L’accompagnement kiné de Serena Williams en 5 sets par son kiné, Grégory Visery

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

    La pratique de la kinésithérapie dans le milieu du tennis professionnel présente des similitudes avec la prise en charge de sportifs amateurs dans nos cabinets de kinésithérapie. On retrouve les questions sur les étirements, sur le traitement des blessures, sur les diagnostics. Mais on retrouve aussi de nombreuses spécificités propres au monde de la compétition de très haut niveau !

    En février dernier, nous avons eu l’honneur d’accueillir Grégory Visery, kiné de Serena Williams, au micro de notre podcast Maddie, Conversation avec un kiné.

    Revenons en 5 sets sur les grands enseignements de notre échange avec Grégory.

    🎙Ecouter le podcast : « Devenir, à 30 ans, le physio de Serena Williams »

     

     

    Relation de confiance et alliance thérapeutique

    Portrait de Grégory, kiné de Serena Williams : quand le talent rencontre l’opportunité

    Après ses études de kinésithérapie à Grenoble, Grégory entre immédiatement dans le football de haut niveau avec un passage par le club de Grenoble puis un recrutement en tant que kiné du club d’Evian Thonon Gaillard.

    A 30 ans, au côté de la team @11leader d’Arnaud Bruchard, il devient un des 3 physios de Serena Williams. Talent, passion, travail et opportunité, le petit “frenchy” joue dans la cours des grands au côté d’une des plus grandes athlètes du sport moderne.

    Du sport collectif à l’accompagnement de Serena Williams : l’adaptation nécessaire de Grégory, kiné de haut niveau

    Nouveau paradigme : cette transition du sport collectif vers l’accompagnement d’une tenniswoman nécessite son lot d’adaptations : nouveaux codes, nouvelle forme d’alliance thérapeutique où la confiance “patient (ou devrais-je dire sportif) – praticien” est la clé de voûte de la réussite de cette collaboration thérapeutique.

    L’équipe qui entoure Serena est nombreuse et soudée, on compte :

    • son entourage personnel
    • un sparring partner: Jarmere Jenkins
    • un entraîneur : Patrick Mouratoglou
    • 3 physios : Derrick Piersen, Ruben Mateu et Grégory Visery

    Après une première semaine d’adaptation professionnelle et exploratoire à l’arrivée de Grégory dans le staff, les bases sont posées. Commence alors à se tisser la toile de l’alliance thérapeutique, celle qui façonne la relation entre un.e grand.e joueur.se et son staff médical et qui crée les conditions de la confiance réciproque.

    Condition sine qua non au bon fonctionnement du staff d’un.e athlète ? La communication pardi !

     

     

    Patrick Mouratoglou – Grégory Visery – Serena Williams

    Communication : premier facteur clé de succès

    La team physio de Serena : une collaboration gagnante basée sur la complémentarité des kinésithérapeutes

    Le tennis est un sport individuel, mais il y a un véritable travail d’équipe autour du joueur pro. La communication est un enjeu majeur.

    Dans la team physio de Serena, un subtil trio de kinésithérapeutes aux backgrounds complémentaires :

    • Derrick Piersen , physio américain et préparateur physique. Aux US les physios sont doctorants.
    • Ruben Mateu, kiné et ostéopathe espagnol, porté sur des techniques invasives comme la remodulation ou le dry needling.
    • Grégory Viséry, physio français , diplômé de l’école de Grenoble, membre @kinesportexpert & @11leader, axé “evidence-based”.

    La collaboration collégiale pour la performance de Serena Williams

    S’agissant de l’accompagnement de Serena, les décisions se prennent de manière collégiale. Le rôle de l’équipe de physios est d’exposer les informations et les risques encourus au regard de la condition de Serena, à la recherche du meilleur consensus. Serena et son coach ont ensuite toujours le dernier mot.

    Outre la barrière de la langue qui se franchit facilement avec l’anglais, cette diversité des parcours et cultures de kinés est une richesse pour la performance et la prise en charge de Serena, lui offrant leurs regards croisés, à l’aune du large éventail de leurs connaissances.

