Société d’Exercice Libéral : Guide de la SELARL

Démarches administratives » Société d’Exercice Libéral : Guide de la SELARL
Dernière modification le 05/01/2024
Facebook
Twitter
LinkedIn

Sommaire

Le moment est venu de vous installer en tant que professionnel libéral ? Vous vous sentez perdu parmi toutes les formes juridiques possibles pour un entrepreneur indépendant ? Vous avez l’opportunité d’intégrer un cabinet constitué en SELARL, mais vous hésitez ? D’après le Code de commerce, une société d’exercice libéral (SEL) est assimilée au régime de la SARL, par la Loi du 31/12/1990. Les associés ou actionnaires d’une SEL doivent exercer la même profession libérale.

Kinésithérapeute, sage-femme, infirmier… la société d’exercice libéral à responsabilité limitée est-elle faite pour vous ? Quels sont les avantages et les inconvénients d’une SEL ? Découvrez avec Maddie, tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer.

La définition d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL)

Qu’est-ce que c’est une SEL ?

Les SEL (sociétés d’exercice libéral) se déclinent sous plusieurs formes comme

    • les SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée) ;
    • les SELARLU (société d’exercice libéral à responsabilité limitée à associé unique) ;
    • les SELAFA (société d’exercice libéral à forme anonyme).

Cette structure juridique est réservée aux professions libérales. Elle leur permet d’exercer sous la forme d’une société commerciale. La SEL est une déclinaison des structures juridiques telles que les SA, SARL, SAS adaptée aux professions libérales.

Quelles professions libérales sont concernées ?

La constitution d’une SEL est réservée aux professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé (« maître » pour les notaires, « docteur » pour les médecins).

Les professions libérales concernées se divisent en 3 groupes :

    • les professions de santé ;
    • les professions juridiques ou judiciaires, dont la liste sera précisée par décret ;
    • les « professions techniques et du cadre de vie », qui réunit les autres professions libérales réglementées (architectes, experts-comptables, géomètres-experts, etc.).

Est-il possible de s’associer en SELARL ?

Beaucoup de cabinets libéraux choisissent la forme juridique SELARL (cabinets d’avocats, d’infirmiers, de médecins, etc.). Quel que soit le nombre d’associés de la SELARL, il est obligatoire que tous exercent la même profession libérale réglementée.

Si le professionnel préfère conserver son autonomie, il peut constituer une entreprise individuelle. En effet, les formalités de création sont plus simples et rapides. Mais s’il envisage de s’associer plus tard, il est préférable de créer une SELARLU (société d’exercice libéral à responsabilité limitée unipersonnelle) car celle-ci peut facilement évoluer en SELARL.

Quel engagement financier ?

Le montant de l’engagement financier de départ est différent selon la forme juridique de société d’exercice libéral choisie. Dans le cas d’une SELARL, il n’y a pas de montant minimal exigé pour le capital social. Celui-ci sera fixé par les statuts.

3 types d’apport initial sont possibles :

    • L’apport numéraire dont le solde doit être libéré comme pour les sociétés commerciales, c’est-à-dire dans un délai maximum de 5 ans après la constitution.
    • L’apport en nature qui comprend tout type de bien autre que l’argent (véhicule, matériel informatique, fonds de commerce, etc.)
    • L’apport en industrie concerne les connaissances techniques, les services ou le travail.

Les avantages d’une SELARL

Le cadre juridique

La forme juridique de la SELARL répond à un cadre strict. La loi encadre les modalités de fonctionnement et cela permet de définir clairement le champ d’action du cabinet. SELARL de médecins, SELARL d’infirmiers, SELARL de pharmacie ou autres, seul un associé exerçant au sein même de la société peut être choisi comme gérant.

Les associés déterminent leurs règles de fonctionnement à la rédaction des statuts, mais le risque d’erreur est très limité. Les conditions de vote des associés sont prévues par la loi et il n’est pas permis de mandater un autre représentant pour la prise de décision.

La SELARL doit être agréée par l’autorité professionnelle compétente (ordre des médecins, conseil de l’ordre des kinésithérapeutes, etc.). Cet encadrement est sécurisant, il évite des erreurs d’organisation.

La responsabilité financière

Dans une SELARL, la responsabilité financière est limitée. En cas de faillite, le patrimoine personnel des associés n’est pas engagé. Ils doivent rembourser les dettes éventuelles dans la limite de leurs apports au capital social. Cette protection du patrimoine personnel est un des avantages de la SELARL et offre une garantie non négligeable. Ce n’est pas le cas dans toutes les formes juridiques de société d’exercice libéral.


