Les chiffres clés du dernier rapport démographique 2024 des kinésithérapeutes

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Dernière modification le 03/12/2024
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Sommaire

Savez-vous combien la France compte de kinésithérapeutes ? Combien d’entre eux exercent en ville versus en structures hospitalières ? Et à votre avis quel est l’âge moyen d’un kiné en exercice 🤓?

Le Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes vient de publier son dernier Rapport Démographique pour l’année 2024, soit un bilan exhaustif de l’état de la profession, mettant en lumière les défis et opportunités qui façonnent l’exercice des kinésithérapeutes.

Alors c’est l’heure du récap 👀 ! Maddie vous propose un panorama détaillé des chiffres clés et des tendances marquantes de ce rapport.


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Effectif global

 

La France comptait, au 1er janvier 2024, 109 000 kinésithérapeutes inscrits au Tableau de l’Ordre. 

Ce chiffre reflète une augmentation notable de 16,3 % par rapport à 2020. Cette progression témoigne de l’attractivité de la profession, mais également des efforts pour répondre à la demande croissante en soins de rééducation. 

Derrière cette augmentation, on notera une croissance légèrement plus rapide dans le secteur salarié (+18,6 %) que dans le libéral (+15,9 %). Cette dynamique reflète un regain d’intérêt pour l’exercice salarié, stimulé par des mesures telles que les revalorisations du “Ségur de la santé”. Néanmoins, l’exercice libéral reste dominant et attractif, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines.

 

Densité régionale

 

 

Avec une densité nationale de 154,5 kinésithérapeutes pour 100 000 habitants, l’offre de soins est en augmentation constante. 

Les régions d’Outre-mer se démarquent par des densités très élevées, notamment en Martinique (252,9), Guadeloupe (283,7) et Réunion (266,5). À l’inverse, Mayotte (24,0) et Guyane (51,8) restent préoccupantes en termes d’accès aux soins. 

En métropole, les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (218,0) et Occitanie (218,7) affichent également des densités remarquables, tandis que le Centre-Val de Loire (101,9) et la Normandie (106,8) demeurent sous-dotées.

 

Répartition par âge et genre

 

La kinésithérapie est une profession jeune et de plus en plus féminisée

L’âge moyen des professionnels est de 41 ans, tandis que l’âge médian s’établit à 38 ans. Les tranches d’âge 25-29 ans et 30-34 ans sont les plus représentées, ce qui souligne un renouvellement continu des effectifs. 

Les femmes 🧍‍♀️, majoritaires depuis 2020, représentent désormais 52,2 % des kinésithérapeutes inscrits, contre 47,8 % pour les hommes. 

 

Modes d’exercice



La répartition entre exercice libéral et salarié reste stable, avec une prédominance des kinés libéraux (85 %) par rapport aux salariés (15 %).

💡 Tendance intéressante : le salariat au sein des structures libérales se développe, avec 328 professionnels concernés en 2024, soit une augmentation de 122 % par rapport à 2020.

Par ailleurs, le nombre d’activités déclarées dans les cabinets libéraux (assistants, collaborateurs, cabinets secondaires) a augmenté de 22,1 % depuis 2020.

Ces transformations témoignent d’une adaptation aux contraintes réglementaires et aux besoins locaux.

 

Disparités territoriales

 

La répartition inégale des kinésithérapeutes sur le territoire demeure un défi majeur. 

Certaines régions comme le Centre-Val de Loire et la Normandie font face à une pénurie, aggravée par des difficultés de recrutement dans les zones sous-dotées. En revanche, les zones sur-dotées, comme l’Île-de-France, compensent partiellement ces déséquilibres grâce à l’embauche de kinés salariés dans des structures libérales.

 

Formations et mobilité européenne

 

Un nombre croissant de kinésithérapeutes exerçant en France est titulaire de diplômes obtenus à l’étranger.

Parmi ces kinésithérapeutes diplômés hors de France et inscrits au tableau de l’Ordre :

  • 🇪🇸 35,5 % ont été formés en Espagne
  • 🇧🇪 23,6 % en Belgique
  • 🇷🇴 12,3 % en Roumanie
  • 🇵🇱12,0 % en Pologne
  • 🇵🇹 et 7,0 % au Portugal.

 

Départs et cessations

 

Enfin, le rapport met en lumière un rajeunissement des cessations d’activité, avec un âge médian de 36,8 ans en 2023Ce phénomène peut s’expliquer par des reconversions professionnelles ou des projets de vie alternatifs. 

En revanche, l’âge moyen de départ à la retraite reste stable à 67 ans

Les départs vers l’étranger, bien que marginaux, sont en légère augmentation, reflétant une mobilité internationale accrue.

 

En conclusion, ce rapport démographique 2024 offre un éclairage précieux sur l’évolution de la profession de kinésithérapeute en France. Si la croissance des effectifs et les initiatives pour renforcer l’offre de soins sont encourageantes, des défis importants subsistent, notamment en matière de répartition territoriale et de fidélisation des jeunes professionnels. 

👉 Pour tout connaitre à ce rapport, n’hésitez pas à le consulter directement en ligne à cette adresse.

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Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. 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