    👉Lire l’article : Kinés à l’étranger

    La communication cruciale entre les physios et les kinés pendant les matchs du grand chelem

    Pendant les matchs du grand chelem, un autre mode de communication s’installe, puisque les physios des joueurs doivent laisser leur place aux kinés de la WTA, dévolus et seuls autorisés à entrer sur les cours.

    L’enjeu est donc de transmettre aux kinés du tournoi leurs indications de prise en charge en amont, la manière de strapper le joueur, etc.

    En 2019, lors des 8e de finale, Serena se fait une entorse de la cheville. Grégory se doute du mécanisme lésionnel et des structures impactées. Le pronostic reste bon, elle arrive à marcher, on peut éliminer certains critères d’Ottawa. Les kinés dévolus ont eu en amont du match les consignes pour strapper et quel type de renfort appliquer.

    Comment prévenir le risque de blessures sur des corps autant exposés ?

     

     

    Prévention des blessures : le cas spécifique du tennis

    Le tennis, un sport exigeant pour le corps : les blessures fréquentes chez les joueurs professionnels

    Les matchs de tennis n’ont pas de limite de temps de jeu. Vous rappelez-vous de la rencontre entre John Isner et Nicolas Mahut à Wimbledon en 2010 ? Le match avait duré 3 jours et 11 heures !

    On imagine assez bien les traumatismes auxquels le corps est soumis. Spécificité encore propre au tennis : les blessures impactent toutes les parties du corps :

    • 50% sont des pathologies des membres inférieurs : entorse de la cheville , lésions méniscales, tendinopathie du genoux, pathologie de la hanche …
    • 25% sont au niveau du tronc : lésion abdominale et discale
    • 25% sont au niveau des membres supérieurs, souvent dû au surmenage : lésion au labrum, SLAP lesion , tendinopathie…

    Les défis de la kinésithérapie face aux contraintes physiques du tennis professionnel.

    La multiplication des tournois et l’amélioration des performances des joueurs et des équipements n’arrangent pas les choses en matière de blessures et soumettent le corps a davantages de contraintes.

    “Il est maintenant courant d’observer des services à 200 km/h, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.” illustre Grégory à notre micro.

    En kinésithérapie dans la prise en charge des blessures, il est d’usage (et les études le prouvent), de considérer que la charge optimale est celle qui est tolérée en termes de douleur (EVA 4/10), comme la spécifié à notre micro, Arnaud Bruchard, kiné à la tête de Kinésport et fondateur de 11leader.

    Mais s’agissant d’une athlète comme Serena qui a “un seuil de résistance à la douleur, très élevé”, le thérapeute est parfois confronté à une forme d’accoutumance à douleur persistante. “Entre 2003 et 2012, 63% des blessures qui ont eu lieu à Wimbledon étaient chroniques et seraient survenues avant Wimbledon”

    👉Lire l’article : Kinés, découvrez 6 clés pour expliquer la douleur à vos patients

    Choix des chaussures : les technologies de contrôle sur le plan latéral

    Les spécificités des chaussures de tennis : entre confort, prévention et performance

    Les caractéristiques des chaussures de tennis reposent globalement sur les mêmes critères que celles de la course à pied (poids, taille, drop…) mais ont une spécificité supplémentaire à prendre en compte : les technologies de contrôle sur le plan latéral.

    Dans les matchs de tennis, les déplacements sont latéraux et brutaux, avec de nombreux changements de directions.

    Comme en course à pied, on peut positionner les chaussures de tennis sur une échelle minimaliste-maximaliste, sans affirmer que l’un est meilleur que l’autre.

    L’important est de trouver l’équilibre optimal entre le confort, la prévention des blessures et la performance en prenant en compte le jeu de l’athlète et ses antécédents.

    👉Pour aller plus loin sur le chaussage en course à pied, lire l’article : “5 points clés sur la course à pied et la prévention des blessures

    Les surfaces de jeu au tennis : des contraintes différentes pour les corps des athlètes

    Dans le tennis, la surface du terrain (qui change d’un tournoi à l’autre) a de nécessaires incidences sur la nature des déplacements, des appuis et des chocs et engendre donc différentes contraintes subies par les corps des athlètes.