✍️ Lire notre article : Installation comme Kinésithérapeute Libéral : repères essentiels.

Le régime social

Il peut y avoir plusieurs gérants, représentants légaux d’une SELARL. Celui qui détient plus de la moitié du capital social est considéré majoritaire.

Le régime social des associés d’une SELARL est différent selon leur statut au sein de la société d’exercice libéral :

    • Le gérant majoritaire est affilié à la sécurité sociale des indépendants (SSI) car il est travailleur non salarié (TNS).
    • Les gérants minoritaires sont affiliés au régime général de la sécurité sociale en tant qu’assimilés salariés.

TNS ou assimilé salarié, la protection sociale est relativement identique. C’est au niveau des cotisations retraite que la différence est plus marquée. Mais le TNS peut constituer son complément de couverture sociale grâce aux économies de charges réalisées.

La fiscalité

Une société d’exercice libéral, quelle que soit sa forme juridique spécifique, est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Seule la SELARLU répond de l’impôt sur le revenu (IR), mais il est possible d’opter pour l’IS.

L’impôt sur les sociétés offre la possibilité d’une meilleure optimisation de répartition des ressources. Ce prélèvement est distinct de la rémunération des associés, imposable sur le revenu dans la catégorie « traitements et salaires ». Seuls les revenus effectifs sont imposés. Ces avantages fiscaux de la SELARL permettent aux professionnels libéraux associés une meilleure gestion de leurs revenus d’activité.

Les inconvénients d’une SELARL

Les formalités de création

Les procédures d’ouverture d’une SELARL répondent à une réglementation très stricte. Les formalités de création s’effectuent sur le portail unique de l’INPI. Ensuite, la nouvelle société d’exercice libéral doit être agréée ou inscrite auprès de l’autorité professionnelle correspondante à celle des associés. Par exemple, une SEL de kinés devra s’inscrire au tableau de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

Chaque année, les SEL doivent rendre compte de l’état de leur capital social à l’ordre professionnel compétent. Dans ce but, il est impossible de déroger aux contraintes suivantes :

    • Tenir une comptabilité d’entreprise avec documents comptables, inventaires et comptes annuels.
    • Réunir, annuellement, une assemblée générale avec tous les associés pour approuver les comptes de la société.

Quelques modifications réglementaires ont été votées en 2023. À partir du 1er septembre 2024, le compte-rendu annuel devra laisser apparaître les statuts à jour, la répartition des droits de vote des associés et une copie des clauses modifiées en cours d’année.

La transmission

La cession des droits sociaux d’une société d’exercice libéral répond à des règles strictes.

Pour céder tout ou partie de ses parts sociales à des tiers, un associé doit obtenir l’accord des autres membres de la société. ¾ des professionnels libéraux détenteurs de parts sociales et exerçant au sein de la société d’exercice libéral à responsabilité limitée doivent accepter la session.

Dans le cas d’une société d’exercice libéral à forme anonyme (SELAFA), ces modalités de cession de parts sociales sont déterminées par les associés au moment de la constitution de la SEL.

La responsabilité civile

Comme dans toutes les sociétés d’exercice libéral, les associés d’une SELARL engagent leur responsabilité personnelle dans le cas où une faute professionnelle serait commise au sein du cabinet. Le patrimoine personnel de chaque associé et celui de la SEL sont solidaires du point de vue de la responsabilité civile.

Dans le cas d’une faute de gestion au sein d’une SARL, seule la responsabilité du gérant est engagée. Le risque est plus élevé avec la forme juridique SELARL puisque chaque associé


👉 Écouter notre podcast : Comment j’ai monté mon cabinet.


La création d’une SELARL

Rédaction des statuts

Rédiger les statuts d’une SEL est l’étape initiale de la création de la société. Ils comportent des mentions obligatoires précisant le régime juridique et fiscal du gérant, des associés et de la société. Régie par le code de commerce, la société d’exercice libéral voit son organisation bien délimitée par la loi.

Dans le cas de constitution d’une SELARL unipersonnelle, les statuts doivent prévoir des règles de fonctionnement à plusieurs. Cela peut surprendre puisqu’il est question d’associé unique. Pourtant, des associés peuvent se joindre à la société en cours d’existence. Dans ce cas, elle évolue automatiquement en SELARL sans les conséquences juridiques et fiscales d’un changement de forme.

Demande d’agrément

Comme le prévoit le statut législatif des professions libérales réglementées, la SELARL doit demander un agrément à l’autorité professionnelle qui la concerne. C’est une étape indispensable avant la demande d’immatriculation. Les membres de la SEL se rapprochent alors de leur ordre professionnel : chambre des commissaires de justice, ordre des médecins, des pharmaciens, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, etc.

