Société Civile de Moyens des Mocteurs (SCM) : le guide

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

Quelle forme juridique avantageuse adopter avant d’ouvrir votre propre cabinet de médecin ou de kinésithérapeute ? Quels sont les engagements d’une association ? Comment diminuer vos frais de fonctionnement et d’équipement ? Et si la création d’une société civile de moyens de docteurs (SCM) était la solution qui vous convient ? Réservée aux professions libérales, cette structure juridique a pour but de faciliter l’exercice professionnel par une réduction des coûts et un partage de dépenses ainsi qu’une gestion commune des moyens matériels.

Prêts à tout savoir sur la SCM ? Lisez le guide préparé par Maddie.

Qui peut constituer une SCM ?

Tout comme une SEL (société d’exercice libéral), une SCM (société civile de moyens) est une structure juridique dédiée aux professions libérales.

Combien y a-t-il d’associés dans une SCM ?

Si vous souhaitez créer une SCM de kinés, deux associés sont indispensables au minimum. La limite maximale sera celle que vous choisissez, elle n’est pas imposée par la loi.

Les collaborateurs de la SCM peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Ces membres pratiquent obligatoirement une profession libérale, qu’elle soit réglementée ou non.

Les sociétaires de la SCM n’exercent pas obligatoirement des professions libérales identiques, mais celles-ci doivent être proches. Une société civile de moyens de médecins pourra regrouper des praticiens avec des spécialités différentes : cardiologue, généraliste, rhumatologue et médecin du sport par exemple.

Quel est le statut d’une SCM ?

Après immatriculation, une SCM obtient le statut de personne morale. C’est cet élément qui la distingue d’un contrat d’exercice professionnel à frais commun. La constitution d’une SCM évite l’indivision, souvent inconfortable pour les associés.

Dans une SCM, chaque collaborateur reste le seul bénéficiaire de ses honoraires. Selon les moyens mis à sa disposition, il règle une participation à la SCM. Le praticien déduit ce montant de son revenu au moment de la déclaration d’impôts.

Qui dirige une SCM ?

Les statuts de la SCM déterminent qui dirige la société. Si rien n’est spécifié alors tous les associés sont réputés gérants.

Le ou les gérants d’une SCM peuvent être des personnes morales ou physiques. Il n’est pas obligatoire qu’il soit associé.

Pour assurer le fonctionnement de la société, les décisions sont prises collectivement lors d’assemblées dont le déroulement est défini par les statuts (vote, quorum, majorité, etc.)

Si aucune limite statutaire n’est définie, le ou les gérants de la société civile de moyens sont tous en mesure d’agir pour le compte et au nom de la société.

Comment fonctionne une SCM ?

La personnalité morale de la SCM démarre à la date de l’immatriculation. Ce statut donne à la société le droit :

    • d’investir dans des biens matériels ou immobiliers
    • d’embaucher du personnel
    • de contracter des prêts bancaires.

Une société civile de moyens ne peut pratiquer une activité professionnelle. Il lui est donc impossible de signer un bail professionnel. Mais les professionnels libéraux membres de la SCM peuvent le signer en leur nom propre.

L’objectif d’une SCM est une mise en commun des moyens. C’est sans conséquence sur la situation juridique de ses membres. Chacun exerce son métier et conserve son statut de travailleur indépendant. Les bénéfices et la clientèle ne sont pas partagés. Seuls les frais en commun sont divisés.

Comment ouvrir une SCM ?

Une SCM doit être immatriculée au RCS (registre du commerce et des sociétés) et au RNE (registre national des entreprises). Depuis le 1er janvier 2023, il est obligatoire de réaliser les formalités d’immatriculation en ligne, sur le guichet unique des formalités d’entreprise de l’INPI. Le recours à un centre de formalités des entreprises (CFE) n’est plus possible pour la création de sociétés.

Constituer une société civile de moyens de docteurs (ou autre) impose du formalisme. À la rédaction des statuts, les associés déterminent les règles de fonctionnement de la société. Il est obligatoire de déclarer la prestation de service ou la fourniture de moyens matériels à ses membres, comme objet social.

Les associés fixent librement le capital social de départ. Il n’existe pas de minimum imposé par la loi et les apports sont réalisés en nature ou en numéraire.

Quel est le régime fiscal d’une SCM ?

Deux régimes fiscaux sont à distinguer dans le cas d’une SCM : celui de la société et celui des associés.

