Société d’Exercice Libéral : Guide de la SELARL

Démarches administratives » Société d’Exercice Libéral : Guide de la SELARL
Dernière modification le 05/01/2024
Facebook
Twitter
LinkedIn

Sommaire

Le moment est venu de vous installer en tant que professionnel libéral ? Vous vous sentez perdu parmi toutes les formes juridiques possibles pour un entrepreneur indépendant ? Vous avez l’opportunité d’intégrer un cabinet constitué en SELARL, mais vous hésitez ? D’après le Code de commerce, une société d’exercice libéral (SEL) est assimilée au régime de la SARL, par la Loi du 31/12/1990. Les associés ou actionnaires d’une SEL doivent exercer la même profession libérale.

Kinésithérapeute, sage-femme, infirmier… la société d’exercice libéral à responsabilité limitée est-elle faite pour vous ? Quels sont les avantages et les inconvénients d’une SEL ? Découvrez avec Maddie, tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer.

La définition d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL)

Qu’est-ce que c’est une SEL ?

Les SEL (sociétés d’exercice libéral) se déclinent sous plusieurs formes comme

    • les SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée) ;
    • les SELARLU (société d’exercice libéral à responsabilité limitée à associé unique) ;
    • les SELAFA (société d’exercice libéral à forme anonyme).

Cette structure juridique est réservée aux professions libérales. Elle leur permet d’exercer sous la forme d’une société commerciale. La SEL est une déclinaison des structures juridiques telles que les SA, SARL, SAS adaptée aux professions libérales.

Quelles professions libérales sont concernées ?

La constitution d’une SEL est réservée aux professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé (« maître » pour les notaires, « docteur » pour les médecins).

Les professions libérales concernées se divisent en 3 groupes :

    • les professions de santé ;
    • les professions juridiques ou judiciaires, dont la liste sera précisée par décret ;
    • les « professions techniques et du cadre de vie », qui réunit les autres professions libérales réglementées (architectes, experts-comptables, géomètres-experts, etc.).

Est-il possible de s’associer en SELARL ?

Beaucoup de cabinets libéraux choisissent la forme juridique SELARL (cabinets d’avocats, d’infirmiers, de médecins, etc.). Quel que soit le nombre d’associés de la SELARL, il est obligatoire que tous exercent la même profession libérale réglementée.

Si le professionnel préfère conserver son autonomie, il peut constituer une entreprise individuelle. En effet, les formalités de création sont plus simples et rapides. Mais s’il envisage de s’associer plus tard, il est préférable de créer une SELARLU (société d’exercice libéral à responsabilité limitée unipersonnelle) car celle-ci peut facilement évoluer en SELARL.

Quel engagement financier ?

Le montant de l’engagement financier de départ est différent selon la forme juridique de société d’exercice libéral choisie. Dans le cas d’une SELARL, il n’y a pas de montant minimal exigé pour le capital social. Celui-ci sera fixé par les statuts.

3 types d’apport initial sont possibles :

    • L’apport numéraire dont le solde doit être libéré comme pour les sociétés commerciales, c’est-à-dire dans un délai maximum de 5 ans après la constitution.
    • L’apport en nature qui comprend tout type de bien autre que l’argent (véhicule, matériel informatique, fonds de commerce, etc.)
    • L’apport en industrie concerne les connaissances techniques, les services ou le travail.

Les avantages d’une SELARL

Le cadre juridique

La forme juridique de la SELARL répond à un cadre strict. La loi encadre les modalités de fonctionnement et cela permet de définir clairement le champ d’action du cabinet. SELARL de médecins, SELARL d’infirmiers, SELARL de pharmacie ou autres, seul un associé exerçant au sein même de la société peut être choisi comme gérant.

Les associés déterminent leurs règles de fonctionnement à la rédaction des statuts, mais le risque d’erreur est très limité. Les conditions de vote des associés sont prévues par la loi et il n’est pas permis de mandater un autre représentant pour la prise de décision.

La SELARL doit être agréée par l’autorité professionnelle compétente (ordre des médecins, conseil de l’ordre des kinésithérapeutes, etc.). Cet encadrement est sécurisant, il évite des erreurs d’organisation.

