5 points clés sur la course à pied et la prévention des blessures

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Dernière modification le 07/08/2025
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Depuis 1976 et le premier marathon de Paris qui réunissait seulement 126 athlètes, il est clair que la course à pied a gagné en popularité ! Avec les mesures de confinement et les fermetures de salles de sport, elle est devenue un sport très pratiqué pour rester actif. En effet la course à de nombreux bénéfices et jouit d’une grande accessibilité mais engendre aussi son lot de blessures et autres besoins de rééducation, en témoigne le nombre croissant de coureurs dans nos cabinets de kinésithérapie.

La course à pied est, comme pour le sujet des étirements, victime d’idées reçues.

Au micro de Maddie, Conversation avec un kiné, Florence Morisseau, kinésithérapeute, coureuse de trail et co-directrice de La clinique du coureur Europe, a passé en revue pour nous, les points importants de la prévention et du traitement des blessures du coureur. Dans cet article, on revient sur ce qu’il faut retenir de son passage à notre micro.

 

Quels sont les bienfaits de la course à pied ?

Quels sont les sources principales de blessures?

Comment choisir ses chaussures ?

 
 

Florence Morisseau – Trail

🎧 Vous n’avez pas écouté le podcast ? C’est par ici 👉 Florence Morisseau : Prise en charge du coureur, blessures et chaussures

 

Courir pour vivre mieux et plus longtemps

 

Il est scientifiquement admis que la course à pied est bonne pour la santé, elle permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé.

On retrouve dans la course à pied les bienfaits de la pratique du sport en général. Son atout ? C’est un sport complet qui a donc de multiples bénéfices sur notre santé.

 
  • Santé mentale : le sport est parfait contre le stress et l’anxiété

  • Santé physique : pratiquer la course à pied aide à entretenir et à oxygéner son corps. La vie c’est le mouvement.

  • Santé osseuse : La course à pied améliore la densité minérale osseuse (DMT) Cela rend nos os plus solides et permet de prévenir l’ostéoporose

  • Cardio : la course améliore l’endurance et diminue le risque de maladies cardiovasculaires

  • Prévention des maladies chroniques, comme le diabète par exemple

 

Les coureurs très réguliers, comme Florence, vous diront même que la course à pied est addictive à tel point qu’on ne peut plus s’en passer et qu’on finit même par devoir organiser sa vie sociale et professionnelle autour de ses sorties running. Mais si vous en êtes à ce stade, c’est que vous êtes bien partis pour vivre mieux et plus longtemps 😉

Attention toutefois à veiller à bien courir car la course à pied peut également être source de blessures lorsque la pratique est trop intense. Mieux vaut parfois s’entraîner de manière plus efficace.

Pour apprendre à “courir mieux”, vos kinésithérapeutes formés à La Clinique du coureur seront vos meilleurs alliés : analyse de votre course, quantification du stress mécanique, ils vous aideront à prévenir les risques de blessures au service de votre pratique et de votre santé.

La surcharge : cause principale de blessure du coureur

 

L’époque est ainsi : nous voulons tout, tout de suite…et la course à pied ne déroge malheureusement pas à cette règle. On veut faire le dernier trail à la mode, augmenter l’intensité rapidement, courir des dénivelés, souvent sans prendre le temps de se préparer graduellement.

Résultats, les blessures sont la conséquence inévitable du “trop vite, trop fort, trop longtemps”. Parmi elles, on observe majoritairement, chez le coureur, des blessures au genou et la tendinopathie d’Achille.

 
 
 
Flavio Bonnet – Kiné – La Clinique du coureur – Agence EBP
 

Lors de la première séance avec ses patients coureurs, Florence Morisseau commence par rechercher ce qui s’est passé dans l’entraînement du coureur 3 semaines avant la consultation. Elle consulte en général l’appli de tracking de course de son patient pour observer les changements dans la routine de course, le rythme des sortie, la cadence..etc Elle invite ensuite le coureur à courir sur un tapis de course, ou dans le stade à côté de son cabinet, si le coureur n’est vraiment pas habitué au tapis.