Une SCM n’est pas imposable au titre de l’impôt sur les sociétés (IS). L’affectation des résultats de la SCM est déclarée dans les BNC (bénéfices non commerciaux) ou/et les BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Ensuite, ils se répartissent entre les associés. La déclaration envoyée par la SCM au service des impôts des entreprises (SIE) fait apparaître les recettes, dépenses et répartition de résultat entre les associés.

Les sociétés civiles de moyens sont redevables de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Mais elles peuvent bénéficier d’une exonération pour des prestations de services effectuées au bénéfice des associés dans les conditions suivantes :

    • les services rendus participent à l’exercice professionnel des membres
    • les services sont rendus aux associés de la SCM
    • l’activité exercée par les membres est exonérée de TVA
    • les sommes dues par les associés sont égales à leur part dans les dépenses communes.

✍️ Lire notre article : Installation comme Kinésithérapeute Libéral : repères essentiels.


Quels sont les avantages d’une SCM de docteurs ?

Liberté de fonctionnement

Intégrer une SCM vous offre la possibilité de choisir vos modalités de fonctionnement, avec vos associés grâce à l’autonomie de rédaction des statuts.

L’indépendance professionnelle de chacun est garantie, car ni la patientèle ni les bénéfices ne sont partagés.

Le fait de se regrouper avec des confrères de spécialités différentes permet à un praticien en début de carrière de constituer sa patientèle grâce à la fréquentation de ses confrères.

Régime fiscal des associés d’une SCM

Les associés de la SCM sont redevables de l’impôt sur le revenu au titre de leur activité professionnelle. Ils font apparaître la part de bénéfices de la société qui leur revient selon leur apport. Mais ils peuvent déduire de ce bénéfice les sommes versées à la SCM au titre des dépenses engagées pour exercer leur profession.

Pour établir correctement les résultats, il est conseillé de tenir une comptabilité de la SCM régulièrement. Recourir au service d’un professionnel ou à l’usage d’un logiciel performant peut vous aider.

Indépendance professionnelle des membres préservée

Un praticien libéral a la possibilité d’exercer sa spécialité comme entrepreneur individuel et créer par ailleurs une société civile de moyens. Une SCM de kinés permet de mettre en commun des locaux, du matériel et du personnel (secrétaire, agent d’entretien, etc.) facilitant l’activité de chaque associé. Chacun exerce librement son métier avec le statut d’EI (entrepreneur individuel) pour son propre compte et peut conclure des contrats d’assistanat libéral, de collaboration ou de remplacement.

Mutualisation des coûts des moyens d’exploitation

Créer une société civile professionnelle de médecins ou de kinésithérapeutes présente des avantages financiers intéressants. Le partage des frais d’exploitation offre une meilleure gestion financière, mais cela autorise des investissements plus coûteux puisqu’ils seront supportés par plusieurs associés. Chacun a alors accès à un équipement récent et à du matériel technique performant. Voilà ce qui peut être partagé au sein de la SCM :

    • les locaux professionnels (achat, location, factures d’eau et électricité, travaux)
    • le personnel (secrétariat, comptabilité, nettoyage, entretien des locaux)
    • le mobilier professionnel (bureaux, tables d’examen, chaises pour salles d’attente)
    • le matériel médical
    • les logiciels de gestion et/ou de télésecrétariat médical
    • les frais de téléphone et d’internet.

Quels sont les inconvénients d’une SCM ?

Responsabilité indéfinie des associés

Devenir associé d’une société civile de moyens présente comme inconvénient important la responsabilité indéfinie des associés. Le patrimoine des sociétaires n’est pas protégé par la forme juridique de la SCM. En effet, tous les associés doivent répondre des difficultés financières de la SCM face à ses créanciers. Ceux-ci peuvent se retourner contre les biens personnels des associés, qui sont engagés sans limites de montant.

La responsabilité conjointe des associés face aux dettes sociales les contraint à rembourser leur part à hauteur du montant détenu dans le capital social de la SCM. Un sociétaire actionnaire à 40 % remboursera la même quotité de dette.

Formalisme de fonctionnement

Une des contraintes majeures de la SCM réside dans son fonctionnement très formel. La forme juridique de société civile de moyens oblige à :

    • une rédaction de statut précis
    • la mise en place d’assemblées générales
    • la définition de règles de répartition de voix lors de votes (selon les parts de capital ou à égalité)
    • l’engagement de dépenses selon la décision des associés
    • la tenue d’une comptabilité détaillée et rigoureuse
    • des obligations déclaratives propres
    • etc.

