10 points à savoir sur la pratique du télésoin en kinésithérapie

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

Depuis le 17 mars 2020, la vie des kinés a subi de nombreux rebondissements : fermeture des cabinets, demandes d’indemnisations de l’Assurance maladie, activation du fonds de solidarité. La crise du Covid-19 a également mis précipitamment sur la table un sujet qui était dans les cartons depuis longtemps : le télésoin dans l’exercice de la kinésithérapie.

Guillaume Rall est kinésithérapeute en libéral mais également diplômé de l’EHESP en pilotage des politiques et actions de santé publique. Il est revenu lors d’une interview pour Maddie sur la situation actuelle en matière de télésoin. Alors, que faut-il savoir quand on est MK ?

 

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Qu’est ce que le télésoin ?

Le télésoin s’inscrit dans la loi du 24 Juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. Il est défini comme étant une forme de pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication pour mettre en relation un patient avec un professionnel du paramédical – par opposition à la télémédecine qui concerne, quant à elle, les médecins.

Télémédecine et télésoin s’inscrivent dans la notion plus globale de télésanté.

Le télésoin en kiné, où en est-on ?

La crise sanitaire a propulsé le télésoin dans la sphère de la kinésithérapie

Déjà ouvert à certaines professions du paramédical, le télésoin n’avait encore pas investi la sphère de la kinésithérapie début 2020. La crise sanitaire du Covid-19 et la fermeture des cabinets aura changé d’un coup d’un seul la donne.

Le télésoin en kinésithérapie autorisé temporairement pendant la crise sanitaire

Ainsi, un arrêté ministériel négocié avec les syndicats en date du 16 avril 2020 rend possible, face aux conditions exceptionnelles de crise, les actes de télésoin par les masseurs-kinésithérapeutes et leurs remboursements par la sécurité sociale. Cet arrêté est censé prendre fin le 10 juillet 2020, date actuelle de la fin de l’état d’urgence sanitaire.

👉Lire notre article : « 10 recommandations aux kinés pour la sécurité des soins en cabinet en période de Covid-19 »

Quelles sont les conditions pour assurer une consultation de kinésithérapie en télésoin ?

Règles à respecter pour le télésoin en kinésithérapie : les actes autorisés et les engagements réglementaires

Le télésoin, ce n’est pas le far west ! Il convient de respecter un engagement réglementaire. En outre, la consultation “à distance” n’est possible que si l’on a déjà reçu le patient en cabinet. Donc pas de bilan ni de renouvellement de bilan en télésoin, seulement des séances de rééducation.

👉La liste exhaustive des actes réalisables en télésoin est mise à disposition sur Ameli.

Les règles de déontologie et d’éthique s’appliquent en télésoin

Aussi, les règles élémentaires de déontologie et d’éthique s’appliquent toujours. Le consentement du patient à consulter son kiné en visio est impératif, autant que le devoir du kiné de définir les objectifs de la séance, l’obligation d’information (comment va se passer l’acte de télésoin) ou encore le respect du secret professionnel.

Les équipements nécessaires pour une consultation en télésoin

Enfin, la consultation ne pourrait avoir lieu sans un équipement audio et vidéo tant pour le patient que pour le kine. Il va de soi que le patient doit être à l’aise avec l’outil de téléconsultation choisi et devra être convaincu de l’intérêt de la séance.

Quel est l’intérêt de pratiquer le télésoin en kinésithérapie ?

Le télésoin en kinésithérapie : un outil de transition utile pendant la pandémie

À raison questionné par les confrères, le télésoin déchaîne les passions depuis plusieurs semaines.

Faute de pouvoir assurer la continuité des soins de leurs patients pendant les 8 semaines de confinement, de nombreux MK ont naturellement mis en place un suivi à distance. Ces rendez-vous par téléphone, Whatsapp ou bien via des plateformes de télémédecine ont permis à beaucoup de patients de bénéficier d’un accès aux soins kinés qui auraient été inenvisageables d’assurer en cabinet pendant l’épidémie.

À date, le télésoin est donc un outil de transition avant la reprise d’un fonctionnement normal des consultations en cabinet.