 

Elle étudie alors scrupuleusement :

  • la cadence et l’amplitude des foulées

  • l’écoute du bruit des pas sur le sol, qui est plus lié à la manière de courir et d’amortir qu’au poids du coureur comme on pourrait le croire. Une jeune femme peut très bien faire plus de bruit qu’un rugbyman de l’équipe de France

  • le visuel biomécanique : la posture du coureur, la position des pieds, l’orientation des genoux, etc

  • les sensations du coureur : elle cache généralement la vitesse du tapis de course pour éviter de réveiller l’esprit compétiteur du coureur, il se concentre ainsi davantage sur son ressenti

 

Florence fait ensuite d’éventuelles propositions d’amélioration, ou pas. Elle félicite aussi si le patient court bien, avec l’appui des données de son diagnostic. Avec ou sans changement, le coureur sera content d’avoir reçu la confirmation d’un spécialiste.

 

💡 A retenir : pour éviter les blessures, l’intensité des entraînements doit être progressif dans le tempsPourquoi le corps a-t-il besoin d’un temps d’adaptation pour supporter l’augmentation d’intensité ?

Respecter son corps, c’est respecter son besoin essentiel d’adaptation

 

Notre corps est formidable ! Il est capable de dépasser ses limites, de s’immerger dans des bains glacés, de soulever des poids lourds mais il a besoin d’un temps d’adaptation et d’une augmentation d’intensité progressive pour y arriver. Pour progresser, le stress infligé au corps doit être suffisamment grand pour le pousser à se renforcer et suffisamment faible pour être supportable, auquel cas il occasionne des blessures.

Il peut supporter le froid des bains glacés à condition d’un entraînement à l’exposition au froid progressif et d’un travail respiratoire.

En musculation, il peut soulever 2 fois son propre poids à condition d’un entraînement progressif sur une longue période. La musculation crée des micro-déchirures dans les muscles, qui se réparent et se renforcent durant les temps de récupération, pour mieux supporter les charges futures.

 
 
Florence Morisseau – Ultra Brazil Race

 

Pour la course à pied, c’est pareil. Avant de vouloir courir un marathon, il faut suivre des entraînements spécifiques et laisser au corps le temps de s’adapter. Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui”.

Repos : entre récupération et detraining

 

Lorsqu’un coureur se fait une blessure grave comme la tendinopathie d’Achille, imposer un repos est absolument nécessaire. Les temps de repos permettent au corps de récupérer et de se remettre. Florence conseille, après 6 jours de repos complet et toujours dans le respect de la douleur du sportif, de réintroduire progressivement des petites sessions.

Des sessions de 3 fois une minute de course peuvent agir comme un médicament qui a bon goût en permettant de réexposer graduellement les structures blessées. Pour maintenir les filières physiologiques, on s’orientera plutôt vers la pratique d’activités croisées comme le vélo ou la natation.

Toutefois, il est clair que si le coureur a des douleurs en marchant, courir ne fera qu’empirer la situation. Lors de la prise en charge de votre patient, vous pouvez être directif ! Lorsque le coureur va voir un kiné spécialiste du sport, il s’attend à être guidé et à avoir des repères. Son objectif : reprendre au plus vite, mais pas à n’importe quel prix !

La clé pour récupérer d’une blessure en évitant la désadaptation ? Reprendre avec de l’activité “plaisir” comme marcher en nature en famille en enchaînant mouvement et temps de pause en profitant du paysage !

 
 
 
Florence Morisseau en famille – le goût de l’effort
 
 

Chaussures de course: minimalistes ou maximalistes ?