    Dans le cas du jeu sur terrain dur, le coefficient de friction est fort ainsi que la contrainte sur les articulations. Il implique aussi des rebonds de balle rapide.

    La terre battue offre un jeu plus lent ainsi que la possibilité de glisser. La préparation musculaire sera différente, davantage concentrée sur les contractions excentriques (ischio, adducteur)

    Le gazon induit un jeu plus rapide avec un rebond plus bas, il change les patterns des blessures.

    Ainsi, l’on constate que le danger n’est pas tant dans la pluralité des surfaces que dans le temps d’adaptation nécessaire pour passer d’une surface à l’autre.

    La préparation serait-elle la clé ?

    Préparation et récupération : ce qui se joue hors du court

    Les défis de la préparation des joueurs de tennis : planification et équilibre fragile

    Une des difficultés encore très spécifiques au tennis dans la préparation du joueur, par rapport au foot par exemple, c’est l’inconnue qui plane autour de l’heure du début du match (qui dépend en général de la fin du précédent) et la durée du jeu.

    La planification, l’intensité de l’échauffement sont donc pour l’entraîneur et les kinés, un jeu d’équilibre fragile pour maximiser les chances du/ de la joueur.se d’être prêt.e pour le match. L’enjeu majeur en matière de préparation : mettre en place toutes les conditions de réussite pour que l’athlète n’ait qu’à se concentrer sur son jeu et rien d’autre !

    👉Lire l’article : Conseils et parcours de kinés du sport à succès

    Les 4R : la clé pour récupérer

    S’agissant de la récupération, le temps “disponible” entre chaque match déterminera à quelle point elle est plutôt active ou passive.

    Les 4R : tips livrés par Grégory pour schématiser les systèmes de récup :

    • Refuel : récupération énergétique
    • Rehydrate : hydrater l’athlète
    • Rebuild : récupération physique, réparation des tissus endommagés
    • Relax : récupération cognitive / faire passer le joueur en phase parasympathique pour faciliter la récupération

    Par exemple, il est déjà arrivé à Serena d’enchaîner des matchs simples et doubles dans la même journée. Les physios ont donc dû mettre en place des stratégies de récupération active pour que Serena puisse jouer au maximum de ses capacités.

     

     

    Serena Williams et Grégory Visery

    “Tout est possible si on a la passion”

    Les 5 idées à retenir

    1. Le kiné Gregory Visery a accompagné la championne de tennis Serena Williams durant plusieurs années en tant que kinésithérapeute et préparateur physique.
    2. Gregory Visery a travaillé en étroite collaboration avec Serena Williams pour améliorer sa condition physique et l’aider à prévenir les blessures tout en améliorant ses performances.
    3. Le traitement de la championne de tennis a été adapté en fonction des différentes phases de sa carrière, notamment lors de sa grossesse et de son retour à la compétition après l’accouchement.
    4. Gregory Visery a utilisé diverses techniques de kinésithérapie pour aider Serena Williams, notamment la manipulation, les exercices de renforcement musculaire et les étirements.
    5. L’article souligne l’importance de l’accompagnement kiné pour les sportifs de haut niveau et les avantages que cela peut apporter en termes de performance, de prévention des blessures et de récupération.

    Pour écouter le podcast avec Grégory 👉 c’est par ici !