Le télésoin : un outil de suivi à distance de plus en plus plébiscité en kinésithérapie

Néanmoins, il est fort possible que des discussions aient lieu prochainement pour faire entrer en vigueur et généraliser le télésoin après la crise sanitaire. L’intérêt majeur sera de permettre une amélioration du suivi notamment en rééducation via de la mobilisation active et de l’auto-rééducation. Dans un contexte de reprise de l’activité physique par exemple, la consultation vidéo permet au kinésithérapeute de constater la juste pratique des exercices et de les corriger.

La pratique du télésoin présente un intérêt majeur pour les patients éloignés géographiquement, pour qui, associer du télésoin à un suivi en cabinet, pourrait permettre une meilleure prise en charge.

Enfin, le télésoin rend aussi possible un suivi à distance des patients à la fin d’un programme de rééducation, afin de continuer à prodiguer des conseils.

 

télé consultation télésoin

 

Quelles sont les limites du télésoin en kiné et dans quels cas faut-il l’exclure ?

Il est évident que le télésoin ne saurait se substituer à la prise en charge en cabinet ou à domicile. Impossible par exemple de réaliser des mobilisations articulaires ou des actes de kiné respiratoire.

Par ailleurs, pour les patients atteints de troubles cognitifs (sans la présence d’un aidant), le risque de chute exclut de fait le télésoin. La présence d’une personne majeure est également indispensable dans la prise en charge d’un mineur à distance.

Enfin, la nécessité d’être équipé d’un matériel audio et vidéo est aussi excluante pour les patients non équipés ou ceux, souvent d’un âge avancé, qui ne savent en faire usage.

Déshumanisation du soin et perte de sens du métier de kinésithérapeute : des craintes légitimes ?

Si le télésoin pose autant question dans la profession c’est souvent parce qu’on craint d’entacher la relation patient-praticien et en cascade la valeur intrinsèque qu’apporte le soignant à son patient. En bref, on a peur de ne plus “servir” alors que c’était bien là notre vocation première, peur aussi que d’autres professions s’emparent de cette occasion pour prendre notre place.

Pourtant, le télésoin semble être une excellente opportunité pour entretenir une relation durable avec ses patients, encourager les exercices actifs, s’inscrire dans une dynamique d’éducation à la santé et faire de la prévention. On peut donc y voir une réelle occasion de revaloriser la profession !

👉Lire notre article : « Covid-19 & kinés : les aides auxquelles vous avez droit »

Qu’en est-il du cadre conventionnel et de la facturation des actes en télésoin ?

Jusqu’au 10 juillet 2020, les actes en télésoin sont remboursés à 100% par la sécurité sociale. Lorsque l’on pratique le tiers payant, il suffit de choisir de facturer en mode dégradé sans carte vitale sur son logiciel de gestion puis de cliquer sur l’onglet “soin exonéré”.

Sans tiers payant, vous êtes contraint de demander à votre patient de vous envoyer un chèque par la poste.

Que va-t-il se passer après le 10 juillet ?

Une négociation pourrait avoir lieu pour intégrer le télésoin dans la convention des masseurs-kinésithérapeute et cadrer ses modalités d’application.

Il y a de nombreuses raisons de penser que le télésoin pourrait officiellement se faire une place dans la pratique de la kinésithérapie, comme c’est le cas aujourd’hui pour d’autres professions du paramédical.

 

tablette connecté médecin

 

Quid de l’accompagnement financier ?

Aujourd’hui le télésoin ne requiert que peu d’équipements (Whatsapp et Skype sur votre téléphone feront l’affaire).

Demain, si la pratique venait à perdurer, utiliser une plateforme de téléconsultation sécurisée pour protéger les données de santé pourrait devenir obligatoire.

Mais ces plateformes ont un coût. Les discussions devraient donc aussi tourner autour de la prise en charge de l’équipement (matériel audio, vidéo et logiciel de télésoin), à l’instar de l’aide au paiement des logiciels métiers dont les kinés bénéficient aujourd’hui.

Quelle plateforme choisir pour les consultations en télésoin ?

De nombreuses plateformes de télémédecine existent, avec leurs lots d’avantages et d’inconvénients. Un tableau comparatif qui recense toutes ces solutions a été publié par le ministère de la santé.

A noter que Inzee Care est une plateforme de téléconsultation gratuite, financée par les URPS et accessible à tous les MK d’IDF.