Conditions de retrait

À la création de la SCM, les statuts prévoient la possibilité pour un associé de se retirer et déterminent les conditions de départ. Quitter une SCM entraîne une cession des parts du capital social. Si aucune règle n’est définie pour cette situation, l’ensemble des associés doit donner son accord dans le cas d’un retrait.

Mettre fin à une SCM résulte d’une décision prise en assemblée générale et fait l’objet d’une déclaration de dissolution au RCS. Celle-ci sera suivie d’une procédure de liquidation.

Une clause de non-concurrence prévue dans les statuts empêche un associé de s’installer dans un périmètre défini après son retrait. Cela oblige à redémarrer une activité professionnelle à distance de sa patientèle constituée, pour une durée déterminée.


👉 Écouter notre podcast : Comment j’ai monté mon cabinet.


Les 5 idées à retenir

 
    1. Il suffit de 2 associés pour constituer une SCM et il n’y a pas de capital minimum imposé.
    2. La SCM est une personne morale qui peut investir, embaucher et contracter. Elle n’est pas soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).
    3. La liberté de fonctionnement et l’indépendance professionnelle sont préservées, chaque associé conserve ses revenus et sa patientèle propre.
    4. La SCM présente l’avantage majeur de mutualiser les frais d’exercice et d’investissement. Chaque praticien bénéficie d’une meilleure gestion financière.
    5. Le formalisme de fonctionnement peut se révéler contraignant.

Sources : BPI France

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Ostéopathe bébé

 Ostéopathes pour les bébés : quand et pourquoi consulter ?