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En tant que kiné libéral, vous êtes libre de choisir votre organisation : horaires, rythme de travail, type de patients, spécialisation ou encore lieu d’exercice (cabinet, domicile, mix des deux). Cette liberté s’accompagne d’un potentiel de revenus évolutif. Contrairement au salariat, vos revenus ne sont pas plafonnés : ils dépendent directement de votre activité, de votre organisation et de votre implantation géographique (notamment en fonction du zonage des bassins de vie définis par les Agences régionales de santé). Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée. Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée.Enfin, certaines zones dites sous-dotées peuvent ouvrir droit à des aides à l’installation, notamment via l’Assurance Maladie, ce qui constitue un levier financier non négligeable au démarrage. Les inconvénients du statut libéral L’installation kiné libéral offre une vraie liberté d’organisation, mais elle implique aussi plusieurs contraintes à anticiper. En libéral, le masseur-kinésithérapeute n’est pas uniquement un professionnel de santé : il devient aussi responsable de la gestion de son cabinet, de ses choix juridiques, de sa protection, de sa comptabilité et du développement de son activité. Le premier inconvénient concerne le choix du statut juridique. Entre entreprise individuelle, régime micro-BNC, SELARL, SELAS, SCP ou autre société d’exercice libéral, chaque option a des conséquences différentes sur la fiscalité, la responsabilité, les charges sociales et l’organisation du cabinet. Une forme simple comme l’entreprise individuelle peut convenir au démarrage, mais elle présente des limites en matière de financement, de crédibilité bancaire et d’évolution de l’activité. À l’inverse, une société d’exercice comme la SELARL ou la SELAS peut offrir un cadre plus structuré, mais demande davantage de formalités, de rigueur comptable et parfois l’accompagnement d’un professionnel du droit ou d’un expert-comptable.  Le deuxième point à prendre en compte est la charge administrative. En exercice libéral, le kinésithérapeute doit gérer la création d’entreprise, les déclarations, la facturation, la télétransmission, les échanges avec la CPAM, la comptabilité, les assurances et les obligations liées à son activité. Cette partie peut vite devenir chronophage si elle n’est pas bien organisée dès le départ. Autre contrainte importante : la responsabilité professionnelle. Le kiné libéral doit souscrire une responsabilité civile professionnelle, mais aussi penser à sa prévoyance, sa mutuelle et sa couverture en cas d’arrêt de travail. Contrairement au salariat, une partie importante de la protection sociale repose sur les choix personnels du praticien. L’installation dépend aussi du zonage. Les zones dotées, sous-dotées ou sur-dotées, définies à partir des bassins de vie ou pseudo-cantons, peuvent influencer les possibilités d’installation, les aides disponibles et le potentiel de patientèle. Le choix de la zone ne doit donc pas être uniquement géographique : il conditionne directement le développement du cabinet et la viabilité de l’activité. Enfin, le libéral impose une véritable logique d’entreprise. Le kiné doit gérer ses recettes, ses charges, son local, son matériel, sa patientèle, sa communication locale et parfois ses relations avec d’autres professionnels de santé. Cette autonomie est intéressante, mais elle demande de la méthode. Une installation mal préparée peut entraîner des difficultés de trésorerie, une surcharge de travail ou une mauvaise organisation du cabinet. En résumé, le statut de kiné libéral permet de gagner en indépendance, mais il exige une préparation sérieuse. Avant de se lancer, il est essentiel de se renseigner auprès du conseil départemental de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, de l’Assurance Maladie, et si besoin d’un expert-comptable ou d’un professionnel du droit, afin de choisir le cadre le plus adapté à son projet d’installation.  