Salaire des kinés : où en est-on en 2024 ?

Développer son activité » Salaire des kinés : où en est-on en 2024 ?
Dernière modification le 02/03/2024
Facebook
Twitter
LinkedIn

Sommaire

Vous êtes kiné tout juste diplômé et vous vous demandez combien vous pouvez espérer gagner ? Ou bien vous vous questionnez sur l’évolution de votre rémunération ?

Que vous ayez fait le choix de rejoindre un cabinet existant ou que vous veniez de vous installer, Maddie vous dit tout du salaire moyen et des charges attendues pour un kinésithérapeute en 2024.

 
 
 

Une population en hausse, et une grande diversité de cas

 

Nous le savons, le nombre de kinés exerçant en France augmente chaque année. Le dernier recensement officiel commandé en 2020 par L’Ordre National des Masseurs-Kinésithérapeutes, faisait état de 90 315 kinés en France. Les kinésithérapeutes sont, en nombre, la 1ère profession de rééducation et la 4ème profession de santé en France.

On compte chaque année davantage de masseurs-kinésithérapeutes en exercice en France. Ils seront 130 000 en 2040. Le vieillissement de la population, l’augmentation des besoins en kinésithérapie et le remboursement des actes par la Sécurité Sociale, sont autant de facteurs qui expliquent cette hausse. Mais si cette profession connaît de facto une croissance fulgurante en nombre de professionnels formés chaque année, qu’en est-il de leurs revenus ?

exercice kine etirement cou

Combien gagne un kiné en moyenne ?

Les différences de revenus au sein de la population des kinés sont conséquentes. Elles dépendent notamment des choix de carrière entre secteur public et secteur privé.

En sortie d’études, 85% des nouveaux diplômés font le choix de l’activité en libéral (en BNC ou en société), quand 15% seulement – parmi eux une majorité de femmes – s’orientent vers le salariat exclusif, le plus souvent dans le secteur public (hôpitaux, centres de rééducation, maisons de santé, etc). C’est une particularité française et contraire aux autres pays européens où les structures hospitalières sont le plus souvent plébiscitées.

Cette différence provient avant tout de l’écart de salaires entre ces deux statuts. En moyenne un kine salarié gagnera 1983 € nets après 1 an d’exercice (et après 5 ans d’études), quand un kiné en libéral (remplaçant) peut espérer débuter à 2 200€ nets (sur la base des données UNASA). Ceci explique en partie la difficulté des hôpitaux à recruter des kinésithérapeutes et le nombre impressionnant de postes de masseurs-kinésithérapeutes à pourvoir dans ces structures. À noter qu’il y a eu une revalorisation récente après le Ségur de la santé pour gommer cette différence.

Par comparaison, et en moyenne sur sa carrière, un kiné en libéral gagnerait 3200€ nets/mois (calculés d’après les données récoltés par l’UNASA auprès des kinés).

Si ces chiffres sont largement véhiculés par les médias, ils cachent en vérité deux écueils :

  • Pour plus de précisions, ces derniers devraient être rapportés au salaire horaire. Certes le salariat semble moins rémunérateur mais la volumétrie horaire y est souvent plus faible qu’en ville.
  • Au delà de la typologie de contrat, ces chiffres nationaux occultent une grande diversité de cas et de profils en fonction du territoire.

Découvrez Maddie Kiné sur www.maddiedoctor.com et demandez votre démo gratuite.

 

Un écart conséquent en fonction des régions d’exercice

Si vous souhaitez vous lancer, votre chiffre d’affaire dépendra de votre région d’exercice, de votre nombre de consultations mensuelles, de la nature des actes pratiqués et de l’autorisation ou non de pratiquer des dépassements d’honoraires.

Notez, qu’en moyenne, un acte est tarifé 16€ mais varie en fonction de la nature du soin et du lieu (par région, mais aussi s’il est pratiqué en cabinet vs. à domicile). Vous retrouverez ici l’ensemble des tarifs officiels.