 

Il existe une multitude de chaussures. On peut les ranger sur une échelle allant de la chaussure la plus minimaliste à la chaussure la plus maximaliste

 

Plus une chaussure est minimaliste, plus elle est dépourvue de superflus, de technologie et d’épaisseur de semelle. Son objectif est d’interférer minimalement avec les mouvements naturels du pied pour se rapprocher de la sensation du “courir pieds nus” et donc d’une posture et d’une foulée les plus naturelles et physiologiques possibles.

 

Dans les publicités, les chaussures ont tendance à être maximalistes. Elles sont bourrées de nouvelles technologies (ressorts, amorti de semelle, etc), on pourrait croire (mais on nous dupe) que les chaussures maximalistes permettent donc d’éviter les blessures tout en améliorant confort et performances, mais cette surprotection risque d’encourager des mauvais comportements de modération des forces d’impacts !

 

Source : La Clinique Du Coureur

 

Dans la réalité, les chaussures maximalistes protègent faussement le pied, elles l’affaiblissent. Souvent, ce pied “protégé” par cette chaussure maximaliste expose de fait ce qui est plus haut : La surprotection du pied surexpose les articulations comme le genou, les hanches et le dos.

L’usage de chaussures maximalistes n’est pas nécessaire pour protéger le pied tant que le coureur s’expose graduellement à l’activité. Le principal est d’adopter une bonne démarche et de laisser son corps s’adapter. Les chaussures minimalistes encouragent ces bons comportements car elles permettent de sentir le contact avec le sol.

Un consensus entre 42 experts a été trouvé pour créer l’indice minimaliste, un indice jaugeant le niveau de rapprochement avec les mouvements naturels du pied.

 

Il se base sur 5 critères :

  • l’épaisseur de la semelle

  • le poids de la chaussure.

  • la flexibilité

  • l’absence de technologie

  • la différence de hauteur entre avant et arrière

 

L’indice se mesure sur une échelle de 0 à 100%. Retrouvez toutes les explications pour comprendre l’indice minimaliste dans cette vidéo de Blaise Dubois, Directeur de La Clinique du Coureur.

Toutefois, il ne faut pas nécessairement jeter ses chaussures maximalistes. Si vous ou votre patient êtes habitués aux chaussures maximalistes, on ne change pas une équipe qui gagne !

Le changement comporte toujours un risque, et comme toujours, il convient de respecter le principe d’adaptation du corps.

Parfois, les chaussures maximalistes peuvent être utiles pour certaines typologies de coureurs à risque. Le plus sûr est de se rapprocher d’un kinésithérapeute spécialisé dans la course à pied qui pourra conseiller individuellement son patient en fonction de ses spécificités et besoins.

Une chose est sûre, les chaussures maximalistes doivent cependant être totalement évitées pour les enfants en bonne santé. Pour leur développement et pour avoir des pieds forts, on privilégiera des chaussures minimalistes et le mieux : courir pieds nus !

 
 

Blaise Dubois et ses enfants

 

Dans la pratique de la course à pied comme dans la vie en générale, l’important est de rester à l’écoute du corps et de faire l’expérience de ce qui est bon pour soi !

 
 
 

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 Installation kiné libéral : réussir chaque étape et devenir indépendant