Panorama du marché de la kinésithérapie en France Le marché de la kinésithérapie en France est en croissance, porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et le développement des soins à domicile. La demande en soins de rééducation ne cesse d’augmenter, ce qui crée des opportunités réelles pour chaque masseur-kinésithérapeute souhaitant s’installer. Mais cette croissance cache une réalité plus complexe : la répartition des professionnels de santé est inégale sur le territoire. Certaines zones, appelées zones sur-dotées, concentrent déjà un grand nombre de kinés. À l’inverse, les zones sous-dotées manquent de professionnels et présentent un fort besoin en soins. Ce découpage repose sur des indicateurs précis liés aux bassins de vie et à la population, définis par les Agences régionales de santé. Conséquence directe :l’installation kiné libéral n’est pas totalement libre. Dans les zones sur-dotées, l’installation peut être conditionnée (remplacement d’un départ).Dans les zones sous-dotées, des aides financières peuvent être proposées via l’Assurance Maladie pour encourager l’installation. Autre élément structurant : la relation avec l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui encadre l’exercice et veille au respect du code de la santé publique. Dans les zones sur-dotées, l’installation peut être conditionnée (remplacement d’un départ).Dans les zones sous-dotées, des aides financières peuvent être proposées via l’Assurance Maladie pour encourager l’installation. Autre élément structurant : la relation avec l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui encadre l’exercice et veille au respect du code de la santé publique. 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    Formation kiné pour adulte : tout savoir pour se reconvertir ou évoluer Se lancer dans une formation kiné pour adulte, ce n’est pas simplement changer de métier. C’est souvent une décision profonde, qui s’inscrit dans une vraie volonté de reconversion vers un métier de santé, concret et utile. Beaucoup de personnes envisagent la kinésithérapie après une première expérience professionnelle, attirées par le contact humain, la rééducation et la possibilité de soulager des douleurs musculo-squelettiques ou chroniques. Mais il faut être honnête dès le départ : devenir masseur-kinésithérapeute demande du temps, de l’engagement et une vraie capacité à se remettre dans un parcours d’études exigeant. Pourquoi choisir une formation kiné pour adulte ? La décision de suivre une formation pour devenir kinésithérapeute repose rarement sur un simple coup de tête. Le métier de kiné attire pour plusieurs raisons : Avant de vous engager dans une reconversion, il peut être utile de découvrir des retours d’expérience de kinésithérapeutes déjà installés, pour mieux comprendre les réalités du métier, les parcours possibles et les enjeux du terrain :https://maddiedoctor.com/series/maddie-conversation-avec-un-kine/page/6/  Les différentes modalités de formation en kinésithérapie pour adultes Pour ceux qui choisissent le métier de kiné, ils savent qu’ils vont vers une carrière alliant technique et humanité. Ce sont des programmes intensifs, incluant des cours de massage, de kinésithérapie respiratoire, et de physiothérapie. Les universités offrent des cursus de formation variés, validés par des stages pratiques en hôpital. Formation continue vs reconversion professionnelle L’accès à un institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) ne se fait pas directement. Il passe obligatoirement par une première année universitaire : A la fin de cette période vous pouvez intégrer une école de kiné. Un Institut de Formation en masso-kinésithérapie (IFMK), pour suivre la formation initiale de 4 ans. Il existe d’un côté les formations continues, et de l’autre la reconversion complète. Les formations continues s’adressent aux professionnels déjà en activité, souvent dans la santé ou le sport. Elles permettent de se spécialiser en thérapie manuelle, en rééducation ou dans la prise en charge des douleurs musculo-squelettiques.Ces formations sont utiles, mais elles ne permettent pas de devenir kinésithérapeute.  