La responsabilité financière

Dans une SELARL, la responsabilité financière est limitée. En cas de faillite, le patrimoine personnel des associés n’est pas engagé. Ils doivent rembourser les dettes éventuelles dans la limite de leurs apports au capital social. Cette protection du patrimoine personnel est un des avantages de la SELARL et offre une garantie non négligeable. Ce n’est pas le cas dans toutes les formes juridiques de société d’exercice libéral.


✍️ Lire notre article : Installation comme Kinésithérapeute Libéral : repères essentiels.

Le régime social

Il peut y avoir plusieurs gérants, représentants légaux d’une SELARL. Celui qui détient plus de la moitié du capital social est considéré majoritaire.

Le régime social des associés d’une SELARL est différent selon leur statut au sein de la société d’exercice libéral :

    • Le gérant majoritaire est affilié à la sécurité sociale des indépendants (SSI) car il est travailleur non salarié (TNS).
    • Les gérants minoritaires sont affiliés au régime général de la sécurité sociale en tant qu’assimilés salariés.

TNS ou assimilé salarié, la protection sociale est relativement identique. C’est au niveau des cotisations retraite que la différence est plus marquée. Mais le TNS peut constituer son complément de couverture sociale grâce aux économies de charges réalisées.

La fiscalité

Une société d’exercice libéral, quelle que soit sa forme juridique spécifique, est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Seule la SELARLU répond de l’impôt sur le revenu (IR), mais il est possible d’opter pour l’IS.

L’impôt sur les sociétés offre la possibilité d’une meilleure optimisation de répartition des ressources. Ce prélèvement est distinct de la rémunération des associés, imposable sur le revenu dans la catégorie « traitements et salaires ». Seuls les revenus effectifs sont imposés. Ces avantages fiscaux de la SELARL permettent aux professionnels libéraux associés une meilleure gestion de leurs revenus d’activité.

Les inconvénients d’une SELARL

Les formalités de création

Les procédures d’ouverture d’une SELARL répondent à une réglementation très stricte. Les formalités de création s’effectuent sur le portail unique de l’INPI. Ensuite, la nouvelle société d’exercice libéral doit être agréée ou inscrite auprès de l’autorité professionnelle correspondante à celle des associés. Par exemple, une SEL de kinés devra s’inscrire au tableau de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

Chaque année, les SEL doivent rendre compte de l’état de leur capital social à l’ordre professionnel compétent. Dans ce but, il est impossible de déroger aux contraintes suivantes :

    • Tenir une comptabilité d’entreprise avec documents comptables, inventaires et comptes annuels.
    • Réunir, annuellement, une assemblée générale avec tous les associés pour approuver les comptes de la société.

Quelques modifications réglementaires ont été votées en 2023. À partir du 1er septembre 2024, le compte-rendu annuel devra laisser apparaître les statuts à jour, la répartition des droits de vote des associés et une copie des clauses modifiées en cours d’année.

La transmission

La cession des droits sociaux d’une société d’exercice libéral répond à des règles strictes.

Pour céder tout ou partie de ses parts sociales à des tiers, un associé doit obtenir l’accord des autres membres de la société. ¾ des professionnels libéraux détenteurs de parts sociales et exerçant au sein de la société d’exercice libéral à responsabilité limitée doivent accepter la session.

Dans le cas d’une société d’exercice libéral à forme anonyme (SELAFA), ces modalités de cession de parts sociales sont déterminées par les associés au moment de la constitution de la SEL.

La responsabilité civile

Comme dans toutes les sociétés d’exercice libéral, les associés d’une SELARL engagent leur responsabilité personnelle dans le cas où une faute professionnelle serait commise au sein du cabinet. Le patrimoine personnel de chaque associé et celui de la SEL sont solidaires du point de vue de la responsabilité civile.

Dans le cas d’une faute de gestion au sein d’une SARL, seule la responsabilité du gérant est engagée. Le risque est plus élevé avec la forme juridique SELARL puisque chaque associé


👉 Écouter notre podcast : Comment j’ai monté mon cabinet.


La création d’une SELARL

Rédaction des statuts

Rédiger les statuts d’une SEL est l’étape initiale de la création de la société. Ils comportent des mentions obligatoires précisant le régime juridique et fiscal du gérant, des associés et de la société. Régie par le code de commerce, la société d’exercice libéral voit son organisation bien délimitée par la loi.