La mise au monde est un moment intense pour le bébé, parfois source de tensions ou d’inconforts. Les ostéopathes pour bébés interviennent dès les premiers jours pour soulager douleurs, coliques ou troubles liés à la grossesse et à l’accouchement, offrant ainsi un accompagnement doux et adapté à leurs tout-petits corps. Ostéopathes pour les bébés : quand consulter et comment accompagner votre nouveau-né en toute sécurité ? L’ostéopathie pour les bébés, désigne une pratique manuelle douce appliquée aux nouveaux-nés et nourrissons, généralement dans les premières semaines ou mois suivant la naissance. Elle vise à accompagner certaines tensions corporelles pouvant apparaître autour de l’accouchement. Mais de quoi parle-t-on exactement, quand consulter et comment se déroule une séance ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour prendre une décision éclairée et sereine. Pourquoi consulter un ostéopathe pour son bébé ? De nombreux jeunes parents consultent un ostéopathe pour leur bébé après un avis médical. L’ostéopathie pour les bébés peut être envisagée dès les premiers jours de vie, lorsque cela est pertinent. L’accouchement représente en effet une étape d’adaptation importante pour le nouveau-né, qui peut parfois s’accompagner de tensions fonctionnelles. Dans ce contexte, l’ostéopathe peut intervenir pour évaluer le confort global du bébé et accompagner son adaptation. La prise en charge ostéopathique repose alors sur une approche douce et non invasive, visant à favoriser l’équilibre fonctionnel du corps du jeune enfant et à accompagner son développement, sans se substituer au suivi médical. Les techniques utilisées sont adaptées à l’âge du bébé et réalisées dans le respect de sa santé et de sa sécurité, par un intervenant formé à la prise en charge pédiatrique.  Les motifs fréquents de consultation (pleurs, coliques, plagiocéphalie, etc.) Parmi les motifs les plus fréquemment évoqués par les parents, on retrouve des situations variées liées au bien-être et au confort de leur enfant, allant des douleurs ou inconforts après la naissance aux troubles du sommeil ou aux difficultés de digestion Il est important de souligner que ces motifs concernent des troubles fonctionnels et non des pathologies. Comment se déroule une séance d’ostéopathie pour bébé ? La consultation commence toujours par un temps d’échange approfondi, l’ostéopathe fera un bilan.  L’ostéopathe observe ensuite le bébé : posture, mobilité, réactions, zones de tension éventuelles. Le rôle de l’ostéopathe va être de stimuler certaines zones  Les différentes techniques employées Les techniques utilisées en ostéopathie pour nourrissons sont exclusivement douces, sans manipulation brusque ni mise en contrainte. Elles reposent sur des contacts légers, des mobilisations fines et une écoute attentive des réactions du bébé. Lors d’une séance d’ostéopathie destiné au bébé, l’ostéopathe commence par une observation globale du nourrisson afin d’évaluer sa mobilité et son confort. Il porte une attention particulière à certaines zones clés du corps, comme la tête, le cou et les membres, en utilisant des gestes doux et non invasifs, adaptés à l’âge du bébé. Ces manipulations visent à identifier d’éventuelles tensions liées à l’accouchement, et à accompagner progressivement la mobilité naturelle du nourrisson. Lorsque la consultation concerne des troubles digestifs fonctionnels, tels que les coliques ou les régurgitations, l’ostéopathe peut intervenir par des contacts légers au niveau du ventre ou du thorax. Ces techniques, spécifiques à l’ostéopathie pédiatrique, ont pour objectif d’améliorer le confort du bébé, sans se substituer à un suivi médical. En cas de torticolis du nourrisson, la prise en charge se concentre sur les muscles du cou et la mobilité cervicale. L’ostéopathe accompagne également la famille en leur donnant des conseils de posture et de manipulation au quotidien, afin de limiter les récidives et de favoriser un développement harmonieux. À quel âge et à quelle fréquence consulter un ostéopathe pour son bébé ? Il est possible de consulter un ostéopathe dès les premières semaines de vie, l’objectif est de faire un suivi post-accouchement.Il n’existe aucune recommandation officielle préconisant des consultations systématiques. L’ostéopathe peut également accompagner le bébé dans le suivi de son développement, notamment lors de certaines étapes clés comme l’apprentissage de la marche. À ce moment-là, le soignant observe l’alignement global de la structure corporelle du nourrisson afin d’identifier d’éventuelles zones de tension ou de déséquilibre fonctionnel, et d’évaluer si certaines mobilités méritent une attention particulière. Une consultation en ostéopathie pour bébé peut ainsi être envisagée à différents moments de son évolution, par exemple : Dans ces situations, l’intervention de l’ostéopathe vise avant tout à faciliter l’adaptation du corps du bébé et à prévenir l’apparition de troubles fonctionnels. Par exemple, une prise en charge précoce d’une mauvaise position de la tête peut contribuer à limiter certaines compensations posturales susceptibles d’avoir un impact sur la colonne vertébrale. Comment choisir un bon ostéopathe pour bébé ? Choisir un ostéopathe pour bébé est une décision importante pour les jeunes parents, car elle concerne directement la santé du nourrisson. L’ostéopathie pour les bébés repose sur des pratiques douces, encadrées par des règles précises, et doit toujours s’inscrire en complément du suivi médical. Un bon expert saura expliquer clairement son approche, ses limites et les situations dans lesquelles une consultation est ou non indiquée. Les critères de sélection Pour choisir un ostéopathe spécialisé dans la prise en charge des nourrissons, plusieurs critères doivent être pris en compte : Un bon ostéopathe pour nourrisson doit : Où trouver un ostéopathe spécialisé près de chez soi ? Pour trouver un ostéopathe spécialisé dans la prise en charge des bébés et des nourrissons, plusieurs pistes peuvent être envisagées : Des plateformes comme Maddie ont justement été conçues pour vous simplifier cette démarche. Maddie est une plateforme qui référence des professionnels de santé, dont des ostéopathes, en vous permettant de rechercher un professionnel simplement en sélectionnant votre ville. Vous pouvez ainsi accéder aux profils des ostéopathes, consulter leurs informations professionnelles, leurs domaines de pratique et leurs disponibilités, puis prendre rendez-vous en ligne si vous le souhaitez. Certains ostéopathes utilisent également un logiciel pour ostéo pour gérer les dossiers, planifier les rendez-vous et assurer un suivi optimal de chaque nourrisson. Questions fréquentes sur les ostéopathes pour les bébés Avant de consulter un ostéopathe pour leur bébé, de nombreuses familles s’interrogent sur l’intérêt, le déroulement

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 Quel est le salaire d’un ostéopathe ?