Parcours et étapes pour devenir kinésithérapeute en tant qu’adulte Diplômes et équivalences nécessaires Pour exercer le métier de kinésithérapeute, il n’y a qu’un seul chemin, obtenir le diplôme de d’État de masseur-kinésithérapeute. Durée et organisation des cursus Le parcours dure environ 5 ans : Pendant ces années, vous allez apprendre : Et surtout, vous allez faire des stages. Financer sa formation kiné en tant qu’adulte Pour financer une reconversion en kinésithérapie, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés en fonction de votre situation professionnelle et personnelle. Tout d’abord, France Travail (ex Pôle emploi) peut accompagner votre projet en maintenant tout ou partie de votre Allocation de Retour à l’Emploi (ARE), sous réserve de validation de votre parcours de formation. Le prêt bancaire étudiant constitue également une solution intéressante, notamment pour les profils les plus jeunes. Il permet de bénéficier de conditions avantageuses (taux réduits, remboursement différé après les études). Dans certains cas, même au-delà de 28 ans, il est possible de négocier ce type de financement avec certaines banques. Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut aussi être utilisé, sous conditions, pour financer une partie du projet, notamment les étapes préparatoires ou certaines formations complémentaires dans le cadre d’une reconversion. Enfin, les travailleurs indépendants peuvent solliciter leur Fonds d’Assurance Formation (FAF). S’ils cotisent à la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP), ils peuvent obtenir une prise en charge partielle de leur formation selon leur secteur d’activité. Débouchés professionnels après une formation kiné pour adulte Une fois diplômé du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, plusieurs trajectoires professionnelles s’offrent à vous, en fonction de vos objectifs, de votre mode de vie et de votre appétence pour l’entrepreneuriat ou le travail en structure. L’exercice libéral reste aujourd’hui le mode d’exercice le plus répandu. Il permet de créer son propre cabinet ou de rejoindre une structure existante en collaboration. Ce modèle offre une grande autonomie dans l’organisation des soins, le choix de la patientèle et le développement de l’activité. En revanche, il implique également de gérer les aspects administratifs, la gestion du cabinet et le développement de son activité comme une véritable entreprise. Il est également possible d’exercer en tant que salarié, notamment au sein de structures de santé telles que les hôpitaux, les centres de rééducation, les cliniques ou les établissements médico-sociaux. Ce cadre offre davantage de stabilité et permet de se concentrer principalement sur la prise en charge des patients, avec moins de contraintes liées à la gestion. Avec l’expérience, de nombreux kinésithérapeutes choisissent de faire évoluer leur pratique et de diversifier leur activité. Cette évolution passe souvent par des formations continues et permet d’intégrer des approches complémentaires à la rééducation classique. Certains développent ainsi : Ces approches permettent non seulement d’enrichir la pratique, mais aussi de proposer une prise en charge plus globale des patients, en intégrant à la fois le soin, la prévention et l’éducation à la santé. Conseils pour réussir sa formation kiné en reprise d’études Se lancer dans une formation kiné pour adulte dans le cadre d’une reconversion ne repose pas uniquement sur la motivation. Réussir son diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute demande une vraie méthode, une organisation rigoureuse et une capacité à s’inscrire dans la durée. Bien préparer ses stages, car une partie du diplôme se joue sur le terrain Dans une formation kiné pour adulte, les stages ne sont pas une simple formalité. Ils sont une partie centrale de l’apprentissage, et souvent un moment où l’on progresse plus vite qu’en cours. Pour en tirer le maximum, il faut les préparer comme de vraies étapes de professionnalisation. Avant le stage : préparez-vous en amont Un stage se prépare avant le premier jour. Prenez le temps de revoir les bases en lien avec le service que vous allez intégrer. Si vous partez en neurologie, pédiatrie, sport ou rééducation musculo-squelettique, révisez les pathologies fréquemment rencontrées, les techniques de prise en charge et les fondamentaux utiles. Il est aussi très utile de solliciter d’anciens étudiants