Ainsi, quand certains cabinets parisiens pratiquant le dépassement d’honoraires, et multipliant les consultations, peuvent atteindre 6000€ nets mensuels, voire même plus pour certains, d’autres kinésithérapeutes auront des difficultés à se verser une rémunération décente une fois leurs charges payées.

À combien s’élèvent les charges d’un cabinet en moyenne ?

 

Si vous êtes en libéral, ces charges sont estimées en moyenne à 60% du chiffre d’affaire. C’est à dire que pour 100€ gagnés, il ne vous en restera plus que 40€ une fois les frais fixes inhérents à votre activité payés. Parmi eux on compte : les rétrocessions liées à votre collaboration si vous en avez, les charges sociales, le loyer, les factures d’énergie, vos impôts et taxes, la CARPIMKO….

Le résultat de votre activité (c’est à dire la différence entre votre chiffre d’affaire et vos charges) devra servir à vous rémunérer ainsi qu’à financer vos installations et autres achats pour le compte de votre cabinet. Et bien sûr vos congés, qui à la différence d’un salarié ne sont pas payés 🙂.

Découvrez aussi d'autres articles

agenda gratuit kinés min
Développer son activité

Prix séance kiné : comparez les tarifs et trouvez le bon professionnel

Découvrez le prix moyen d’une séance de kinésithérapie, les facteurs influençant les tarifs, les possibilités de remboursement par la Sécurité Sociale et la mutuelle, et des astuces pour réduire vos frais de kiné Prix séance kiné : tout savoir sur les tarifs pratiqués Les séances de kinésithérapie font partie des soins les plus courants en France, que ce soit pour une rééducation après une blessure, une pathologie chronique, une douleur musculaire ou articulaire, ou encore pour un suivi à long terme. Pourtant, beaucoup de patients ignorent encore combien coûte réellement une séance de kiné et pourquoi les tarifs peuvent varier d’un professionnel à l’autre. En France, le prix d’une séance de kinésithérapie n’est pas fixe : il dépend d’une série de critères bien précis. Le type d’acte effectué, la localisation du cabinet, l’expérience du kinésithérapeute, si le kiné est conventionné ou pas. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. En faisant les bons choix, il est possible d’éviter les dépassements d’honoraires et d’optimiser la prise en charge selon votre situation. Choisir un kinésithérapeute conventionné La manière la plus simple de limiter les frais est de consulter un kinésithérapeute conventionné.Un kiné conventionné applique les tarifs fixés par la Sécurité sociale, ce qui garantit. À l’inverse, un kiné non conventionné fixe librement ses prix : la facture peut être nettement plus élevée, avec une prise en charge très faible par l’Assurance Maladie. Toujours le vérifier le statut du professionnel. Comparer les prix entre professionnels Les tarifs peuvent varier en fonction de la localisation et du niveau d’expertise du kinésithérapeute. Avant de choisir un praticien, il est pertinent de : Voir notre article sur dévélopper son activité hors nomenclature Foire aux questions sur le prix des séances de kiné 1. Quelle est la durée d’une séance de kinésithérapie ? Une séance de kinésithérapie dure en général entre 20 et 30 minutes, selon l’acte de soins réalisé et le bilan diagnostic kinésithérapique établi lors de la première consultation.La durée n’a pas d’impact direct sur le tarif de la séance de kiné, car les prix sont fixés par la Sécurité sociale via la nomenclature des actes de rééducation. 2. Comment sont remboursées les séances de kiné ? Le remboursement des séances de kinésithérapie repose sur deux niveaux : 3.Comment savoir si un kiné est conventionné ? Vous pouvez vérifier le statut du kinésithérapeute conventionné sur : Un kiné non conventionné applique librement ses tarifs, avec un remboursement très faible par la Sécurité sociale. Le prix d’une séance de kinésithérapie dépend de nombreux facteurs : le type d’acte, la localisation du cabinet, le statut du kinésithérapeute ou encore les éventuels déplacements

Lire la suite »
agenda gratuit kinés min
Uncategorized

Santé mentale des kinés : l’Ordre s’engage pour prévenir les risques psychosociaux

