Congé maternité pour les kinés libérales : vos droits et indemnités

Démarches administratives » Congé maternité pour les kinés libérales : vos droits et indemnités
Dernière modification le 07/01/2024
Facebook
Twitter
LinkedIn

Sommaire

Le constat est accablant, 95% des femmes exerçant en libéral financent leurs congés mat avec leurs propres économies ou grâce à l’aide de leurs proches et 5% déclarent avoir recours à un prêt. En effet durant son congé maternité, la femme exerçant une profession libérale devra continuer à s’acquitter des appels provisionnels de charges adressés par les organismes sociaux, (URSSAF, CARPIMKO…) et les indemnités versées lui serviront essentiellement à pouvoir continuer à les payer. 

Dans cet article, vous trouverez tout ce que vous avez besoin de savoir pour bénéficier pleinement des indemnités auxquelles vous avez droit. Soyez attentives, car vous allez le voir, tout ne tient parfois qu’à une case bien cochée…

 
 

Le congé maternité : conditions, durée et indemnités

 

🔹 Avec la CPAM

 

En tant que kiné vous êtes affiliée au régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC), vous avez donc le droit – sous certaines conditions que nous allons vous détailler ci-après – à :        

  • une allocation forfaitaire de repos maternel

  • des indemnités journalières

 

Les conditions à respecter pour la prise en charge du congé maternité

 

Il vous faudra :

  • Justifier de 10 mois d’affiliation à la date prévue de votre accouchement

  • Cesser toute activité professionnelle pendant la période de perception et ce, au moins pendant 8 semaines dont 6 après l’accouchement

 

La durée légale du congé maternité

 

Le congé maternité comprend un congé prénatal et un congé postnatal. Sa durée légale varie selon :

  • le nombre d’enfants que vous attendez ;

  • le nombre d’enfants que vous avez déjà eus.

Vous pouvez choisir de prendre un congé maternité plus court que la durée maximale légale qui vous est présentée, mais attention, pour percevoir vos indemnités journalières vous devez cesser votre activité professionnelle pendant au moins 8 semaines dont 6 après l’accouchement.

 

kiné durée congé maternité

Source : Ameli.fr

 

Les indemnités journalières

 

Elles s’élevaient à 56,35€/jour au 1er janvier 2020 pendant 16 semaines maximum, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu.

 

Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour bénéficier d’une prise en charge, il vous faudra (en plus de respecter les conditions énoncées plus haut ) envoyer à la CPAM :

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates du congé maternité. C’est votre médecin qui vous le fournira ou qui le transmettra lui-même lors de votre consultation pour la déclaration de grossesse à la fin du premier trimestre.

  • Une attestation sur l’honneur de votre part stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre congé maternité​

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales. Pour obtenir cette attestation, il suffit de vous connecter à «Votre Espace» et d’aller dans « Documents/Attestations/Attestation de vigilance », « Demander une attestation »  et de sélectionnez « Attestation de vigilance ». Celle-ci se génère automatiquement, vous n’avez plus qu’à ouvrir le fichier PDF et l’imprimer.

 

Le cas particulier de l’adoption

 

En cas d’adoption, vous percevez également des indemnités journalières forfaitaires d’interruption d’activité pendant toute la durée de votre cessation d’activité. La durée d’indemnisation maximale pour une adoption simple est de 84 jours soit 12 semaines.

👉 Plus d’information concernant le congé d’adoption sur le carnet de maternité (p.31)

 

L’allocation forfaitaire de repos maternel

 

Cette allocation s’éleve à 3 428 euros au 1er janvier 2020. Elle est non soumise à condition de cessation d’activité.

Elle est versée en deux fois : pour moitié au début de votre congé maternité (selon le département, de manière automatique ou demande à faire par écrit) et pour l’autre moitié à l’issue des 8 premières semaines de congé (fournir l’extrait de naissance ou une photocopie du livret de famille)

En cas d’adoption, vous percevez une allocation forfaitaire de repos maternel, versée à la date de l’arrivée de l’enfant. Elle est égale à la moitié de l’allocation attribuée aux femmes qui accouchent.

 

🔹 Avec votre prévoyance et mutuelle

 

N’oubliez pas de vous renseigner auprès de votre prévoyance et de votre mutuelle (ainsi que celle de votre conjoint !) car certains contrats prévoient une prime de naissance ce qui permet un petit coup de pouce 😉

🔹 Avec la CARPIMKO

 

La Carpimko offre 100 points retraite supplémentaires 🚀. Pour en bénéficier, vous devez leur écrire un courrier en AR avec une copie de l’acte de naissance et/ou livret de famille dès la naissance de votre enfant.