Les 5 idées à retenir

     

      1. Le télésoin en kinésithérapie est autorisé en France depuis 2018 et peut être utilisé pour des actes de suivi ou de rééducation à distance, sous certaines conditions.
      2. Le patient doit donner son consentement éclairé pour bénéficier du télésoin et celui-ci doit être réalisé dans un environnement adapté, avec du matériel adéquat et une connexion internet suffisante.
      3. Le télésoin peut être utile pour des patients qui ont des difficultés à se déplacer, des pathologies chroniques nécessitant un suivi régulier ou pour lesquelles des séances de rééducation peuvent être programmées à distance.
      4. La téléconsultation permet aussi de diversifier l’activité du kinésithérapeute, de toucher de nouveaux patients, notamment en zones rurales, et de réaliser des consultations en dehors des heures d’ouverture classiques.
      5. Toutefois, le télésoin en kinésithérapie présente des limites et ne peut remplacer totalement la prise en charge en présentiel. Il est important de respecter les règles déontologiques et les bonnes pratiques pour assurer la qualité des soins prodigués à distance.

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    Ostéopathe bébé

     Ostéopathes pour les bébés : quand et pourquoi consulter ?

    La mise au monde est un moment intense pour le bébé, parfois source de tensions ou d’inconforts. Les ostéopathes pour bébés interviennent dès les premiers jours pour soulager douleurs, coliques ou troubles liés à la grossesse et à l’accouchement, offrant ainsi un accompagnement doux et adapté à leurs tout-petits corps. Ostéopathes pour les bébés : quand consulter et comment accompagner votre nouveau-né en toute sécurité ? L’ostéopathie pour les bébés, désigne une pratique manuelle douce appliquée aux nouveaux-nés et nourrissons, généralement dans les premières semaines ou mois suivant la naissance. Elle vise à accompagner certaines tensions corporelles pouvant apparaître autour de l’accouchement. Mais de quoi parle-t-on exactement, quand consulter et comment se déroule une séance ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour prendre une décision éclairée et sereine. Pourquoi consulter un ostéopathe pour son bébé ? De nombreux jeunes parents consultent un ostéopathe pour leur bébé après un avis médical. L’ostéopathie pour les bébés peut être envisagée dès les premiers jours de vie, lorsque cela est pertinent. L’accouchement représente en effet une étape d’adaptation importante pour le nouveau-né, qui peut parfois s’accompagner de tensions fonctionnelles. Dans ce contexte, l’ostéopathe peut intervenir pour évaluer le confort global du bébé et accompagner son adaptation. La prise en charge ostéopathique repose alors sur une approche douce et non invasive, visant à favoriser l’équilibre fonctionnel du corps du jeune enfant et à accompagner son développement, sans se substituer au suivi médical. Les techniques utilisées sont adaptées à l’âge du bébé et réalisées dans le respect de sa santé et de sa sécurité, par un intervenant formé à la prise en charge pédiatrique.  Les motifs fréquents de consultation (pleurs, coliques, plagiocéphalie, etc.) Parmi les motifs les plus fréquemment évoqués par les parents, on retrouve des situations variées liées au bien-être et au confort de leur enfant, allant des douleurs ou inconforts après la naissance aux troubles du sommeil ou aux difficultés de digestion Il est important de souligner que ces motifs concernent des troubles fonctionnels et non des pathologies. Comment se déroule une séance d’ostéopathie pour bébé ? La consultation commence toujours par un temps d’échange approfondi, l’ostéopathe fera un bilan.  