Salaire d’un ostéopathe : découvrez les chiffres, facteurs impactants et conseils pour maximiser votre revenu d’ostéopathe. Le salaire d’un ostéopathe est une question centrale pour toute personne qui s’intéresse au métier d’ostéopathe, qu’il s’agisse d’étudiants en formation, de professionnels de santé en reconversion ou d’ostéopathes en début de carrière. En France, les revenus des ostéopathes peuvent varier fortement selon le mode d’exercice, l’expérience, la localisation géographique ou encore l’organisation du cabinet. Quel est le salaire moyen d’un ostéopathe ? Il n’existe pas de salaire unique pour les ostéopathes en France. La majorité exerce en libéral, ce qui implique de parler davantage de revenu moyen ou de chiffre d’affaires, plutôt que de salaire fixe.En moyenne, le salaire moyen d’un ostéopathe se situe autour de 2 000 à 3 500 euros nets par mois, une fois les charges déduites, avec de fortes disparités selon les situations. En brut, les revenus annuels peuvent aller d’environ 25 000 à plus de 60 000 euros, selon le volume d’activité et l’ancienneté. Différences entre débutant et expérimenté Un ostéopathe débutant perçoit généralement des revenus plus modestes lors des premières années d’installation. Le temps de se constituer une patientèle, le salaire d’un ostéopathe en début de carrière peut être inférieur à la moyenne nationale.Avec l’expérience, une meilleure organisation du cabinet et une patientèle fidèle, les revenus tendent à augmenter progressivement au fil des années d’exercice.  Secteur d’activité et mode d’exercice Le mode d’exercice joue un rôle déterminant dans les revenus.Un ostéopathe libéral exerçant en cabinet génère son chiffre d’affaires directement auprès deses patients. À l’inverse, un ostéopathe salarié (en structure, centre de santé ou entreprise)perçoit une rémunération plus stable mais souvent inférieure à celle d’un libéral bien installé. Zone géographique (Paris, province, rural) La localisation géographique est un facteur clé. Les ostéopathes exerçant dans les grandes villes, comme Paris ou les métropoles, peuvent pratiquer des honoraires plus élevés, mais font aussi face à une concurrence accrue et à des charges plus importantes.En zone rurale ou semi-urbaine, les revenus peuvent être plus réguliers, avec parfois une meilleure fidélisation de la patientèle.   Spécialisations et formations complémentaires Les ostéopathes ayant suivi des formations complémentaires (ostéopathie pédiatrique, sportive, prise en charge spécifique du corps, etc.) peuvent élargir leur champ de pratique.Ces compétences supplémentaires, acquises après le diplôme d’ostéopathe, peuvent influencer positivement les revenus, sans pour autant garantir un salaire plus élevé de manière systématique. Charges, frais et fiscalité liés au métier d’ostéopathe  Charges sociales et impôts Un ostéopathe libéral doit assumer diverses charges sociales, cotisations et impôts. Ces frais peuvent représenter une part importante du chiffre d’affaires et doivent être intégrés dans toute estimation réaliste du salaire net.  Investissements et matériel professionnel L’exercice du métier implique également des investissements : location ou achat d’un cabinet, table de soins, matériel professionnel, assurances, formations continues. Ces éléments ont un impact direct sur la rentabilité, notamment en début d’activité. Comparaison du salaire d’ostéopathe avec d’autres professions paramédicales Comparé à d’autres professionnels de santé, comme les masseurs-kinésithérapeutes, les revenus des ostéopathes peuvent sembler variables. Là où certaines professions bénéficient d’une rémunération encadrée, l’ostéopathie repose davantage sur l’activité libérale et la capacité à développer son cabinet. Perspectives d’évolution et conseils pour optimiser sa rémunération Un ostéopathe peut augmenter ses revenus en améliorant l’organisation de son cabinet, en valorisant ses spécialités et en poursuivant sa formation continue. Dans un marché concurrentiel, être facilement trouvé par les patients, via des recherches générales ou spécialisées, favorise le développement de l’activité. Gagner en visibilité pour développer son activité Un ostéopathe qui souhaite faire évoluer sa rémunération doit avant tout être visible. Disposer d’un site internet professionnel permet de présenter clairement son activité, son parcours, son diplôme, son environnement de travail et ses modalités de consultation. C’est aujourd’hui un point clé pour être identifié par de nouveaux patients et apparaître dans les recherches locales. Mettre en avant ses expertises spécifiques (ostéopathie pédiatrique, sportive, accompagnement du nourrisson, troubles fonctionnels particuliers, etc.) est également essentiel. Un ostéopathe spécialisé et identifiable répond plus facilement à une demande précise, ce qui favorise la fidélisation et le bouche-à-oreille, encore très déterminant dans cette profession de santé. Valoriser ses compétences et son savoir-faire Avec les années, de nombreux ostéopathes enrichissent leur pratique grâce à des formations complémentaires. Ces compétences doivent être clairement présentées et accessibles aux patients. Les valoriser permet non seulement de renforcer la crédibilité professionnelle, mais aussi de mieux orienter les patients vers un praticien correspondant à leurs besoins. Des solutions comme le logiciel pour ostéo Maddie accompagnent justement les ostéopathes dans cette démarche. Maddie permet de disposer d’un profil en ligne et d’un site professionnel, de mettre en avant ses expertises et de faciliter la prise de rendez-vous. Cette visibilité contribue à faire connaître le cabinet localement. Questions fréquentes sur le salaire des ostéopathes Un ostéopathe gagne-t-il plus en libéral qu’en salarié ? En général, un ostéopathe libéral peut gagner davantage qu’un salarié, mais au prix d’une plus grande variabilité des revenus et de charges plus élevées. Quel est le salaire d’un ostéopathe débutant ? Le salaire d’un ostéopathe débutant est une question centrale pour toute personne qui envisage le métier d’ostéopathe, juste après l’obtention du diplôme d’ostéopathe dans une école d’ostéopathie agréée. En France, les premières années d’exercice sont souvent marquées par une montée progressive des revenus, fortement dépendante du mode d’exercice, de la localisation géographique et de la capacité à développer une patientèle. Quel est le chiffre d’affaires moyen d’un cabinet d’ostéopathe ? En 2024, le chiffre d’affaires moyen d’un cabinet d’ostéopathe en France est d’environ 58 649 € par an, avant charges, avec des consultations facturées en moyenne 58 € chacune. Ce montant varie selon la localisation, l’ancienneté et la fréquentation du cabinet.  Peut-on cumuler plusieurs activités en tant qu’ostéopathe ? Oui, il est courant de cumuler plusieurs activités pour diversifier ses revenus, surtout en début de carrière. Un ostéopathe peut exercer dans plusieurs cabinets, au sein de structures de santé ou d’entreprises, ou compléter par des activités d’enseignement et de prévention. Les revenus varient selon l’expérience, le mode d’exercice