Un certain nombre de pièces justificatives sont nécessaires à l’obtention de l’agrément de la SELARL : diplôme reconnu, qualification professionnelle, etc.

Parution de l’avis de constitution

La troisième étape consiste à faire paraître un avis de constitution de la SELARL dans un journal d’annonces légales (JAL) du département dans lequel le siège social de la société est installé.

En application de la loi en faveur de l’activité professionnelle du 14/02/2022, une ordonnance a été prise le 08/02/2023. Son but est de réunir et simplifier la réglementation des SEL. Son entrée en vigueur est prévue pour le 1er septembre 2024 afin que les sociétés existantes prennent le temps de se mettre en conformité. Des décrets d’application viendront compléter les dispositions déjà mises en place.

Immatriculation de la SELARL

L’immatriculation de la SELARL se déroule sur le guichet unique de l’INPI. C’est sur ce portail internet sécurisé que se déroulent toutes les formalités d’entreprise (création, modification de situation ou cessation d’activité).

Dans le cas d’une SEL, c’est la forme d’entreprise « personne morale » qui doit être sélectionnée au démarrage de la formalité. Les pièces justificatives à fournir répondent à la réglementation spécifique de votre profession.

Le gérant de la SELARL reçoit l’extrait K-bis de la société après validation de l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Le K-bis permet de prouver qu’une société existe.

Sources : BPI France / INPI.


