Actualités des Kinés en 2023 : quelles sont les Nouveautés ?

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

Hausse des prix de l’énergie, besoin de formation, santé des professionnels du soin : quelles sont les nouveautés pour les kinés en 2023 ? Le système de santé français, le manque de médecins et l’inégalité d’accès aux soins sont au cœur du débat depuis plusieurs années. L’accès direct aux kinésithérapeutes libéraux est-il enfin d’actualité ? Quelles conséquences après le vote de la loi Rist ?

Maddie décrypte pour vous l’actualité kiné de 2023.

Accès direct aux kinés libéraux : quelles avancées avec la loi Rist ?

Début avril 2023, la loi RIST a été adoptée en commission mixte paritaire. Elle comprend de nombreuses mesures visant à fluidifier le système de santé, à lutter contre les déserts médicaux et à maintenir une qualité de prise en charge. Tous les professionnels du soin sont concernés, quel que soit leur cadre de travail.

Pour permettre un accès aux soins égalitaire pour l’ensemble de la population française, le Conseil national de l’ordre des MK porte une proposition concrète. L’accès direct aux masseurs-kinésithérapeutes répond au besoin de libérer du temps aux médecins.

La loi Rist prévoit la possibilité pour les patients de solliciter directement les masseurs-kinésithérapeutes et orthophonistes qui exercent à l’hôpital, en établissement social ou médico-social ou dans des centres de santé. Le nombre de séances autorisées en kinésithérapie sera limité à cinq si le patient n’a pas bénéficié de diagnostic médical.

le dispositif est encadré pour garantir la sécurité des soins. Les médecins conservent leur rôle primordial dans la coordination et le suivi. Un compte rendu des soins réalisés devra être systématiquement adressé au médecin traitant et intégré dans le dossier médical partagé du patient.

Hausse du prix de l’électricité : les kinés ont jusqu’au 30 juin 2023 pour bénéficier d’une aide

La hausse du prix de l’énergie est d’actualité pour les kinés comme pour tous. Pour la contrer, 3 dispositifs d’aides gouvernementales ont été mis en place. La date limite pour en bénéficier a été prolongée jusqu’au 30 juin et s’appliquera de manière rétroactive.

Ces aides ne sont pas cumulables entre elles. Vous devez avoir souscrit un contrat professionnel, pour votre cabinet, auprès de votre fournisseur d’énergie et vérifier laquelle correspond à la forme juridique de votre activité.

    • Le bouclier tarifaire : pour les structures de moins de 10 salariés avec un CA inférieur à 2 millions d’euros et un compteur électrique d’une puissance inférieure à 36 kVA.
    • Le tarif garanti pour l’électricité des TPE : si votre contrat de fourniture d’électricité a été renouvelé fin 2022 et que vous ne bénéficiez pas du bouclier tarifaire.
    • Un amortisseur électricité : pour les TPE ou PME de moins de 250 salariés non éligibles au bouclier tarifaire avec un compteur électrique est à une puissance supérieure à 36 kVA.

Le Bulletin Officiel du 28 février 2023 détaille les aides financières dont peuvent bénéficier les établissements de santé, centres de soins et maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) pour faire face à l’augmentation des prix de l’énergie.

L’actualité santé des kinés : lancement d’une consultation nationale

Le 30 mars 2023, le ministère de la Santé a annoncé le lancement d’une consultation nationale pour améliorer la santé des professionnels de santé. Celle-ci se déroule sous forme d’,un questionnaire par voie électronique.

Les risques psychosociaux de la profession auxquels sont exposés les kinés sont identifiés depuis 2019, mais ils évoluent toujours. La crise sanitaire et ses conséquences ont permis de prendre conscience des risques qui touchent l’ensemble des professionnels du soin. D’après le ministère de la Santé et de la Prévention, 25 % d’entre eux déclarent être en mauvaise santé.

Plusieurs facteurs sont relevés comme la charge mentale, le volume de travail, la dégradation des conditions de travail et des relations avec les patients, mais aussi le déséquilibre entre vie pro et vie perso.

Les objectifs de cette consultation sont multiples.

    • Préserver et promouvoir la santé des professionnels du soin et leur capacité de travail.
    • Contribuer au retour d’une image positive des métiers de la santé pour restaurer leur attractivité.
    • Élaborer une organisation et une culture de travail pour développer la santé au travail des professionnels de santé, quel que soit leur lieu d’exercice.

Remboursement des frais de formation : profitez-en pour développer vos actes HN.