Vous pouvez faire cette démarche via votre Espace Personnel, rubrique « Nous écrire ou nous transmettre des documents ».

 

congé pathologique pour les kinés en libéral

 

Le congé pathologique ( 14 jours avant le congé légal)

 

On ne va pas vous l’apprendre, votre métier est physique 🥵 puisque votre quotidien c’est de mobiliser, lever et porter vos patient.e.s. En fonction de vos spécialités, vous êtes même parfois amenée à faire des kilomètres en voiture ou en vélo. 

Aussi, nombreuses sont les kinés enceinte à ne pas pouvoir attendre la date légale de début de congé maternité et doivent être arrêtées bien avant, par leur médecin ou leur gynécologue. Or, ici aussi, nous vous conseillons d’être attentives !

 

🔹 Avec la CPAM

 

1. Les conditions et indemnités journalières

 

En cas d’état pathologique, votre congé peut débuter 14 jours avant la date légale du congé maternité (mais il peut être pris n’importe quand pendant votre grossesse). Il vous sera versé des indemnités journalières d’un montant de 56,35 €/jour, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu, et ce, pendant 14 jours (sans carence) maximum.

 

2. Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour toucher vos indemnités, il faut envoyer à la CPAM dans les 48h suivant l’arrêt :

 

  • L’arrêt de travail initial ou de prolongation (si vous étiez déjà en arrêt) de votre médecin (gynécologue, généraliste ou bien sage-femme) sur lequel, la case : «en rapport avec une grossesse pathologique » doit être cochée. Le motif de l’arrêt peut être une menace d’accouchement prématuré (MAP), contractions, asthénie, col court, … en fonction de votre cas et selon le diagnostic de votre médecin.

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates de l’arrêt 

  • Une attestation sur l’honneur de votre part, stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre arrêt maladie​

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales (voir plus haut pour savoir comment l’obtenir)

 

🔹 Avec votre prévoyance 

 

Certains contrats prévoient des indemnités journalières, après le délai de carence pour lequel on a signé. 

En général, ils demandent de leur transmettre: 

  • une copie de l’arrêt de travail

  • un justificatif des dates de congé de maternité

  • et souvent il faut que le médecin remplisse un questionnaire fourni par la prévoyance (renseignez-vous bien auprès de votre prévoyance avant votre rdv chez votre médecin)

 

Découvrez notre podcast « Maddie conversation avec un kiné »

L’arrêt de travail au cours de votre grossesse (en dehors du congé pathologique)

 

Il est possible que les 14 jours de congé pathologique ne suffisent pas et que votre état de santé nécessite un arrêt de travail plus précoce.

 

🔹 Avec la CPAM

 

1. Les conditions et indemnités journalières

 

Vous pouvez bénéficier d’indemnités journalières forfaitaires d’un montant de 45,55€/jour durant 90 jours maximum (- 3 jours de carence soit 87 jours), auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu.

 

2. Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour toucher ces indemnités, il faut envoyer à la CPAM dans les 48h après l’arrêt :

  • L’arrêt de travail initial de notre médecin (gyneco, généraliste ou bien sage-femme mais arrêt limité à 14 jours dans ce cas-là) sur lequel la case « en rapport avec une grossesse pathologique » ne doit pas être cochée. Il faut qu’il y ait noté comme motif médical « difficulté médicale liée à la grossesse ».

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates de l’arrêt

  • Une attestation sur l’honneur de votre part, stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre arrêt maladie.                                

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales (Cf : voir plus haut pour savoir comment l’obtenir)  


Votre arrêt de travail devrait être visible sur votre Espace Ameli Perso dans l’onglet « Arrêt de travail », dans les jours suivants votre envoi. Si celui-ci n’apparaît pas, n’hésitez pas à contacter votre CPAM. Surveillez vos versements, les IJ sont censées être versées sur votre compte personnel tous les 15 jours (délais du 1er versement plus ou moins long).

 

🔹 Avec votre prévoyance 

 

Idem que pour le congé pathologique

 

🔹 Avec la CARPIMKO

 

1. Allocations journalières au delà de 90 jours d’arrêt

 

Vous pouvez percevoir des indemnités au-delà de 90 jours d’arrêt à condition qu’il n’y ait pas eu d’interruption et que tous les arrêts aient été réalisés par le même médecin. Ces 90 jours peuvent comprendre les semaines de congé maternité, à condition d’avoir un arrêt de travail du médecin couvrant ces semaines-là.

L’allocation journalière est de 55,44€, avec une majoration pour enfant à charge de 16,63 /jour/enfant. Pour plus d’informations, c’est ici.