Dans le cas de constitution d’une SELARL unipersonnelle, les statuts doivent prévoir des règles de fonctionnement à plusieurs. Cela peut surprendre puisqu’il est question d’associé unique. Pourtant, des associés peuvent se joindre à la société en cours d’existence. Dans ce cas, elle évolue automatiquement en SELARL sans les conséquences juridiques et fiscales d’un changement de forme.

Demande d’agrément

Comme le prévoit le statut législatif des professions libérales réglementées, la SELARL doit demander un agrément à l’autorité professionnelle qui la concerne. C’est une étape indispensable avant la demande d’immatriculation. Les membres de la SEL se rapprochent alors de leur ordre professionnel : chambre des commissaires de justice, ordre des médecins, des pharmaciens, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, etc.

Un certain nombre de pièces justificatives sont nécessaires à l’obtention de l’agrément de la SELARL : diplôme reconnu, qualification professionnelle, etc.

Parution de l’avis de constitution

La troisième étape consiste à faire paraître un avis de constitution de la SELARL dans un journal d’annonces légales (JAL) du département dans lequel le siège social de la société est installé.

En application de la loi en faveur de l’activité professionnelle du 14/02/2022, une ordonnance a été prise le 08/02/2023. Son but est de réunir et simplifier la réglementation des SEL. Son entrée en vigueur est prévue pour le 1er septembre 2024 afin que les sociétés existantes prennent le temps de se mettre en conformité. Des décrets d’application viendront compléter les dispositions déjà mises en place.

Immatriculation de la SELARL

L’immatriculation de la SELARL se déroule sur le guichet unique de l’INPI. C’est sur ce portail internet sécurisé que se déroulent toutes les formalités d’entreprise (création, modification de situation ou cessation d’activité).

Dans le cas d’une SEL, c’est la forme d’entreprise « personne morale » qui doit être sélectionnée au démarrage de la formalité. Les pièces justificatives à fournir répondent à la réglementation spécifique de votre profession.

Le gérant de la SELARL reçoit l’extrait K-bis de la société après validation de l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Le K-bis permet de prouver qu’une société existe.

Sources : BPI France / INPI.


Découvrez aussi d'autres articles

sincerely media inoZpsBQRqk unsplash
Développer son activité

Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. Ensuite, placez vos mains à plat au niveau des épaules, comme pour effectuer une pompe, puis poussez lentement sur vos bras

Lire la suite »
kelly sikkema MNRBuzbpc unsplash
Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

