Nos conseils pour réussir à installer son cabinet de kiné en zone sur-dotée

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

Vous voulez installer votre cabinet dans une zone dite « sur-dotée » ? En plus des processus administratifs habituels, il va falloir surmonter les règles de quotas imposés par le zonage. On ne va pas vous mentir, depuis que les ARS ont durci les politiques d’installation, exercer dans une zone dite « sur-dotée » relève du tour de force. Néanmoins le cadre légal permet quelques latitudes qu’il s’agit de bien comprendre.

 

Qu’est-ce qu’une zone « sur-dotée »?

Rééquilibrage de l’offre de soins en kinésithérapie : un dispositif régional en place depuis 2019

Depuis 2019 dans certaines régions, un dispositif a été mis en place afin de rééquilibrer l’offre de soins en masso-kinésithérapie sur l’ensemble du territoire.

Pour plus d’informations sur la zone vous concernant, vous pouvez aller voir la cartographie du zonage MK, ou contacter la caisse de votre lieu d’installation souhaité ainsi que le site de l’ARS de votre région.

Installation en zone surdotée : comment ça marche pour les kinés ?

Si vous souhaitez vous installer dans une de ces zones, sachez que cela n’est réalisable que si un des kinés, exerçant dans le cabinet dans lequel vous souhaitez travailler, cesse définitivement son activité (retraite, changement de département).

Ainsi, celui-ci laisse une place dans la zone « sur-dotée », et le conventionnement est octroyé de manière prioritaire au kine désigné nommément par son confrère comme étant son successeur.

Dans certains cas, il est possible d’obtenir des dérogations. Voici les situations où vous pouvez y prétendre.

 

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Situations permettant d’obtenir une dérogation

Votre changement d’adresse professionnelle a pour origine un motif personnel particulier

      • Mutation professionnelle de votre conjoint (uniquement si vous êtes mariés ou pacsés)

      • Situation médicale grave du conjoint, enfant(s), ou ascendant(s) direct(s)

      • Situation juridique personnelle

    Dans tous les cas, notez qu’une pièce justificative vous sera demandée.

    Votre emménagement dans cette nouvelle zone aide à palier le manque de certains soins spécifiques

    Ici trois conditions à remplir :

        • Il faut effectivement que l’offre de soins spécifiques soit insuffisante dans la zone sur-dotée en question.

        • Le kinésithérapeute doit justifier de sa pratique à hauteur des 50 % d’actes spécifiques durant les 3 dernières années précédant sa demande.

        • 50% de l’activité du kinésithérapeute dans la zone sur-dotée devra concerner ces soins spécifiques.

      Liste des soins spécifiques : Réhabilitation respiratoire, Kinésithérapie périnéo sphinctérienne, Kinésithérapie vestibulaire, Kinésithérapie pédiatrique, Rééducation maxillo-faciale.

      Pour remédier à un “risque économique” du cabinet qui vous accueille

      En d’autres termes, il vous faudra prouver que l’équilibre financier du cabinet que vous souhaitez rejoindre pâtirait du départ de votre prédécesseur.

      Pour cela il faut démontrer que :

          • Le masseur-kinésithérapeute quittant l’activité a exercé pendant au moins 3 ans dans le groupe.

          • Qu’il participait de manière substantielle aux charges du cabinet pendant les 3 dernières années.

          • Enfin, qu’il a mené des recherches pour recruter un collaborateur dans la zone sur-dotée

        Si vous appartenez à un de ces cas : contactez la CPAM de votre lieu d’installation, elle vous communiquera la longue liste des pièces justificatives à fournir. Une fois votre dossier prêt, il passera en commission et vous aurez votre réponse sous quelques jours voir quelques semaines….

        Les 5 idées à retenir

        1. La zone sur-dotée est une zone où l’offre de soins est supérieure à la demande, il est donc important de bien étudier le marché et la concurrence avant de s’installer.
        2. Il est recommandé de proposer des prestations différentes de celles des confrères déjà installés dans la zone, par exemple en se spécialisant dans une technique particulière ou en offrant des services complémentaires.
        3. La communication est essentielle pour se faire connaître et attirer des patients. Il est recommandé de développer une présence en ligne, de participer à des événements locaux et de nouer des partenariats avec d’autres professionnels de santé.
        4. Le choix de l’emplacement du cabinet est crucial. Il est conseillé de s’installer dans un endroit facilement accessible en voiture et en transport en commun, et de privilégier les quartiers en croissance démographique.
        5. Il est important de bien connaître les aides financières et fiscales disponibles pour les professionnels de santé s’installant en zone sur-dotée, telles que l’exonération de la contribution économique territoriale (CET) ou les aides à l’installation proposées par les collectivités locales.

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Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. En faisant les bons choix, il est possible d’éviter les dépassements d’honoraires et d’optimiser la prise en charge selon votre situation. Choisir un kinésithérapeute conventionné La manière la plus simple de limiter les frais est de consulter un kinésithérapeute conventionné.Un kiné conventionné applique les tarifs fixés par la Sécurité sociale, ce qui garantit. À l’inverse, un kiné non conventionné fixe librement ses prix : la facture peut être nettement plus élevée, avec une prise en charge très faible par l’Assurance Maladie. Toujours le vérifier le statut du professionnel. Comparer les prix entre professionnels Les tarifs peuvent varier en fonction de la localisation et du niveau d’expertise du kinésithérapeute. Avant de choisir un praticien, il est pertinent de : Voir notre article sur dévélopper son activité hors nomenclature Foire aux questions sur le prix des séances de kiné 1. Quelle est la durée d’une séance de kinésithérapie ? 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