Revalorisation des Salaires des Kinés 2023

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Dernière modification le 12/02/2024
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Sommaire

En nombre, les kinésithérapeutes représentent la 1re profession de rééducation et la 4e profession de santé. Ils sont environ 100 000 en 2023 et 85 % d’entre eux exercent en libéral. Quelles sont les retombées du Ségur de la Santé de 2020 sur la rémunération des soignants ? Quel est le revenu moyen d’un masseur-kinésithérapeute ? Quelles mesures de revalorisation du salaire de kiné sont effectives en 2023 ? Maddie fait le point sur ces questions.

Quel est le salaire moyen d’un kiné ?

Des écarts de salaires importants selon le statut

En France, ils représentent une grande part des professions libérales de santé. La rémunération des kinésithérapeutes présente des variations importantes. En effet, de nombreux critères entrent en ligne de compte pour déterminer le salaire d’un kiné :

    • statut salarié, libéral ou mixte ;
    • exercice en établissement privé ou public ;
    • installation en ville ou en zone rurale ;
    • degré d’avancement dans la carrière ;
    • temps de travail hebdomadaire ;
    • nature des soins pratiqués ;
    • type de patientèle, etc.

Aujourd’hui, les praticiens tentent d’améliorer les conditions financières de leur activité. Contrer la paupérisation des kinésithérapeutes est essentiel, mais la situation économique ne facilite pas la tâche. Qu’ils exercent dans des cabinets de ville, dans des établissements médico-sociaux ou dans des zones sous-dotées, l’ensemble de la profession attend une revalorisation du salaire des kinés en 2023. En effet, le salaire mensuel d’un kiné varie entre 1700 € environ pour un salarié de la fonction publique et 3000 € environ pour un libéral titulaire.

Un calcul d’honoraires encadré

2 millions d’actes de rééducation sont réalisés quotidiennement en France par les kinés.

L’ensemble des gestes professionnels qu’ils peuvent pratiquer est répertorié et une lettre clé est associée à chacun d’entre eux. À chaque acte correspond un tarif conventionnel. Le montant facturé pour la séance dépend du coefficient appliqué au tarif conventionnel. Ces coefficients varient selon le département d’exercice, le lieu (au cabinet ou à domicile) et la pathologie. Par exemple, un coefficient 10 est appliqué pour la prise en charge d’un patient atteint de la maladie de Parkinson contre un coefficient 6 pour une rééducation à la marche.

La nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) répertorie toutes les cotations d’actes de kinésithérapie selon leur type pour les professionnels libéraux conventionnés. Les lettres clés d’AMS, AMK et AMC regroupent l’ensemble des actes des masseurs-kinésithérapeutes.

En pratique, le prix d’une séance

Une revalorisation des lettres clés des kinés serait un premier pas vers une meilleure rémunération. Actuellement le montant de base pour les lettres clés AMS, AMK et AMC est le même et s’élève à 2,15 €. Pour une rééducation d’entorse à la cheville banale, c’est le coefficient 7,5 qui est appliqué, la séance est donc facturée 16,13 € par le kiné. Si le rendez-vous se déroule à domicile, 4 € sont ajoutés ainsi qu’une indemnité kilométrique (IK) de 0,38 € en plaine ou 0,61 € en montagne.

À l’heure où le prix du carburant atteint des sommets, une revalorisation de l’acte de kiné à domicile en 2023 est indispensable. En effet, le montant des IK de la nomenclature NGAP n’a pas été revalorisé depuis longtemps.

Pourquoi revaloriser le salaire des kinés ?

La demande de reconnaissance des personnels soignants

Après la consultation de l’ensemble des soignants lors du Ségur de la santé, en 2020, une revalorisation du salaire de kiné, comme pour tous les professionnels de santé était attendue. L’inflation et l’augmentation des charges fixes, due en particulier à la hausse du prix de l’énergie, entraînent une baisse du pouvoir d’achat des masseurs-kinésithérapeutes.

Dans ces conditions, les professionnels libéraux peinent à accomplir une qualité des soins constante tout en maintenant un équilibre financier.

Des discussions entre les syndicats et la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) ont eu pour but de conduire à une revalorisation des kinés en 2023 afin d’améliorer leur rémunération.

Des écarts de rémunération selon le lieu d’exercice

Les professionnels exerçant en zone rurale étendue avec une proportion importante d’actes réalisés au domicile des patients ont vu leur pouvoir d’achat chuter en raison de la hausse des prix du carburant. L’IK n’a pas été réévaluée, le montant de la séance facturée est le même avec un coût supérieur.

Le tarif appliqué à la lettre clé d’AMC est différent dans les départements d’outre-mer et en métropole. Il existe aussi une disparité entre les kinés salariés de la fonction publique, les libéraux remplaçants ou assistants et les libéraux titulaires. Pour ces raisons, certains choisissent d’exercer en situation mixte entre salariat et libéral.

Le dépassement d’honoraires ou dépassement d’exigence

Pour trouver une solution de revalorisation de salaire, le kiné peut-il se tourner vers le dépassement d’honoraires ? La loi est très claire sur ce point afin d’éviter les abus et les pratiques discriminatoires d’accès aux soins.