 

2. Remboursement de vos cotisations au delà de 6 mois d’arrêt

 

Pour obtenir ce remboursement, il faut pouvoir justifier d’une incapacité professionnelle totale pendant au moins six mois au cours d’une même année (consécutifs ou non).

Pour plus d’informations, ici.

 

3. Préparer son dossier

 

Dans les deux cas, pour bénéficier de ces aides, vous devrez faire une demande de dossier auprès de la CARPIMKO, le remplir, et joindre à celui-ci les documents suivants :

  • Une lettre expliquant votre situation, ou pourquoi votre arrêt a dépassé 90 jours consécutifs. N’oubliez pas de mentionner la date du début de votre arrêt, et de rappeler que vous faites une demande d’indemnités auxquelles vous avez droit. Si vous pouvez justifier que votre ou vos arrêts (consécutifs ou non) ont dépassé six mois au cours d’une même année, vous pouvez aussi demander l’exonération des cotisations. 

  • Une lettre du médecin qui certifie la date de début de votre arrêt, le motif et l’estimation de sa durée

  • Une photocopie de tous vos AT (peu importe si cochés en rapport avec la grossesse ou non)

  • Une photocopie de toutes vos ordonnances, certificats d’hospitalisation, etc (tout ce qui peux justifier de votre impossibilité de travailler

  • La déclaration de cessation d’activité suite à un arrêt de travail, disponible ici

  • Une photocopie de votre déclaration d’impôt (si enfant à charge)

  • Une photocopie de votre livret de famille et l’original des actes de naissance des enfants si c’est votre demande concerne votre post-partum.

Le tout sera à envoyer au médecin conseil en recommandé avec accusé de réception.

Vous voilà fin prête à entamer vos procédures administratives en vue de cet heureux évènement qui vous attend ! Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter tout le meilleur, et prenez soin de vous ! ❤️

kiné congès maladie pour grossesse

 