Installation kiné libéral : le guide complet pour réussir son installation Vous êtes masseur-kinésithérapeute et vous souhaitez vous installer en libéral ?C’est une étape clé dans votre parcours professionnel, qui ouvre la voie à plus d’autonomie, de flexibilité et de développement. Avant de vous lancer, une prise de recul est essentielle. Plusieurs décisions structurantes vont conditionner la réussite de votre projet : choix de la zone d’installation, sélection du statut juridique, exercice en cabinet individuel ou en groupe, estimation des charges et des revenus… Ce guide complet sur l’installation kiné libéral vous accompagne pas à pas pour comprendre les enjeux, structurer votre projet et aborder chaque étape avec méthode et sérénité. Pourquoi choisir l’installation kiné en libéral Avantages et inconvénients du statut libéral Les avantages de l’installation kiné libéral Le premier avantage est l’indépendance. En tant que kiné libéral, vous êtes libre de choisir votre organisation : horaires, rythme de travail, type de patients, spécialisation ou encore lieu d’exercice (cabinet, domicile, mix des deux). Cette liberté s’accompagne d’un potentiel de revenus évolutif. Contrairement au salariat, vos revenus ne sont pas plafonnés : ils dépendent directement de votre activité, de votre organisation et de votre implantation géographique (notamment en fonction du zonage des bassins de vie définis par les Agences régionales de santé). Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée. Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée.Enfin, certaines zones dites sous-dotées peuvent ouvrir droit à des aides à l’installation, notamment via l’Assurance Maladie, ce qui constitue un levier financier non négligeable au démarrage. Les inconvénients du statut libéral L’installation kiné libéral offre une vraie liberté d’organisation, mais elle implique aussi plusieurs contraintes à anticiper. En libéral, le masseur-kinésithérapeute n’est pas uniquement un professionnel de santé : il devient aussi responsable de la gestion de son cabinet, de ses choix juridiques, de sa protection, de sa comptabilité et du développement de son activité. Le premier inconvénient concerne le choix du statut juridique. Entre entreprise individuelle, régime micro-BNC, SELARL, SELAS, SCP ou autre société d’exercice libéral, chaque option a des conséquences différentes sur la fiscalité, la responsabilité, les charges sociales et l’organisation du cabinet. Une forme simple comme l’entreprise individuelle peut convenir au démarrage, mais elle présente des limites en matière de financement, de crédibilité bancaire et d’évolution de l’activité. À l’inverse, une société d’exercice comme la SELARL ou la SELAS peut offrir un cadre plus structuré, mais demande davantage de formalités, de rigueur comptable et parfois l’accompagnement d’un professionnel du droit ou d’un expert-comptable.  Le deuxième point à prendre en compte est la charge administrative. En exercice libéral, le kinésithérapeute doit gérer la création d’entreprise, les déclarations, la facturation, la télétransmission, les échanges avec la CPAM, la comptabilité, les assurances et les obligations liées à son activité. Cette partie peut vite devenir chronophage si elle n’est pas bien organisée dès le départ. Autre contrainte importante : la responsabilité professionnelle. Le kiné libéral doit souscrire une responsabilité civile professionnelle, mais aussi penser à sa prévoyance, sa mutuelle et sa couverture en cas d’arrêt de travail. Contrairement au salariat, une partie importante de la protection sociale repose sur les choix personnels du praticien. L’installation dépend aussi du zonage. Les zones dotées, sous-dotées ou sur-dotées, définies à partir des bassins de vie ou pseudo-cantons, peuvent influencer les possibilités d’installation, les aides disponibles et le potentiel de patientèle. Le choix de la zone ne doit donc pas être uniquement géographique : il conditionne directement le développement du cabinet et la viabilité de l’activité. Enfin, le libéral impose une véritable logique d’entreprise. 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Formation kiné pour adulte : guide complet et conseils essentiels