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Prix séance kiné : comparez les tarifs et trouvez le bon professionnel

Découvrez le prix moyen d’une séance de kinésithérapie, les facteurs influençant les tarifs, les possibilités de remboursement par la Sécurité Sociale et la mutuelle, et des astuces pour réduire vos frais de kiné Prix séance kiné : tout savoir sur les tarifs pratiqués Les séances de kinésithérapie font partie des soins les plus courants en France, que ce soit pour une rééducation après une blessure, une pathologie chronique, une douleur musculaire ou articulaire, ou encore pour un suivi à long terme. Pourtant, beaucoup de patients ignorent encore combien coûte réellement une séance de kiné et pourquoi les tarifs peuvent varier d’un professionnel à l’autre. En France, le prix d’une séance de kinésithérapie n’est pas fixe : il dépend d’une série de critères bien précis. Le type d’acte effectué, la localisation du cabinet, l’expérience du kinésithérapeute, si le kiné est conventionné ou pas. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. En faisant les bons choix, il est possible d’éviter les dépassements d’honoraires et d’optimiser la prise en charge selon votre situation. Choisir un kinésithérapeute conventionné La manière la plus simple de limiter les frais est de consulter un kinésithérapeute conventionné.Un kiné conventionné applique les tarifs fixés par la Sécurité sociale, ce qui garantit. À l’inverse, un kiné non conventionné fixe librement ses prix : la facture peut être nettement plus élevée, avec une prise en charge très faible par l’Assurance Maladie. Toujours le vérifier le statut du professionnel. Comparer les prix entre professionnels Les tarifs peuvent varier en fonction de la localisation et du niveau d’expertise du kinésithérapeute. Avant de choisir un praticien, il est pertinent de : Voir notre article sur dévélopper son activité hors nomenclature Foire aux questions sur le prix des séances de kiné 1. Quelle est la durée d’une séance de kinésithérapie ? Une séance de kinésithérapie dure en général entre 20 et 30 minutes, selon l’acte de soins réalisé et le bilan diagnostic kinésithérapique établi lors de la première consultation.La durée n’a pas d’impact direct sur le tarif de la séance de kiné, car les prix sont fixés par la Sécurité sociale via la nomenclature des actes de rééducation. 2. Comment sont remboursées les séances de kiné ? Le remboursement des séances de kinésithérapie repose sur deux niveaux : 3.Comment savoir si un kiné est conventionné ? Vous pouvez vérifier le statut du kinésithérapeute conventionné sur : Un kiné non conventionné applique librement ses tarifs, avec un remboursement très faible par la Sécurité sociale. Le prix d’une séance de kinésithérapie dépend de nombreux facteurs : le type d’acte, la localisation du cabinet, le statut du kinésithérapeute ou encore les éventuels déplacements

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