La formation des masseurs kinésithérapeutes joue un rôle très important dans la prévention. L’évolution démographique du pays, le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques engendrent des besoins croissants de rééducation. Les kinés doivent actualiser leurs connaissances pour répondre à ces impératifs. C’est aussi une opportunité pour étendre les actes hors nomenclature.

Le FIFPL (fonds interprofessionnel des professionnels libéraux) finance les formations certifiées Qualiopi pour les kinésithérapeutes indépendants inscrits à l’URSSAF. En 2023, le montant de la prise en charge FIFPL pour les formations courtes est plafonné à 250 €* par jour et à 750 €* par an par praticien.

Le DPC (agence nationale du développement professionnel continu) oblige les travailleurs de la santé à se former tous les 3 ans au minimum. Elle finance et indemnise les praticiens libéraux conventionnés et les salariés des établissements conventionnés. Pour 2023, l’indemnisation des kinés est plafonnée à 41 €/h. Le coût de la formation est pris en charge jusqu’à 54 €/h pour 14 h maximum par an. Vous pouvez vérifier votre éligibilité sur ,le site DPC.


✍️ Lire notre article : 9 étapes pour développer son HN en kinésithérapie


8 juin 2023 : clôture des élections des conseillers départementaux de l’ordre

Le 7 avril 2023, chaque kinésithérapeute a reçu par mail une convocation pour participer aux prochaines, élections des représentants de la profession au sein des conseils départementaux de l’Ordre. Le mandat d’une première fraction des conseils départementaux arrive à son terme et celle-ci doit être renouvelée.

Les élections se dérouleront du 24 mai à minuit au 8 juin à 15 h. Elles seront complètement dématérialisées. Chaque kiné votera par voie électronique à partir de n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone connecté à Internet. La convocation détaille les modalités de ce vote.

Si vous souhaitez vous porter candidat au mandat de conseiller départemental de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, vous devez remplir les conditions suivantes :

    • être inscrit au tableau du conseil départemental concerné par l’élection ;
    • être inscrit au tableau de l’Ordre depuis au moins trois ans ;
    • être à jour de sa cotisation ordinale ;
    • ne pas avoir fait l’objet d’une sanction ordinale ;
    • être de nationalité française ou ressortissant de l’un des États membres de l’Union européenne ou d’un autre pays partie à l’espace économique européen.

Si vous êtes éligible, envoyez votre déclaration de candidature par recommandé avec accusé de réception avant le 9 mai au conseil de l’ordre de votre département.


Écouter notre podcast : Comment inscrire la kinésithérapie dans un avenir durable

 


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Prix séance kiné : comparez les tarifs et trouvez le bon professionnel

Découvrez le prix moyen d’une séance de kinésithérapie, les facteurs influençant les tarifs, les possibilités de remboursement par la Sécurité Sociale et la mutuelle, et des astuces pour réduire vos frais de kiné Prix séance kiné : tout savoir sur les tarifs pratiqués Les séances de kinésithérapie font partie des soins les plus courants en France, que ce soit pour une rééducation après une blessure, une pathologie chronique, une douleur musculaire ou articulaire, ou encore pour un suivi à long terme. Pourtant, beaucoup de patients ignorent encore combien coûte réellement une séance de kiné et pourquoi les tarifs peuvent varier d’un professionnel à l’autre. En France, le prix d’une séance de kinésithérapie n’est pas fixe : il dépend d’une série de critères bien précis. Le type d’acte effectué, la localisation du cabinet, l’expérience du kinésithérapeute, si le kiné est conventionné ou pas. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. En faisant les bons choix, il est possible d’éviter les dépassements d’honoraires et d’optimiser la prise en charge selon votre situation. Choisir un kinésithérapeute conventionné La manière la plus simple de limiter les frais est de consulter un kinésithérapeute conventionné.Un kiné conventionné applique les tarifs fixés par la Sécurité sociale, ce qui garantit. À l’inverse, un kiné non conventionné fixe librement ses prix : la facture peut être nettement plus élevée, avec une prise en charge très faible par l’Assurance Maladie. Toujours le vérifier le statut du professionnel. Comparer les prix entre professionnels Les tarifs peuvent varier en fonction de la localisation et du niveau d’expertise du kinésithérapeute. Avant de choisir un praticien, il est pertinent de : Voir notre article sur dévélopper son activité hors nomenclature Foire aux questions sur le prix des séances de kiné 1. Quelle est la durée d’une séance de kinésithérapie ? Une séance de kinésithérapie dure en général entre 20 et 30 minutes, selon l’acte de soins réalisé et le bilan diagnostic kinésithérapique établi lors de la première consultation.La durée n’a pas d’impact direct sur le tarif de la séance de kiné, car les prix sont fixés par la Sécurité sociale via la nomenclature des actes de rééducation. 2. Comment sont remboursées les séances de kiné ? Le remboursement des séances de kinésithérapie repose sur deux niveaux : 3.Comment savoir si un kiné est conventionné ? Vous pouvez vérifier le statut du kinésithérapeute conventionné sur : Un kiné non conventionné applique librement ses tarifs, avec un remboursement très faible par la Sécurité sociale. Le prix d’une séance de kinésithérapie dépend de nombreux facteurs : le type d’acte, la localisation du cabinet, le statut du kinésithérapeute ou encore les éventuels déplacements