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    Exercice entorse cheville : guide d’exercices et conseils pratiques

    Exercice entorse cheville : guide complet de rééducation à domicile L’entorse de la cheville est une blessure fréquente qui peut survenir lors d’un faux mouvement, d’un mauvais appui du pied au sol, ou pendant la course à pied et la pratique d’un sport. Cette entorse touche souvent le ligament externe de la cheville et provoque une douleur, une perte de mobilité et une diminution de la stabilité de l’articulation. Dans certains cas, il devient difficile de poser le pied au sol, de marcher normalement ou de reprendre ses activités. Le pied n’est pourtant pas une structure rigide. Il est composé de 26 os, répartis en trois zones mobiles : l’avant-pied, le médio-pied et l’arrière-pied. Ces parties travaillent ensemble pour assurer la marche, la propulsion lors de la course, et l’équilibre du corps. Les mouvements du pied, de la cheville et du genou sont étroitement liés et permettent de stabiliser la jambe lorsque nous sommes debout ou en déplacement. Lors d’une entorse, les ligaments et les muscles autour de la cheville peuvent être étirés ou partiellement déchirés. La douleur apparaît souvent immédiatement et l’appui sur le pied devient plus difficile. Dans certains cas, une consultation chez un médecin peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic. Une radiographie peut parfois être réalisée afin d’exclure une fracture. Une contention, une attelle ou un bandage peuvent également être utilisés pour stabiliser l’articulation pendant les premiers jours. Cependant, le repos seul ne suffit pas toujours. Sans travail de rééducation, la cheville peut rester fragile et provoquer de nouvelles entorses. Les exercices de rééducation entorse cheville ont pour objectif de renforcer les muscles, améliorer la stabilité, retrouver la mobilité de l’articulation et travailler la proprioception, c’est-à-dire la capacité de la cheville à percevoir sa position dans l’espace. Ces exercices entorse cheville permettent aussi de préparer progressivement la reprise du sport, notamment de la course, en renforçant les muscles de la jambe et du pied. Ils peuvent être réalisés debout ou au sol, selon la phase de récupération. Dans certains cas, l’accompagnement d’un kinésithérapeute est recommandé pour adapter les exercices et assurer un bon renforcement musculaire. Dans cet article, vous découvrirez une description détaillée des exercices, les différentes étapes de la récupération et les conseils pratiques pour renforcer vos chevilles, améliorer votre équilibre et reprendre la marche ou la course en toute sécurité. Comprendre l’entorse de la cheville L’entorse de la cheville est une blessure très fréquente qui survient lorsque l’articulation dépasse son amplitude normale de mouvement. Ce phénomène entraîne un étirement ou une lésion du ligament, structure fibreuse qui stabilise les chevilles et maintient les os en place. Cette blessure apparaît le plus souvent lors d’un faux appui du pied au sol, d’un déséquilibre pendant la marche, ou lors d’une activité physique comme la course ou la pratique d’un sport. L’entorse peut provoquer une douleur, une perte de mobilité, ainsi qu’une diminution de la stabilité de l’articulation. Comprendre comment se produit une entorse et reconnaître ses symptômes permet d’agir rapidement et d’adapter la prise en charge afin d’éviter les complications. Qu’est-ce qu’une entorse de cheville ? Une entorse de cheville correspond à une lésion d’un ou plusieurs ligaments qui stabilisent l’articulation entre le pied et la jambe. Dans la majorité des cas, c’est le ligament externe qui est touché lorsque le pied se tourne brusquement vers l’intérieur. Lors de ce type de blessure, les ligaments peuvent simplement être étirés ou, dans les situations plus graves, partiellement ou totalement déchirés. Cette atteinte perturbe la capacité de la cheville à assurer la stabilité du corps, notamment lorsque l’on est debout, en train de marcher ou lors d’une activité sportive. L’articulation de la cheville joue un rôle essentiel dans la marche, la course et le maintien de l’équilibre. Elle permet de transmettre les forces entre le sol, le pied et la jambe. Lorsqu’une entorse survient, cette mécanique est perturbée et les mouvements deviennent plus difficiles. Sans une prise en charge adaptée et un travail de rééducation, l’articulation peut rester instable et favoriser de nouvelles entorses. Les premières étapes après une entorse Les premières étapes après une entorse de la cheville sont essentielles pour limiter la douleur, prévenir les complications et amorcer la récupération de l’articulation. Une prise en charge rapide permet de mieux gérer les symptômes, de réduire l’inflammation et de préparer efficacement la phase de rééducation. Les gestes à adopter immédiatement Les exercices de rééducation visent à renforcer les ligaments et à reprogrammer les mouvements, en permettant une récupération optimale. Sans rééducation, une instabilité chronique de la cheville ou une récidive de l’entorse peuvent survenir. Exercices recommandés après une entorse de cheville Après une entorse de cheville, une rééducation efficace est cruciale pour restaurer la mobilité, renforcer l’articulation et éviter les récidives. Un programme structuré d’exercices de rééducation permet de récupérer progressivement l’amplitude de mouvement, de renforcer les muscles stabilisateurs et d’améliorer la proprioception, c’est-à-dire la capacité de percevoir la position et le mouvement de l’articulation. Ces exercices sont essentiels pour assurer un retour à la marche, à la course et au sport de manière sécurisée. Ils se font généralement en plusieurs phases qui suivent l’évolution de la guérison de la cheville. Exercices de mobilité Les exercices de mobilité sont les premiers à être introduits après une entorse de cheville. Leur objectif est de restaurer l’amplitude de mouvement et de diminuer la raideur de l’articulation, qui est fréquente après une entorse. Ces exercices doivent être réalisés avec douceur pour ne pas surcharger l’articulation. Exercice 1 : Mouvements circulaires de la cheville Cet exercice permet de réactiver la mobilité articulaire de la cheville et de favoriser la circulation sanguine. Exercice 2 : Flexion et extension du pied  Exercices de renforcement musculaire Une fois que la mobilité est retrouvée, il est important de passer à des exercices de renforcement musculaire. Ces exercices visent à renforcer les muscles qui stabilisent la cheville, à savoir les mollets, le tibial antérieur et les muscles de la voûte plantaire. Le renforcement musculaire permet de prévenir l’instabilité de l’articulation et de restaurer la stabilité

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