Appelé dépassement d’exigence (DE) cette forme de revalorisation de l’acte de kine n’est applicable que si le patient formule des demandes particulières comme :

    • une prise en charge en dehors des horaires habituels ;
    • des soins donnés à heure fixe ;
    • un déplacement anormalement long pour cause de choix d’un kiné éloigné de son lieu de résidence ;
    • une séance dans un lieu inhabituel.

Les DE systématiques sont tolérés, seulement en Île-de-France.

Des conditions de travail dégradées

Beaucoup de praticiens compensent l’absence de revalorisation des kinés en augmentant la quantité d’actes ou le nombre de patients pris en charge en même temps. Certains choisissent aussi d’accroître leur temps de travail pour maintenir leur revenu à un seuil correct. Le nombre de demandes de soins grimpe. Tous ces éléments conduisent à une dégradation de la qualité des traitements, une insatisfaction des professionnels et des situations de surmenage de plus en plus fréquentes.

Pourtant, c’est bien la rémunération insuffisante des actes et la nécessaire revalorisation des salaires en 2023 qui occupent la première place dans les motifs de mécontentement des masseurs-kinésithérapeutes vis-à-vis de leur métier.

Quelle évolution après le Ségur de la santé ?

Une revalorisation de la rémunération des kinés salariés

Pour recruter dans les établissements de santé dans lesquels plus de 3000 postes n’étaient pas pourvus, des améliorations ont été actées. La grille de salaire brut revalorisée des kinés se répartit ainsi :

    • 1983 € après un an ;
    • 3133 € après 20 ans ;
    • 3552 € en fin de carrière.

Cela correspond à une augmentation de 302 € net pour les kinésithérapeutes débutants. Pour les praticiens en fin d’activité c’est une revalorisation de salaire de 576 € net. La mise en pratique de ces mesures a démarré en 2021 pour les aides-soignants et infirmiers. Elle s’est poursuivie en 2022 pour les autres professionnels de santé de la fonction publique.

Mais qu’en est-il des revalorisations salariales attendues par les praticiens médicaux libéraux ?


✍️ Lire notre article : 9 étapes pour développer son HN en kinésithérapie


Une convention prévue pour les MK libéraux

Les mesures annoncées pour 2023 en application du Ségur de la santé avaient pour but d’ouvrir les perspectives d’évolution des personnels soignants tout en rendant plus attractives les professions de santé. Le ministère de la Santé envisage un surcoût de 9 milliards d’euros par an pour la totalité des revalorisations salariales de ces métiers.

Les négociations entre la CPAM et les représentants des masseurs-kinésithérapeutes ont abouti à la rédaction d’un avenant. Celui-ci prévoit une revalorisation des lettres clés kiné avec coefficient de base à 18 € au lieu de 16 € : une première augmentation de 1 € en 2023, puis une seconde en 2025. Afin de relever le niveau de rémunération des soins à domicile, une augmentation du forfait des IK était également envisagée pour juillet 2023.

La mobilisation de ces aides financières permettrait une prise en compte du besoin de revalorisation des kinés et de leurs conditions d’exercice.

La mise en application reportée en raison d’un désaccord

En début d’année 2023, 3 syndicats professionnels ont participé à ces négociations salariales avec l’Assurance Maladie. Les tractations n’ont pas abouti, car seule la fédération française des masseurs kinésithérapeutes a signé la convention.

Les deux autres organisations professionnelles demandaient une hausse à hauteur de l’inflation des tarifs appliqués à chaque lettre clé. De ce fait, les cotations NGAP restent inchangées pour le moment.

Quelles solutions pour une revalorisation du salaire des kinés ?

Les aides de l’État

L’État a pris des mesures d’appui financier pour soutenir les petites entreprises face à la hausse du prix de l’électricité.

Les masseurs-kinésithérapeutes libéraux peuvent bénéficier de ces aides. Celles-ci dépendent de la forme juridique choisie pour la société. Elles ne sont attribuées qu’aux praticiens ayant souscrit un contrat professionnel auprès de leur fournisseur d’énergie.

Trois types de subventions sont mises en place et ne sont pas cumulables entre elles :

    • Un bouclier tarifaire pour les TPE concernant le gaz et l’électricité.
    • Un amortisseur électricité avec plafond d’aide renforcé pour les contrats d’énergie élevés.
    • Un tarif garanti de l’électricité limité à 280 €/MWh pour les TPE.

Attention ! Vous avez jusqu’au 30 juin 2023 pour faire la demande d’aide qui correspond à votre situation.

Le développement des actes Hors Nomenclature

Mais alors où trouver une revalorisation du salaire kiné en 2023 ?

Les praticiens peuvent diminuer leur dépendance à la caisse d’assurance maladie grâce aux actes non remboursés (NR), dits hors nomenclature (HN). Il n’existe pas de cotation NGAP pour ces actes qui diffèrent de ceux répertoriés. On les classe en trois catégories :

    • Les actes de remise en forme et de prévention comme le yoga, le Pilates, le coaching sportif, etc.
    • Les actes thérapeutiques comme la thérapie manuelle ou le dry-needling.
    • Les actes esthétiques comme les massages de bien-être ou le drainage lymphatique.

Avant d’engager vos patients dans des interventions HN, veillez à bien respecter le cadre légal. En effet, il vous appartient de les informer que l’acte ne sera pas remboursé par la Sécurité sociale et cela bien avant la prise en charge. Si la prestation est supérieure à 70 €, un devis préalable écrit est exigible ainsi qu’une facture a posteriori.


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Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. 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Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

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