Découvrez aussi d'autres articles

sincerely media inoZpsBQRqk unsplash ()
Kinésithérapie

Spécialité kiné : découvrez toutes les expertises, trouvez la vôtre

Découvrez les principales spécialités en kinésithérapie : kinésithérapie respiratoire, kinésithérapie cardio-vasculaire et autres domaines essentiels à connaître.  Les principales spécialités en kinésithérapie La kinésithérapie ne se limite pas aux massages ou à la rééducation après une blessure. Aujourd’hui, il existe de nombreuses spécialités kiné permettant d’accompagner des patients souffrant de pathologies très différentes : troubles respiratoires, douleurs musculo-squelettiques, rééducation neurologique, récupération sportive ou encore troubles de l’équilibre. Chaque kinésithérapeute développe une expertise spécifique selon son parcours, ses formations complémentaires et les besoins des patients qu’il accompagne. Comprendre les différentes spécialités permet donc de mieux choisir son professionnel de santé et d’obtenir une prise en charge réellement adaptée. Dans cet article, découvrez les principales spécialités en kinésithérapie, leurs domaines d’intervention et les critères pour trouver le kiné qui correspond à votre situation.  Définition d’une spécialité kiné et rôle du kinésithérapeute Le masseur kinésithérapeute est un professionnel de santé titulaire du diplôme d’État de masseur kinésithérapeute. Son rôle consiste à prévenir, maintenir ou restaurer les capacités fonctionnelles des patients grâce à différentes techniques de rééducation. La profession intervient dans de nombreux domaines : Même si tous les kinés possèdent une base commune de compétences, certains choisissent ensuite de développer une véritable expertise kinésithérapeute dans un domaine précis grâce à des formations spécifiques. Ces spécialisations sont particulièrement importantes car chaque patient présente des besoins différents. Un sportif de haut niveau n’aura pas les mêmes attentes qu’une personne âgée souffrant de troubles de l’équilibre ou qu’un patient atteint d’une pathologie respiratoire chronique. La spécialisation permet donc au kiné d’utiliser des techniques spécifiques plus adaptées à certaines pathologies et d’optimiser la rééducation.  Les différentes spécialités en kinésithérapie La kinésithérapie respiratoire joue un rôle essentiel dans la prise en charge des pathologies pulmonaires et respiratoires. Le kiné respiratoire intervient notamment auprès des patients atteints de : Chez les nourrissons et les enfants, la rééducation respiratoire peut également être indiquée en cas de bronchiolite ou d’encombrement bronchique. L’objectif du kinésithérapeute est d’améliorer la ventilation pulmonaire, faciliter l’évacuation des sécrétions et réduire les difficultés respiratoires. La rééducation respiratoire repose sur différentes techniques : Cette spécialité kiné nécessite des compétences techniques précises ainsi qu’une excellente connaissance des pathologies respiratoires.  Kinésithérapie neurologique La kinésithérapie neurologique concerne les patients atteints de troubles du système nerveux. Elle intervient notamment dans la prise en charge : Le kiné travaille sur : Cette spécialité nécessite une approche individualisée et progressive, car les capacités des patients peuvent évoluer dans le temps. La rééducation neurologique demande également une forte dimension humaine et psychologique afin d’accompagner les patients dans leur autonomie quotidienne. Kinésithérapie pédiatrique La kinésithérapie pédiatrique est dédiée aux nourrissons, enfants et adolescents. Le kinésithérapeute prend en charge : Le travail du professionnel repose sur des exercices adaptés à l’âge de l’enfant et à son développement moteur. La relation avec les parents fait également partie intégrante de la prise en charge. Kinésithérapie sportive La kinésithérapie sport est aujourd’hui l’une des spécialités les plus recherchées. Le kinésithérapeute sport accompagne aussi bien les sportifs amateurs que professionnels. Ses missions sont multiples : Le kiné sport intervient fréquemment après : L’objectif est de permettre un retour au sport dans les meilleures conditions tout en limitant les risques de récidive. Cette spécialité nécessite une excellente connaissance biomécanique ainsi qu’une compréhension fine des contraintes sportives. Kinésithérapie gériatrique Avec le vieillissement de la population, la kinésithérapie gériatrique occupe une place de plus en plus importante. Cette spécialité vise à maintenir l’autonomie des personnes âgées et prévenir les complications liées à l’âge. Le kiné intervient notamment sur : La rééducation vestibulaire peut également être utilisée afin de traiter certains vertiges et troubles de l’équilibre fréquents chez les seniors. Kinésithérapie périnéale et pelvienne Cette spécialité concerne principalement la rééducation du périnée et des troubles pelviens. Elle est indiquée : Le kiné accompagne également certains hommes souffrant de troubles urinaires ou de douleurs pelviennes. Cette prise en charge repose sur des techniques spécifiques adaptées à chaque patient. Après avoir découvert les différentes spécialités kiné, une question essentielle se pose : comment choisir celle qui correspond réellement à ses besoins ? Comment choisir sa spécialité kiné selon ses besoins ? Le choix d’une spécialité kiné dépend avant tout de votre pathologie, de vos symptômes et de vos objectifs de rééducation. Un patient souffrant de douleurs lombaires chroniques ne recherchera pas le même professionnel qu’un sportif en récupération après blessure ou qu’une personne atteinte d’une pathologie respiratoire. L’idéal est d’identifier clairement : Le médecin traitant ou un spécialiste peut également orienter vers la spécialité la plus adaptée. Conseils pour bien orienter son parcours Pour trouver le bon kinésithérapeute, plusieurs critères peuvent être pris en compte : Il est également utile de vérifier si le professionnel travaille régulièrement avec des patients présentant des problématiques similaires aux vôtres. Aujourd’hui, certaines plateformes permettent aussi de rechercher un kiné selon sa spécialité, sa localisation ou ses disponibilités afin de simplifier le parcours de soins.  Bénéfices d’une prise en charge par un kinésithérapeute spécialisé Consulter un kiné spécialisé permet généralement d’obtenir une prise en charge plus précise et plus efficace. Le professionnel maîtrise des techniques adaptées à certaines pathologies spécifiques et dispose souvent d’une expérience approfondie dans son domaine. Les bénéfices sont nombreux : Pour les patients souffrant de pathologies complexes ou chroniques, cette expertise peut faire une réelle différence dans la qualité des soins. Questions fréquentes sur les spécialités kiné Faut-il une prescription médicale pour consulter un kiné spécialisé ? En France, une prescription médicale est généralement nécessaire pour bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie. Cependant, certains actes peuvent être réalisés en accès direct selon les situations et les évolutions réglementaires. Comment savoir si un kinésithérapeute est spécialisé ? Un kiné spécialisé possède souvent : Les informations sont généralement disponibles sur le site du praticien ou lors de la prise de rendez-vous. Combien coûte une séance avec un kiné spécialisé ? Le prix dépend : Certaines spécialités peuvent entraîner des coûts plus élevés selon les techniques utilisées. Les spécialités kiné permettent aujourd’hui d’apporter des réponses adaptées à des pathologies très

Lire la suite »
sincerely media inoZpsBQRqk unsplash
Développer son activité

Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. Ensuite, placez vos mains à plat au niveau des épaules, comme pour effectuer une pompe, puis poussez lentement sur vos bras

Lire la suite »
kelly sikkema MNRBuzbpc unsplash
Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

Lire la suite »
Retour en haut

La solution d’agenda tout-en-un pour les professionnels de santé qui aiment faire des économies tout en optimisant leur planning. Déjà plus de 2000 libéraux satisfaits.