Santé mentale des kinés : l’Ordre s’engage pour prévenir les risques psychosociaux La Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, a rappelé une évidence : ce n’est pas qu’un rendez-vous symbolique, mais une réalité quotidienne pour des milliers de professionnels de santé. Parmi eux, les masseurs-kinésithérapeutes font face, chaque jour, à la douleur, à la fatigue et parfois à la détresse de leurs patients — tout en devant préserver leur propre équilibre psychique. En 2025, la santé mentale a été déclarée grande cause nationale. Une reconnaissance forte, qui met enfin en lumière les enjeux du bien-être psychique dans les métiers du soin. Car si les kinésithérapeutes soulagent les corps, ils sont aussi témoins — et parfois victimes — d’une charge émotionnelle considérable. Prendre soin des autres… sans s’oublier soi-même Isolement lié à l’activité professionnelle du cabinet, surcharge de travail, lourdeurs administratives, agressivité de certains patients : les sources de stress sont multiples. L’épuisement professionnel ou burn-out n’épargne pas les kinésithérapeutes. Conscient de ces difficultés, le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a fait de la prévention des risques psychosociaux (RPS) une priorité dès 2018. Objectif : protéger la santé mentale des praticiens, qu’ils soient étudiants, libéraux ou salariés, et leur offrir des ressources concrètes pour ne pas rester seuls face à la détresse psychologique. Des actions concrètes pour accompagner la profession Depuis plusieurs années, l’Ordre déploie un ensemble de dispositifs pour soutenir les kinés au quotidien : Une enquête nationale sur les conditions de travail a également permis de dresser un état des lieux des sources de stress et de leurs conséquences physiques et psychologiques. Une actualisation de ces données est actuellement en cours. Un outil d’évaluation du burn-out désormais accessible Pour aller plus loin, l’Ordre propose désormais le Maslach Burnout Inventory (MBI), un test d’autoévaluation scientifique reconnu qui permet à chaque kinésithérapeute de mesurer son niveau d’épuisement.Cet outil explore trois dimensions clés du burn-out : Chaque professionnel obtient trois scores distincts lui permettant de mieux comprendre son état et, si besoin, de solliciter un accompagnement.  Parler de santé mentale, un pas vers le mieux-être La santé mentale ne devrait pas être un sujet de circonstance, mais un réflexe professionnel. En faire un thème central, c’est reconnaître que la qualité des soins dépend aussi du bien-être de ceux qui les prodiguent. Les actions engagées par l’Ordre rappellent qu’il est possible — et nécessaire — de changer les mentalités. Parler de son stress, de sa fatigue ou de son épuisement n’est pas un signe de faiblesse, mais une preuve de lucidité et de professionnalisme. Au-delà du dispositif institutionnel, chaque kinésithérapeute peut jouer un rôle : prendre du recul sur sa pratique, s’accorder du temps pour soi, échanger avec ses pairs, ou simplement oser dire quand ça ne va pas. Ces gestes simples, lorsqu’ils deviennent collectifs, contribuent à bâtir une culture du soin plus bienveillante et durable. Car la prévention, ce n’est pas seulement un acte médical — c’est aussi une attitude humaine.Et si le bien-être des soignants devenait enfin la première des prescriptions ? Alléger la charge mentale, c’est aussi repenser son quotidien professionnel. Avec Maddie, les kinésithérapeutes peuvent simplifier la gestion de leur cabinet grâce à un logiciel tout-en-un pensé pour eux : agenda intelligent, prise de rendez-vous en ligne, rappels automatiques, et centralisation des fiches patients en toute sécurité.En réduisant le poids des tâches administratives et la dispersion entre plusieurs outils, Maddie aide à retrouver du temps pour l’essentiel : le soin et soi-même.👉 Testez Maddie en version freemium et découvrez comment une solution simple peut vraiment alléger votre quotidien et préserver votre équilibre mental.

Lire la suite »
Retour en haut

La solution d’agenda tout-en-un pour les professionnels de santé qui aiment faire des économies tout en optimisant leur planning. Déjà plus de 2000 libéraux satisfaits.