Formation kiné pour adulte : tout savoir pour se reconvertir ou évoluer Se lancer dans une formation kiné pour adulte, ce n’est pas simplement changer de métier. C’est souvent une décision profonde, qui s’inscrit dans une vraie volonté de reconversion vers un métier de santé, concret et utile. Beaucoup de personnes envisagent la kinésithérapie après une première expérience professionnelle, attirées par le contact humain, la rééducation et la possibilité de soulager des douleurs musculo-squelettiques ou chroniques. Mais il faut être honnête dès le départ : devenir masseur-kinésithérapeute demande du temps, de l’engagement et une vraie capacité à se remettre dans un parcours d’études exigeant. Pourquoi choisir une formation kiné pour adulte ? La décision de suivre une formation pour devenir kinésithérapeute repose rarement sur un simple coup de tête. Le métier de kiné attire pour plusieurs raisons : Avant de vous engager dans une reconversion, il peut être utile de découvrir des retours d’expérience de kinésithérapeutes déjà installés, pour mieux comprendre les réalités du métier, les parcours possibles et les enjeux du terrain :https://maddiedoctor.com/series/maddie-conversation-avec-un-kine/page/6/  Les différentes modalités de formation en kinésithérapie pour adultes Pour ceux qui choisissent le métier de kiné, ils savent qu’ils vont vers une carrière alliant technique et humanité. Ce sont des programmes intensifs, incluant des cours de massage, de kinésithérapie respiratoire, et de physiothérapie. Les universités offrent des cursus de formation variés, validés par des stages pratiques en hôpital. Formation continue vs reconversion professionnelle L’accès à un institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) ne se fait pas directement. Il passe obligatoirement par une première année universitaire : A la fin de cette période vous pouvez intégrer une école de kiné. Un Institut de Formation en masso-kinésithérapie (IFMK), pour suivre la formation initiale de 4 ans. Il existe d’un côté les formations continues, et de l’autre la reconversion complète. Les formations continues s’adressent aux professionnels déjà en activité, souvent dans la santé ou le sport. Elles permettent de se spécialiser en thérapie manuelle, en rééducation ou dans la prise en charge des douleurs musculo-squelettiques.Ces formations sont utiles, mais elles ne permettent pas de devenir kinésithérapeute.  Parcours et étapes pour devenir kinésithérapeute en tant qu’adulte Diplômes et équivalences nécessaires Pour exercer le métier de kinésithérapeute, il n’y a qu’un seul chemin, obtenir le diplôme de d’État de masseur-kinésithérapeute. Durée et organisation des cursus Le parcours dure environ 5 ans : Pendant ces années, vous allez apprendre : Et surtout, vous allez faire des stages. Financer sa formation kiné en tant qu’adulte Pour financer une reconversion en kinésithérapie, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés en fonction de votre situation professionnelle et personnelle. Tout d’abord, France Travail (ex Pôle emploi) peut accompagner votre projet en maintenant tout ou partie de votre Allocation de Retour à l’Emploi (ARE), sous réserve de validation de votre parcours de formation. Le prêt bancaire étudiant constitue également une solution intéressante, notamment pour les profils les plus jeunes. Il permet de bénéficier de conditions avantageuses (taux réduits, remboursement différé après les études). Dans certains cas, même au-delà de 28 ans, il est possible de négocier ce type de financement avec certaines banques. Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut aussi être utilisé, sous conditions, pour financer une partie du projet, notamment les étapes préparatoires ou certaines formations complémentaires dans le cadre d’une reconversion. Enfin, les travailleurs indépendants peuvent solliciter leur Fonds d’Assurance Formation (FAF). S’ils cotisent à la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP), ils peuvent obtenir une prise en charge partielle de leur formation selon leur secteur d’activité. Débouchés professionnels après une formation kiné pour adulte Une fois diplômé du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, plusieurs trajectoires professionnelles s’offrent à vous, en fonction de vos objectifs, de votre mode de vie et de votre appétence pour l’entrepreneuriat ou le travail en structure. L’exercice libéral reste aujourd’hui le mode d’exercice le plus répandu. Il permet de créer son propre cabinet ou de rejoindre une structure existante en collaboration. Ce modèle offre une grande autonomie dans l’organisation des soins, le choix de la patientèle et le développement de l’activité. En revanche, il implique également de gérer les aspects administratifs, la gestion du cabinet et le développement de son activité comme une véritable entreprise. Il est également possible d’exercer en tant que salarié, notamment au sein de structures de santé telles que les hôpitaux, les centres de rééducation, les cliniques ou les établissements médico-sociaux. Ce cadre offre davantage de stabilité et permet de se concentrer principalement sur la prise en charge des patients, avec moins de contraintes liées à la gestion. Avec l’expérience, de nombreux kinésithérapeutes choisissent de faire évoluer leur pratique et de diversifier leur activité. Cette évolution passe souvent par des formations continues et permet d’intégrer des approches complémentaires à la rééducation classique. Certains développent ainsi : Ces approches permettent non seulement d’enrichir la pratique, mais aussi de proposer une prise en charge plus globale des patients, en intégrant à la fois le soin, la prévention et l’éducation à la santé. Conseils pour réussir sa formation kiné en reprise d’études Se lancer dans une formation kiné pour adulte dans le cadre d’une reconversion ne repose pas uniquement sur la motivation. Réussir son diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute demande une vraie méthode, une organisation rigoureuse et une capacité à s’inscrire dans la durée. Bien préparer ses stages, car une partie du diplôme se joue sur le terrain Dans une formation kiné pour adulte, les stages ne sont pas une simple formalité. Ils sont une partie centrale de l’apprentissage, et souvent un moment où l’on progresse plus vite qu’en cours. Pour en tirer le maximum, il faut les préparer comme de vraies étapes de professionnalisation. Avant le stage : préparez-vous en amont Un stage se prépare avant le premier jour. Prenez le temps de revoir les bases en lien avec le service que vous allez intégrer. Si vous partez en neurologie, pédiatrie, sport ou rééducation musculo-squelettique, révisez les pathologies fréquemment rencontrées, les techniques de prise en charge et les fondamentaux utiles. Il est aussi très utile de solliciter d’anciens étudiants