L’ostéopathe observe ensuite le bébé : posture, mobilité, réactions, zones de tension éventuelles. Le rôle de l’ostéopathe va être de stimuler certaines zones  Les différentes techniques employées Les techniques utilisées en ostéopathie pour nourrissons sont exclusivement douces, sans manipulation brusque ni mise en contrainte. Elles reposent sur des contacts légers, des mobilisations fines et une écoute attentive des réactions du bébé. Lors d’une séance d’ostéopathie destiné au bébé, l’ostéopathe commence par une observation globale du nourrisson afin d’évaluer sa mobilité et son confort. Il porte une attention particulière à certaines zones clés du corps, comme la tête, le cou et les membres, en utilisant des gestes doux et non invasifs, adaptés à l’âge du bébé. Ces manipulations visent à identifier d’éventuelles tensions liées à l’accouchement, et à accompagner progressivement la mobilité naturelle du nourrisson. Lorsque la consultation concerne des troubles digestifs fonctionnels, tels que les coliques ou les régurgitations, l’ostéopathe peut intervenir par des contacts légers au niveau du ventre ou du thorax. Ces techniques, spécifiques à l’ostéopathie pédiatrique, ont pour objectif d’améliorer le confort du bébé, sans se substituer à un suivi médical. En cas de torticolis du nourrisson, la prise en charge se concentre sur les muscles du cou et la mobilité cervicale. L’ostéopathe accompagne également la famille en leur donnant des conseils de posture et de manipulation au quotidien, afin de limiter les récidives et de favoriser un développement harmonieux. À quel âge et à quelle fréquence consulter un ostéopathe pour son bébé ? Il est possible de consulter un ostéopathe dès les premières semaines de vie, l’objectif est de faire un suivi post-accouchement.Il n’existe aucune recommandation officielle préconisant des consultations systématiques. L’ostéopathe peut également accompagner le bébé dans le suivi de son développement, notamment lors de certaines étapes clés comme l’apprentissage de la marche. À ce moment-là, le soignant observe l’alignement global de la structure corporelle du nourrisson afin d’identifier d’éventuelles zones de tension ou de déséquilibre fonctionnel, et d’évaluer si certaines mobilités méritent une attention particulière. Une consultation en ostéopathie pour bébé peut ainsi être envisagée à différents moments de son évolution, par exemple : Dans ces situations, l’intervention de l’ostéopathe vise avant tout à faciliter l’adaptation du corps du bébé et à prévenir l’apparition de troubles fonctionnels. Par exemple, une prise en charge précoce d’une mauvaise position de la tête peut contribuer à limiter certaines compensations posturales susceptibles d’avoir un impact sur la colonne vertébrale. Comment choisir un bon ostéopathe pour bébé ? Choisir un ostéopathe pour bébé est une décision importante pour les jeunes parents, car elle concerne directement la santé du nourrisson. L’ostéopathie pour les bébés repose sur des pratiques douces, encadrées par des règles précises, et doit toujours s’inscrire en complément du suivi médical. Un bon expert saura expliquer clairement son approche, ses limites et les situations dans lesquelles une consultation est ou non indiquée. Les critères de sélection Pour choisir un ostéopathe spécialisé dans la prise en charge des nourrissons, plusieurs critères doivent être pris en compte : Un bon ostéopathe pour nourrisson doit : Où trouver un ostéopathe spécialisé près de chez soi ? Pour trouver un ostéopathe spécialisé dans la prise en charge des bébés et des nourrissons, plusieurs pistes peuvent être envisagées : Des plateformes comme Maddie ont justement été conçues pour vous simplifier cette démarche. Maddie est une plateforme qui référence des professionnels de santé, dont des ostéopathes, en vous permettant de rechercher un professionnel simplement en sélectionnant votre ville. Vous pouvez ainsi accéder aux profils des ostéopathes, consulter leurs informations professionnelles, leurs domaines de pratique et leurs disponibilités, puis prendre rendez-vous en ligne si vous le souhaitez. Certains ostéopathes utilisent également un logiciel pour ostéo pour gérer les dossiers, planifier les rendez-vous et assurer un suivi optimal de chaque nourrisson. Questions fréquentes sur les ostéopathes pour les bébés Avant de consulter un ostéopathe pour leur bébé, de nombreuses familles s’interrogent sur l’intérêt, le déroulement