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Santé mentale des kinés : l’Ordre s’engage pour prévenir les risques psychosociaux

Santé mentale des kinés : l’Ordre s’engage pour prévenir les risques psychosociaux La Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, a rappelé une évidence : ce n’est pas qu’un rendez-vous symbolique, mais une réalité quotidienne pour des milliers de professionnels de santé. Parmi eux, les masseurs-kinésithérapeutes font face, chaque jour, à la douleur, à la fatigue et parfois à la détresse de leurs patients — tout en devant préserver leur propre équilibre psychique. En 2025, la santé mentale a été déclarée grande cause nationale. Une reconnaissance forte, qui met enfin en lumière les enjeux du bien-être psychique dans les métiers du soin. Car si les kinésithérapeutes soulagent les corps, ils sont aussi témoins — et parfois victimes — d’une charge émotionnelle considérable. Prendre soin des autres… sans s’oublier soi-même Isolement lié à l’activité professionnelle du cabinet, surcharge de travail, lourdeurs administratives, agressivité de certains patients : les sources de stress sont multiples. L’épuisement professionnel ou burn-out n’épargne pas les kinésithérapeutes. Conscient de ces difficultés, le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a fait de la prévention des risques psychosociaux (RPS) une priorité dès 2018. Objectif : protéger la santé mentale des praticiens, qu’ils soient étudiants, libéraux ou salariés, et leur offrir des ressources concrètes pour ne pas rester seuls face à la détresse psychologique. Des actions concrètes pour accompagner la profession Depuis plusieurs années, l’Ordre déploie un ensemble de dispositifs pour soutenir les kinés au quotidien : Une enquête nationale sur les conditions de travail a également permis de dresser un état des lieux des sources de stress et de leurs conséquences physiques et psychologiques. Une actualisation de ces données est actuellement en cours. Un outil d’évaluation du burn-out désormais accessible Pour aller plus loin, l’Ordre propose désormais le Maslach Burnout Inventory (MBI), un test d’autoévaluation scientifique reconnu qui permet à chaque kinésithérapeute de mesurer son niveau d’épuisement.Cet outil explore trois dimensions clés du burn-out : Chaque professionnel obtient trois scores distincts lui permettant de mieux comprendre son état et, si besoin, de solliciter un accompagnement.  Parler de santé mentale, un pas vers le mieux-être La santé mentale ne devrait pas être un sujet de circonstance, mais un réflexe professionnel. En faire un thème central, c’est reconnaître que la qualité des soins dépend aussi du bien-être de ceux qui les prodiguent. Les actions engagées par l’Ordre rappellent qu’il est possible — et nécessaire — de changer les mentalités. Parler de son stress, de sa fatigue ou de son épuisement n’est pas un signe de faiblesse, mais une preuve de lucidité et de professionnalisme. Au-delà du dispositif institutionnel, chaque kinésithérapeute peut jouer un rôle : prendre du recul sur sa pratique, s’accorder du temps pour soi, échanger avec ses pairs, ou simplement oser dire quand ça ne va pas. Ces gestes simples, lorsqu’ils deviennent collectifs, contribuent à bâtir une culture du soin plus bienveillante et durable. Car la prévention, ce n’est pas seulement un acte médical — c’est aussi une attitude humaine.Et si le bien-être des soignants devenait enfin la première des prescriptions ? Alléger la charge mentale, c’est aussi repenser son quotidien professionnel. Avec Maddie, les kinésithérapeutes peuvent simplifier la gestion de leur cabinet grâce à un logiciel tout-en-un pensé pour eux : agenda intelligent, prise de rendez-vous en ligne, rappels automatiques, et centralisation des fiches patients en toute sécurité.En réduisant le poids des tâches administratives et la dispersion entre plusieurs outils, Maddie aide à retrouver du temps pour l’essentiel : le soin et soi-même.👉 Testez Maddie en version freemium et découvrez comment une solution simple peut vraiment alléger votre quotidien et préserver votre équilibre mental.

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