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Développer son activité

Exercice entorse cheville : guide d’exercices et conseils pratiques

Exercice entorse cheville : guide complet de rééducation à domicile L’entorse de la cheville est une blessure fréquente qui peut survenir lors d’un faux mouvement, d’un mauvais appui du pied au sol, ou pendant la course à pied et la pratique d’un sport. Cette entorse touche souvent le ligament externe de la cheville et provoque une douleur, une perte de mobilité et une diminution de la stabilité de l’articulation. Dans certains cas, il devient difficile de poser le pied au sol, de marcher normalement ou de reprendre ses activités. Le pied n’est pourtant pas une structure rigide. Il est composé de 26 os, répartis en trois zones mobiles : l’avant-pied, le médio-pied et l’arrière-pied. Ces parties travaillent ensemble pour assurer la marche, la propulsion lors de la course, et l’équilibre du corps. Les mouvements du pied, de la cheville et du genou sont étroitement liés et permettent de stabiliser la jambe lorsque nous sommes debout ou en déplacement. Lors d’une entorse, les ligaments et les muscles autour de la cheville peuvent être étirés ou partiellement déchirés. La douleur apparaît souvent immédiatement et l’appui sur le pied devient plus difficile. Dans certains cas, une consultation chez un médecin peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic. Une radiographie peut parfois être réalisée afin d’exclure une fracture. Une contention, une attelle ou un bandage peuvent également être utilisés pour stabiliser l’articulation pendant les premiers jours. Cependant, le repos seul ne suffit pas toujours. Sans travail de rééducation, la cheville peut rester fragile et provoquer de nouvelles entorses. Les exercices de rééducation entorse cheville ont pour objectif de renforcer les muscles, améliorer la stabilité, retrouver la mobilité de l’articulation et travailler la proprioception, c’est-à-dire la capacité de la cheville à percevoir sa position dans l’espace. Ces exercices entorse cheville permettent aussi de préparer progressivement la reprise du sport, notamment de la course, en renforçant les muscles de la jambe et du pied. Ils peuvent être réalisés debout ou au sol, selon la phase de récupération. Dans certains cas, l’accompagnement d’un kinésithérapeute est recommandé pour adapter les exercices et assurer un bon renforcement musculaire. Dans cet article, vous découvrirez une description détaillée des exercices, les différentes étapes de la récupération et les conseils pratiques pour renforcer vos chevilles, améliorer votre équilibre et reprendre la marche ou la course en toute sécurité. Comprendre l’entorse de la cheville L’entorse de la cheville est une blessure très fréquente qui survient lorsque l’articulation dépasse son amplitude normale de mouvement. Ce phénomène entraîne un étirement ou une lésion du ligament, structure fibreuse qui stabilise les chevilles et maintient les os en place. Cette blessure apparaît le plus souvent lors d’un faux appui du pied au sol, d’un déséquilibre pendant la marche, ou lors d’une activité physique comme la course ou la pratique d’un sport. L’entorse peut provoquer une douleur, une perte de mobilité, ainsi qu’une diminution de la stabilité de l’articulation. Comprendre comment se produit une entorse et reconnaître ses symptômes permet d’agir rapidement et d’adapter