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     Quel est le salaire d’un ostéopathe ?

    Salaire d’un ostéopathe : découvrez les chiffres, facteurs impactants et conseils pour maximiser votre revenu d’ostéopathe. Le salaire d’un ostéopathe est une question centrale pour toute personne qui s’intéresse au métier d’ostéopathe, qu’il s’agisse d’étudiants en formation, de professionnels de santé en reconversion ou d’ostéopathes en début de carrière. En France, les revenus des ostéopathes peuvent varier fortement selon le mode d’exercice, l’expérience, la localisation géographique ou encore l’organisation du cabinet. Quel est le salaire moyen d’un ostéopathe ? Il n’existe pas de salaire unique pour les ostéopathes en France. La majorité exerce en libéral, ce qui implique de parler davantage de revenu moyen ou de chiffre d’affaires, plutôt que de salaire fixe.En moyenne, le salaire moyen d’un ostéopathe se situe autour de 2 000 à 3 500 euros nets par mois, une fois les charges déduites, avec de fortes disparités selon les situations. En brut, les revenus annuels peuvent aller d’environ 25 000 à plus de 60 000 euros, selon le volume d’activité et l’ancienneté. Différences entre débutant et expérimenté Un ostéopathe débutant perçoit généralement des revenus plus modestes lors des premières années d’installation. Le temps de se constituer une patientèle, le salaire d’un ostéopathe en début de carrière peut être inférieur à la moyenne nationale.Avec l’expérience, une meilleure organisation du cabinet et une patientèle fidèle, les revenus tendent à augmenter progressivement au fil des années d’exercice.  Secteur d’activité et mode d’exercice Le mode d’exercice joue un rôle déterminant dans les revenus.Un ostéopathe libéral exerçant en cabinet génère son chiffre d’affaires directement auprès deses patients. À l’inverse, un ostéopathe salarié (en structure, centre de santé ou entreprise)perçoit une rémunération plus stable mais souvent inférieure à celle d’un libéral bien installé. Zone géographique (Paris, province, rural) La localisation géographique est un facteur clé. Les ostéopathes exerçant dans les grandes villes, comme Paris ou les métropoles, peuvent pratiquer des honoraires plus élevés, mais font aussi face à une concurrence accrue et à des charges plus importantes.En zone rurale ou semi-urbaine, les revenus peuvent être plus réguliers, avec parfois une meilleure fidélisation de la patientèle.   Spécialisations et formations complémentaires Les ostéopathes ayant suivi des formations complémentaires (ostéopathie pédiatrique, sportive, prise en charge spécifique du corps, etc.) peuvent élargir leur champ de pratique.Ces compétences supplémentaires, acquises après le diplôme d’ostéopathe, peuvent influencer positivement les revenus, sans pour autant garantir un salaire plus élevé de manière systématique. Charges, frais et fiscalité liés au métier d’ostéopathe  Charges sociales et impôts Un ostéopathe libéral doit assumer diverses charges sociales, cotisations et impôts. Ces frais peuvent représenter une part importante du chiffre d’affaires et doivent être intégrés dans toute estimation réaliste du salaire net.  Investissements et matériel professionnel L’exercice du métier implique également des investissements : location ou achat d’un cabinet, table de soins, matériel professionnel, assurances, formations continues. Ces éléments ont un impact direct sur la rentabilité, notamment en début d’activité. Comparaison du salaire d’ostéopathe avec d’autres professions paramédicales Comparé à d’autres professionnels de santé, comme les masseurs-kinésithérapeutes, les revenus des ostéopathes peuvent sembler variables. Là où certaines professions bénéficient d’une rémunération encadrée, l’ostéopathie repose davantage sur l’activité libérale et la capacité à développer son cabinet. Perspectives d’évolution et conseils pour optimiser sa rémunération Un ostéopathe peut augmenter ses revenus en améliorant l’organisation de son cabinet, en valorisant ses spécialités et en poursuivant sa formation continue. Dans un marché concurrentiel, être facilement trouvé par les patients, via des recherches générales ou spécialisées, favorise le développement de l’activité. Gagner en visibilité pour développer son activité Un ostéopathe qui souhaite faire évoluer sa rémunération doit avant tout être visible. Disposer d’un site internet professionnel permet de présenter clairement son activité, son parcours, son diplôme, son environnement de travail et ses modalités de consultation. C’est aujourd’hui un point clé pour être identifié par de nouveaux patients et apparaître dans les recherches locales. Mettre en avant ses expertises spécifiques (ostéopathie pédiatrique, sportive, accompagnement du nourrisson, troubles fonctionnels particuliers, etc.) est également essentiel. Un ostéopathe spécialisé et identifiable répond plus facilement à une demande précise, ce qui favorise la fidélisation et le bouche-à-oreille, encore très déterminant dans cette profession de santé. Valoriser ses compétences et son savoir-faire Avec les années, de nombreux ostéopathes enrichissent leur pratique grâce à des formations complémentaires. Ces compétences doivent être clairement présentées et accessibles aux patients. Les valoriser permet non seulement de renforcer la crédibilité professionnelle, mais aussi de mieux orienter les patients vers un praticien correspondant à leurs besoins. Des solutions comme le logiciel pour ostéo Maddie accompagnent justement les ostéopathes dans cette démarche. Maddie permet de disposer d’un profil en ligne et d’un site professionnel, de mettre en avant ses expertises et de faciliter la prise de rendez-vous. Cette visibilité contribue à faire connaître le cabinet localement. Questions fréquentes sur le salaire des ostéopathes Un ostéopathe gagne-t-il plus en libéral qu’en salarié ? En général, un ostéopathe libéral peut gagner davantage qu’un salarié, mais au prix d’une plus grande variabilité des revenus et de charges plus élevées. Quel est le salaire d’un ostéopathe débutant ? Le salaire d’un ostéopathe débutant est une question centrale pour toute personne qui envisage le métier d’ostéopathe, juste après l’obtention du diplôme d’ostéopathe dans une école d’ostéopathie agréée. En France, les premières années d’exercice sont souvent marquées par une montée progressive des revenus, fortement dépendante du mode d’exercice, de la localisation géographique et de la capacité à développer une patientèle. Quel est le chiffre d’affaires moyen d’un cabinet d’ostéopathe ? En 2024, le chiffre d’affaires moyen d’un cabinet d’ostéopathe en France est d’environ 58 649 € par an, avant charges, avec des consultations facturées en moyenne 58 € chacune. Ce montant varie selon la localisation, l’ancienneté et la fréquentation du cabinet.  Peut-on cumuler plusieurs activités en tant qu’ostéopathe ? Oui, il est courant de cumuler plusieurs activités pour diversifier ses revenus, surtout en début de carrière. Un ostéopathe peut exercer dans plusieurs cabinets, au sein de structures de santé ou d’entreprises, ou compléter par des activités d’enseignement et de prévention. Les revenus varient selon l’expérience, le mode d’exercice