Lire la suite »
yury kirillov pbUWW CBoqY unsplash
Démarches administratives

 Installation kiné libéral : réussir chaque étape et devenir indépendant

Installation kiné libéral : le guide complet pour réussir son installation Vous êtes masseur-kinésithérapeute et vous souhaitez vous installer en libéral ?C’est une étape clé dans votre parcours professionnel, qui ouvre la voie à plus d’autonomie, de flexibilité et de développement. Avant de vous lancer, une prise de recul est essentielle. Plusieurs décisions structurantes vont conditionner la réussite de votre projet : choix de la zone d’installation, sélection du statut juridique, exercice en cabinet individuel ou en groupe, estimation des charges et des revenus… Ce guide complet sur l’installation kiné libéral vous accompagne pas à pas pour comprendre les enjeux, structurer votre projet et aborder chaque étape avec méthode et sérénité. Pourquoi choisir l’installation kiné en libéral Avantages et inconvénients du statut libéral Les avantages de l’installation kiné libéral Le premier avantage est l’indépendance. En tant que kiné libéral, vous êtes libre de choisir votre organisation : horaires, rythme de travail, type de patients, spécialisation ou encore lieu d’exercice (cabinet, domicile, mix des deux). Cette liberté s’accompagne d’un potentiel de revenus évolutif. Contrairement au salariat, vos revenus ne sont pas plafonnés : ils dépendent directement de votre activité, de votre organisation et de votre implantation géographique (notamment en fonction du zonage des bassins de vie définis par les Agences régionales de santé). Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée. Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée.Enfin, certaines zones dites sous-dotées peuvent ouvrir droit à des aides à l’installation, notamment via l’Assurance Maladie, ce qui constitue un levier financier non négligeable au démarrage. Les inconvénients du statut libéral L’installation kiné libéral offre une vraie liberté d’organisation, mais elle implique aussi plusieurs contraintes à anticiper. En libéral, le masseur-kinésithérapeute n’est pas uniquement un professionnel de santé : il devient aussi responsable de la gestion de son cabinet, de ses choix juridiques, de sa protection, de sa comptabilité et du développement de son activité. Le premier inconvénient concerne le choix du statut juridique. Entre entreprise individuelle, régime micro-BNC, SELARL, SELAS, SCP ou autre société d’exercice libéral, chaque option a des conséquences différentes sur la fiscalité, la responsabilité, les charges sociales et l’organisation du cabinet. Une forme simple comme l’entreprise individuelle peut convenir au démarrage, mais elle présente des limites en matière de financement, de crédibilité bancaire et d’évolution de l’activité. À l’inverse, une société d’exercice comme la SELARL ou la SELAS peut offrir un cadre plus structuré, mais demande davantage de formalités, de rigueur comptable et parfois l’accompagnement d’un professionnel du droit ou d’un expert-comptable.  Le deuxième point à prendre en compte est la charge administrative. En exercice libéral, le kinésithérapeute doit gérer la création d’entreprise, les déclarations, la facturation, la télétransmission, les échanges avec la CPAM, la comptabilité, les assurances et les obligations liées à son activité. Cette partie peut vite devenir chronophage si elle n’est pas bien organisée dès le départ. Autre contrainte importante : la responsabilité professionnelle. Le kiné libéral doit souscrire une responsabilité civile professionnelle, mais aussi penser à sa prévoyance, sa mutuelle et sa couverture en cas d’arrêt de travail. Contrairement au salariat, une partie importante de la protection sociale repose sur les choix personnels du praticien. L’installation dépend aussi du zonage. Les zones dotées, sous-dotées ou sur-dotées, définies à partir des bassins de vie ou pseudo-cantons, peuvent influencer les possibilités d’installation, les aides disponibles et le potentiel de patientèle. Le choix de la zone ne doit donc pas être uniquement géographique : il conditionne directement le développement du cabinet et la viabilité de l’activité. Enfin, le libéral impose une véritable logique d’entreprise. Le kiné doit gérer ses recettes, ses charges, son local, son matériel, sa patientèle, sa communication locale et parfois ses relations avec d’autres professionnels de santé. Cette autonomie est intéressante, mais elle demande de la méthode. Une installation mal préparée peut entraîner des difficultés de trésorerie, une surcharge de travail ou une mauvaise organisation du cabinet. En résumé, le statut de kiné libéral permet de gagner en indépendance, mais il exige une préparation sérieuse. Avant de se lancer, il est essentiel de se renseigner auprès du conseil départemental de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, de l’Assurance Maladie, et si besoin d’un expert-comptable ou d’un professionnel du droit, afin de choisir le cadre le plus adapté à son projet d’installation.  Panorama du marché de la kinésithérapie en France Le marché de la kinésithérapie en France est en croissance, porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et le développement des soins à domicile. La demande en soins de rééducation ne cesse d’augmenter, ce qui crée des opportunités réelles pour chaque masseur-kinésithérapeute souhaitant s’installer. Mais cette croissance cache une réalité plus complexe : la répartition des professionnels de santé est inégale sur le territoire. Certaines zones, appelées zones sur-dotées, concentrent déjà un grand nombre de kinés. À l’inverse, les zones sous-dotées manquent de professionnels et présentent un fort besoin en soins. Ce découpage repose sur des indicateurs précis liés aux bassins de vie et à la population, définis par les Agences régionales de santé. Conséquence directe :l’installation kiné libéral n’est pas totalement libre. Dans les zones sur-dotées, l’installation peut être conditionnée (remplacement d’un départ).Dans les zones sous-dotées, des aides financières peuvent être proposées via l’Assurance Maladie pour encourager l’installation. Autre élément structurant : la relation avec l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui encadre l’exercice et veille au respect du code de la santé publique. Dans les zones sur-dotées, l’installation peut être conditionnée (remplacement d’un départ).Dans les zones sous-dotées, des aides financières peuvent être proposées via l’Assurance Maladie pour encourager l’installation. Autre élément structurant : la relation avec l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui encadre l’exercice et veille au respect du code de la santé publique. Conclusion logique :le marché

Lire la suite »
Retour en haut

La solution d’agenda tout-en-un pour les professionnels de santé qui aiment faire des économies tout en optimisant leur planning. Déjà plus de 2000 libéraux satisfaits.