des professionnels libéraux et garantit un capital de fonctionnement.
    • Une SCP (société civile professionnelle) regroupe des praticiens exerçant la même profession et fonctionne par capital, quote-part et partage des bénéfices.

✍️ Lire notre article : Société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL).

Choisir sa zone d’exercice

Afin de préserver une égalité d’accès sur l’ensemble du territoire français, les professionnels de santé sont incités à s’installer en zones « sous-dotées ». Pour éviter les déserts médicaux, le pays est partagé en 3 zones :

  • très sous-dotées ;
  • sous dotées ;
  • sur-dotées.

Selon la région choisie, l’implantation d’un kiné libéral est encouragée et facilitée ou, au contraire, plus laborieuse. Consultez la carte de zonage de l’assurance maladie pour vous informer.

Le contrat incitatif de masseur-kinésithérapeute (CIMPK) proposé dans les zones sous-dotées engage à exercer en groupe d’associés afin de garantir la continuité des soins. En contrepartie, une aide forfaitaire annuelle est accordée ainsi qu’une prise en charge de certaines cotisations sociales. Le professionnel libéral peut aussi bénéficier de subventions.

L’obtention du conventionnement en zone sur-dotée est conditionnée par la reprise de la patientèle d’un confrère en cessation d’activité.

La constitution de la patientèle : les supports de communication

Respecter la réglementation

Un masseur-kinésithérapeute n’est pas autorisé à faire de la publicité pour son activité. L’article R 4321-67 de la santé publique prévoit que la « masso-kinésithérapie ne doit pas être pratiquée comme un commerce » et interdit donc tous les « procédés directs ou indirects de publicité ».

La communication par le biais d’un site internet est cependant permise. Sur votre page, vous pouvez laisser apparaître vos compétences et approches professionnelles spécifiques ainsi que vos qualifications et certifications de formation continue. L’organisation de vos conditions d’exercice ainsi que votre parcours professionnel peuvent également figurer.

Valorisées sur un site internet simple et bien référencé, ces informations sont un atout pour recruter une patientèle qualifiée et adaptée à vos spécialités de soin ou d’actes hors nomenclature.


🎧 Écouter notre podcast : Ouvrir un Pôle Sport et Santé de 30 praticiens.


Rencontrer vos confrères et faire fonctionner le bouche à oreilles

En tant que masseur-kinésithérapeute, vous exercez une profession libérale avec une forte demande. Vous trouverez assurément des patients.

Si vous vous associez au sein d’un cabinet existant ou si vous reprenez une structure, la fréquentation de vos collaborateurs vous permet de vous constituer naturellement une patientèle.

Dans le cas d’une création, prenez le temps de vous présenter à vos confrères médecins généralistes, infirmières libérales, dentistes ou pharmaciens du secteur et faites valoir vos spécialités. Rééducation périnéale, yoga prénatal, kiné du sport, vos qualifications complètent peut-être avantageusement l’offre de soin déjà présente.

Si vous vous installez en zone sous-dotée, les patients viendront spontanément à vous.

Se rendre visible sur internet

N’hésitez pas à utiliser les bénéfices d’internet pour gagner en visibilité à grande échelle. Votre site rend directement accessibles à vos patients potentiels les renseignements qui les intéressent. En respectant les principes éthiques et déontologiques du Conseil national de l’Ordre des MK, vous avez le droit de communiquer tous les éléments administratifs qui vous concernent (coordonnées, montant des honoraires, modes de règlement, numéro RPS, etc.). Maddie accompagne déjà des centaines de kinés, en leur créant un site internet adapté à leur activité et conforme aux chartes ordinales.

Les 5 idées à retenir !

  1. Effectuer les formalités administratives auprès des organismes d’État et d’assurance.
  2. Déterminer si vous souhaitez travailler seul ou en association.
  3. Choisir un statut juridique.
  4. Déterminer votre zone d’exercice.
  5. Utiliser les bons supports de communication pour constituer votre patientèle.