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    Prix séance kiné : comparez les tarifs et trouvez le bon professionnel

    Découvrez le prix moyen d’une séance de kinésithérapie, les facteurs influençant les tarifs, les possibilités de remboursement par la Sécurité Sociale et la mutuelle, et des astuces pour réduire vos frais de kiné Prix séance kiné : tout savoir sur les tarifs pratiqués Les séances de kinésithérapie font partie des soins les plus courants en France, que ce soit pour une rééducation après une blessure, une pathologie chronique, une douleur musculaire ou articulaire, ou encore pour un suivi à long terme. Pourtant, beaucoup de patients ignorent encore combien coûte réellement une séance de kiné et pourquoi les tarifs peuvent varier d’un professionnel à l’autre. En France, le prix d’une séance de kinésithérapie n’est pas fixe : il dépend d’une série de critères bien précis. Le type d’acte effectué, la localisation du cabinet, l’expérience du kinésithérapeute, si le kiné est conventionné ou pas. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. En faisant les bons choix, il est possible d’éviter les dépassements d’honoraires et d’optimiser la prise en charge selon votre situation. Choisir un kinésithérapeute conventionné La manière la plus simple de limiter les frais est de consulter un kinésithérapeute conventionné.Un kiné conventionné applique les tarifs fixés par la Sécurité sociale, ce qui garantit. À l’inverse, un kiné non conventionné fixe librement ses prix : la facture peut être nettement plus élevée, avec une prise en charge très faible par l’Assurance Maladie. Toujours le vérifier le statut du professionnel. Comparer les prix entre professionnels Les tarifs peuvent varier en fonction de la localisation et du niveau d’expertise du kinésithérapeute. Avant de choisir un praticien, il est pertinent de : Voir notre article sur dévélopper son activité hors nomenclature Foire aux questions sur le prix des séances de kiné 1. Quelle est la durée d’une séance de kinésithérapie ? Une séance de kinésithérapie dure en général entre 20 et 30 minutes, selon l’acte de soins réalisé et le bilan diagnostic kinésithérapique établi lors de la première consultation.La durée n’a pas d’impact direct sur le tarif de la séance de kiné, car les prix sont fixés par la Sécurité sociale via la nomenclature des actes de rééducation. 2. Comment sont remboursées les séances de kiné ? Le remboursement des séances de kinésithérapie repose sur deux niveaux : 3.Comment savoir si un kiné est conventionné ? Vous pouvez vérifier le statut du kinésithérapeute conventionné sur : Un kiné non conventionné applique librement ses tarifs, avec un remboursement très faible par la Sécurité sociale. Le prix d’une séance de kinésithérapie dépend de nombreux facteurs : le type d’acte, la localisation du cabinet, le statut du kinésithérapeute ou encore les éventuels déplacements

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