Découvrez aussi d'autres articles

agenda gratuit kinés min
Kinésithérapie

Spécialité kiné : découvrez toutes les expertises, trouvez la vôtre

Découvrez les principales spécialités en kinésithérapie : kinésithérapie respiratoire, kinésithérapie cardio-vasculaire et autres domaines essentiels à connaître.  Les principales spécialités en kinésithérapie La kinésithérapie ne se limite pas aux massages ou à la rééducation après une blessure. Aujourd’hui, il existe de nombreuses spécialités kiné permettant d’accompagner des patients souffrant de pathologies très différentes : troubles respiratoires, douleurs musculo-squelettiques, rééducation neurologique, récupération sportive ou encore troubles de l’équilibre. Chaque kinésithérapeute développe une expertise spécifique selon son parcours, ses formations complémentaires et les besoins des patients qu’il accompagne. Comprendre les différentes spécialités permet donc de mieux choisir son professionnel de santé et d’obtenir une prise en charge réellement adaptée. Dans cet article, découvrez les principales spécialités en kinésithérapie, leurs domaines d’intervention et les critères pour trouver le kiné qui correspond à votre situation.  Définition d’une spécialité kiné et rôle du kinésithérapeute Le masseur kinésithérapeute est un professionnel de santé titulaire du diplôme d’État de masseur kinésithérapeute. Son rôle consiste à prévenir, maintenir ou restaurer les capacités fonctionnelles des patients grâce à différentes techniques de rééducation. La profession intervient dans de nombreux domaines : Même si tous les kinés possèdent une base commune de compétences, certains choisissent ensuite de développer une véritable expertise kinésithérapeute dans un domaine précis grâce à des formations spécifiques. Ces spécialisations sont particulièrement importantes car chaque patient présente des besoins différents. Un sportif de haut niveau n’aura pas les mêmes attentes qu’une personne âgée souffrant de troubles de l’équilibre ou qu’un patient atteint d’une pathologie respiratoire chronique. La spécialisation permet donc au kiné d’utiliser des techniques spécifiques plus adaptées à certaines pathologies et d’optimiser la rééducation.  Les différentes spécialités en kinésithérapie La kinésithérapie respiratoire joue un rôle essentiel dans la prise en charge des pathologies pulmonaires et respiratoires. Le kiné respiratoire intervient notamment auprès des patients atteints de : Chez les nourrissons et les enfants, la rééducation respiratoire peut également être indiquée en cas de bronchiolite ou d’encombrement bronchique. L’objectif du kinésithérapeute est d’améliorer la ventilation pulmonaire, faciliter l’évacuation des sécrétions et réduire les difficultés respiratoires. La rééducation respiratoire repose sur différentes techniques : Cette spécialité kiné nécessite des compétences techniques précises ainsi qu’une excellente connaissance des pathologies respiratoires.  Kinésithérapie neurologique La kinésithérapie neurologique concerne les patients atteints de troubles du système nerveux. Elle intervient notamment dans la prise en charge : Le kiné travaille sur : Cette spécialité nécessite une approche individualisée et progressive, car les capacités des patients peuvent évoluer dans le temps. La rééducation neurologique demande également une forte dimension humaine et psychologique afin d’accompagner les patients dans leur autonomie quotidienne. Kinésithérapie pédiatrique La kinésithérapie pédiatrique est dédiée aux nourrissons, enfants et adolescents. Le kinésithérapeute prend en charge : Le travail du professionnel repose sur des exercices adaptés à l’âge de l’enfant et à son développement moteur. La relation avec les parents fait également partie intégrante de la prise en charge. Kinésithérapie sportive La kinésithérapie sport est aujourd’hui l’une des spécialités les plus recherchées. Le kinésithérapeute sport accompagne aussi bien les sportifs amateurs que professionnels. Ses missions sont multiples : Le kiné sport intervient fréquemment après : L’objectif est de permettre un retour au sport dans les meilleures conditions tout en limitant les risques de récidive. Cette spécialité nécessite une excellente connaissance biomécanique ainsi qu’une compréhension fine des contraintes sportives. Kinésithérapie gériatrique Avec le vieillissement de la population, la kinésithérapie gériatrique occupe une place de plus en plus importante. Cette spécialité vise à maintenir l’autonomie des personnes âgées et prévenir les complications liées à l’âge. Le kiné intervient notamment sur : La rééducation vestibulaire peut également être utilisée afin de traiter certains vertiges et troubles de l’équilibre fréquents chez les seniors. Kinésithérapie périnéale et pelvienne Cette spécialité concerne principalement la rééducation du périnée et des troubles pelviens. Elle est indiquée : Le kiné accompagne également certains hommes souffrant de troubles urinaires ou de douleurs pelviennes. Cette prise en charge repose sur des techniques spécifiques adaptées à chaque patient. Après avoir découvert les différentes spécialités kiné, une question essentielle se pose : comment choisir celle qui correspond réellement à ses besoins ? Comment choisir sa spécialité kiné selon ses besoins ? Le choix d’une spécialité kiné dépend avant tout de votre pathologie, de vos symptômes et de vos objectifs de rééducation. Un patient souffrant de douleurs lombaires chroniques ne recherchera pas le même professionnel qu’un sportif en récupération après blessure ou qu’une personne atteinte d’une pathologie respiratoire. L’idéal est d’identifier clairement : Le médecin traitant ou un spécialiste peut également orienter vers la spécialité la plus adaptée. Conseils pour bien orienter son parcours Pour trouver le bon kinésithérapeute, plusieurs critères peuvent être pris en compte : Il est également utile de vérifier si le professionnel travaille régulièrement avec des patients présentant des problématiques similaires aux vôtres. Aujourd’hui, certaines plateformes permettent aussi de rechercher un kiné selon sa spécialité, sa localisation ou ses disponibilités afin de simplifier le parcours de soins.  Bénéfices d’une prise en charge par un kinésithérapeute spécialisé Consulter un kiné spécialisé permet généralement d’obtenir une prise en charge plus précise et plus efficace. Le professionnel maîtrise des techniques adaptées à certaines pathologies spécifiques et dispose souvent d’une expérience approfondie dans son domaine. Les bénéfices sont nombreux : Pour les patients souffrant de pathologies complexes ou chroniques, cette expertise peut faire une réelle différence dans la qualité des soins. Questions fréquentes sur les spécialités kiné Faut-il une prescription médicale pour consulter un kiné spécialisé ? En France, une prescription médicale est généralement nécessaire pour bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie. Cependant, certains actes peuvent être réalisés en accès direct selon les situations et les évolutions réglementaires. Comment savoir si un kinésithérapeute est spécialisé ? Un kiné spécialisé possède souvent : Les informations sont généralement disponibles sur le site du praticien ou lors de la prise de rendez-vous. Combien coûte une séance avec un kiné spécialisé ? Le prix dépend : Certaines spécialités peuvent entraîner des coûts plus élevés selon les techniques utilisées. Les spécialités kiné permettent aujourd’hui d’apporter des réponses adaptées à des pathologies très

Lire la suite »
sincerely media inoZpsBQRqk unsplash
Développer son activité

Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. Ensuite, placez vos mains à plat au niveau des épaules, comme pour effectuer une pompe, puis poussez lentement sur vos bras

Lire la suite »
kelly sikkema MNRBuzbpc unsplash
Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

Lire la suite »
Retour en haut

La solution d’agenda tout-en-un pour les professionnels de santé qui aiment faire des économies tout en optimisant leur planning. Déjà plus de 2000 libéraux satisfaits.