la prise en charge afin d’éviter les complications. Qu’est-ce qu’une entorse de cheville ? Une entorse de cheville correspond à une lésion d’un ou plusieurs ligaments qui stabilisent l’articulation entre le pied et la jambe. Dans la majorité des cas, c’est le ligament externe qui est touché lorsque le pied se tourne brusquement vers l’intérieur. Lors de ce type de blessure, les ligaments peuvent simplement être étirés ou, dans les situations plus graves, partiellement ou totalement déchirés. Cette atteinte perturbe la capacité de la cheville à assurer la stabilité du corps, notamment lorsque l’on est debout, en train de marcher ou lors d’une activité sportive. L’articulation de la cheville joue un rôle essentiel dans la marche, la course et le maintien de l’équilibre. Elle permet de transmettre les forces entre le sol, le pied et la jambe. Lorsqu’une entorse survient, cette mécanique est perturbée et les mouvements deviennent plus difficiles. Sans une prise en charge adaptée et un travail de rééducation, l’articulation peut rester instable et favoriser de nouvelles entorses. Les premières étapes après une entorse Les premières étapes après une entorse de la cheville sont essentielles pour limiter la douleur, prévenir les complications et amorcer la récupération de l’articulation. Une prise en charge rapide permet de mieux gérer les symptômes, de réduire l’inflammation et de préparer efficacement la phase de rééducation. Les gestes à adopter immédiatement Les exercices de rééducation visent à renforcer les ligaments et à reprogrammer les mouvements, en permettant une récupération optimale. Sans rééducation, une instabilité chronique de la cheville ou une récidive de l’entorse peuvent survenir. Exercices recommandés après une entorse de cheville Après une entorse de cheville, une rééducation efficace est cruciale pour restaurer la mobilité, renforcer l’articulation et éviter les récidives. Un programme structuré d’exercices de rééducation permet de récupérer progressivement l’amplitude de mouvement, de renforcer les muscles stabilisateurs et d’améliorer la proprioception, c’est-à-dire la capacité de percevoir la position et le mouvement de l’articulation. Ces exercices sont essentiels pour assurer un retour à la marche, à la course et au sport de manière sécurisée. Ils se font généralement en plusieurs phases qui suivent l’évolution de la guérison de la cheville. Exercices de mobilité Les exercices de mobilité sont les premiers à être introduits après une entorse de cheville. Leur objectif est de restaurer l’amplitude de mouvement et de diminuer la raideur de l’articulation, qui est fréquente après une entorse. Ces exercices doivent être réalisés avec douceur pour ne pas surcharger l’articulation. Exercice 1 : Mouvements circulaires de la cheville Cet exercice permet de réactiver la mobilité articulaire de la cheville et de favoriser la circulation sanguine. Exercice 2 : Flexion et extension du pied  Exercices de renforcement musculaire Une fois que la mobilité est retrouvée, il est important de passer à des exercices de renforcement musculaire. Ces exercices visent à renforcer les muscles qui stabilisent la cheville, à savoir les mollets, le tibial antérieur et les muscles de la voûte plantaire. Le renforcement musculaire permet de prévenir l’instabilité de l’articulation et de restaurer la stabilité

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