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Kinésithérapie

Spécialité kiné : découvrez toutes les expertises, trouvez la vôtre

Découvrez les principales spécialités en kinésithérapie : kinésithérapie respiratoire, kinésithérapie cardio-vasculaire et autres domaines essentiels à connaître.  Les principales spécialités en kinésithérapie La kinésithérapie ne se limite pas aux massages ou à la rééducation après une blessure. Aujourd’hui, il existe de nombreuses spécialités kiné permettant d’accompagner des patients souffrant de pathologies très différentes : troubles respiratoires, douleurs musculo-squelettiques, rééducation neurologique, récupération sportive ou encore troubles de l’équilibre. Chaque kinésithérapeute développe une expertise spécifique selon son parcours, ses formations complémentaires et les besoins des patients qu’il accompagne. Comprendre les différentes spécialités permet donc de mieux choisir son professionnel de santé et d’obtenir une prise en charge réellement adaptée. Dans cet article, découvrez les principales spécialités en kinésithérapie, leurs domaines d’intervention et les critères pour trouver le kiné qui correspond à votre situation.  Définition d’une spécialité kiné et rôle du kinésithérapeute Le masseur kinésithérapeute est un professionnel de santé titulaire du diplôme d’État de masseur kinésithérapeute. Son rôle consiste à prévenir, maintenir ou restaurer les capacités fonctionnelles des patients grâce à différentes techniques de rééducation. La profession intervient dans de nombreux domaines : Même si tous les kinés possèdent une base commune de compétences, certains choisissent ensuite de développer une véritable expertise kinésithérapeute dans un domaine précis grâce à des formations spécifiques. Ces spécialisations sont particulièrement importantes car chaque patient présente des besoins différents. Un sportif de haut niveau n’aura pas les mêmes attentes qu’une personne âgée souffrant de troubles de l’équilibre ou qu’un patient atteint d’une pathologie respiratoire chronique. La spécialisation permet donc au kiné d’utiliser des techniques spécifiques plus adaptées à certaines pathologies et d’optimiser la rééducation.  Les différentes spécialités en kinésithérapie La kinésithérapie respiratoire joue un rôle essentiel dans la prise en charge des pathologies pulmonaires et respiratoires. Le kiné respiratoire intervient notamment auprès des patients atteints de : Chez les nourrissons et les enfants, la rééducation respiratoire peut également être indiquée en cas de bronchiolite ou d’encombrement bronchique. L’objectif du kinésithérapeute est d’améliorer la ventilation pulmonaire, faciliter l’évacuation des sécrétions et réduire les difficultés respiratoires. La rééducation respiratoire repose sur différentes techniques : Cette spécialité kiné nécessite des compétences techniques précises ainsi qu’une excellente connaissance des pathologies respiratoires.  Kinésithérapie neurologique La kinésithérapie neurologique concerne les patients atteints de troubles du système nerveux. Elle intervient notamment dans la prise en charge : Le kiné travaille sur : Cette spécialité nécessite une approche individualisée et progressive, car les capacités des patients peuvent évoluer dans le temps. La rééducation neurologique demande également une forte dimension humaine et psychologique afin d’accompagner les patients dans leur autonomie quotidienne. Kinésithérapie pédiatrique La kinésithérapie pédiatrique est dédiée aux nourrissons, enfants et adolescents. Le kinésithérapeute prend en charge : Le travail du professionnel repose sur des exercices adaptés à l’âge de l’enfant et à son développement moteur. La relation avec les parents fait également partie intégrante de la prise en charge. Kinésithérapie sportive La kinésithérapie sport est aujourd’hui l’une des spécialités les plus recherchées. Le kinésithérapeute sport accompagne aussi bien les sportifs amateurs que professionnels. Ses missions sont multiples : Le kiné sport intervient fréquemment après : L’objectif est de permettre un retour au sport dans les meilleures conditions tout en limitant les risques de récidive. Cette spécialité nécessite une excellente connaissance biomécanique ainsi qu’une compréhension fine des contraintes sportives. Kinésithérapie gériatrique Avec le vieillissement de la population, la kinésithérapie gériatrique occupe une place de plus en plus importante. Cette spécialité vise à maintenir l’autonomie des personnes âgées et prévenir les complications liées à l’âge. Le kiné intervient notamment sur : La rééducation vestibulaire peut également être utilisée afin de traiter certains vertiges et troubles de l’équilibre fréquents chez les seniors. Kinésithérapie périnéale et pelvienne Cette spécialité concerne principalement la rééducation du périnée et des troubles pelviens. Elle est indiquée : Le kiné accompagne également certains hommes souffrant de troubles urinaires ou de douleurs pelviennes. Cette prise en charge repose sur des techniques spécifiques adaptées à chaque patient. Après avoir découvert les différentes spécialités kiné, une question essentielle se pose : comment choisir celle qui correspond réellement à ses besoins ? Comment choisir sa spécialité kiné selon ses besoins ? Le choix d’une spécialité kiné dépend avant tout de votre pathologie, de vos symptômes et de vos objectifs de rééducation. Un patient souffrant de douleurs lombaires chroniques ne recherchera pas le même professionnel qu’un sportif en récupération après blessure ou qu’une personne atteinte d’une pathologie respiratoire. L’idéal est d’identifier clairement : Le médecin traitant ou un spécialiste peut également orienter vers la spécialité la plus adaptée. Conseils pour bien orienter son parcours Pour trouver le bon kinésithérapeute, plusieurs critères peuvent être pris en compte : Il est également utile de vérifier si le professionnel travaille régulièrement avec des patients présentant des problématiques similaires aux vôtres. Aujourd’hui, certaines plateformes permettent aussi de rechercher un kiné selon sa spécialité, sa localisation ou ses disponibilités afin de simplifier le parcours de soins.  Bénéfices d’une prise en charge par un kinésithérapeute spécialisé Consulter un kiné spécialisé permet généralement d’obtenir une prise en charge plus précise et plus efficace. Le professionnel maîtrise des techniques adaptées à certaines pathologies spécifiques et dispose souvent d’une expérience approfondie dans son domaine. Les bénéfices sont nombreux : Pour les patients souffrant de pathologies complexes ou chroniques, cette expertise peut faire une réelle différence dans la qualité des soins. Questions fréquentes sur les spécialités kiné Faut-il une prescription médicale pour consulter un kiné spécialisé ? En France, une prescription médicale est généralement nécessaire pour bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie. Cependant, certains actes peuvent être réalisés en accès direct selon les situations et les évolutions réglementaires. Comment savoir si un kinésithérapeute est spécialisé ? Un kiné spécialisé possède souvent : Les informations sont généralement disponibles sur le site du praticien ou lors de la prise de rendez-vous. Combien coûte une séance avec un kiné spécialisé ? Le prix dépend : Certaines spécialités peuvent entraîner des coûts plus élevés selon les techniques utilisées. Les spécialités kiné permettent aujourd’hui d’apporter des réponses adaptées à des pathologies très

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Développer son activité

Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. Ensuite, placez vos mains à plat au niveau des épaules, comme pour effectuer une pompe, puis poussez lentement sur vos bras

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Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

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