Congé maternité pour les kinés libérales : vos droits et indemnités

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Dernière modification le 07/01/2024
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Sommaire

Le constat est accablant, 95% des femmes exerçant en libéral financent leurs congés mat avec leurs propres économies ou grâce à l’aide de leurs proches et 5% déclarent avoir recours à un prêt. En effet durant son congé maternité, la femme exerçant une profession libérale devra continuer à s’acquitter des appels provisionnels de charges adressés par les organismes sociaux, (URSSAF, CARPIMKO…) et les indemnités versées lui serviront essentiellement à pouvoir continuer à les payer. 

Dans cet article, vous trouverez tout ce que vous avez besoin de savoir pour bénéficier pleinement des indemnités auxquelles vous avez droit. Soyez attentives, car vous allez le voir, tout ne tient parfois qu’à une case bien cochée…

 
 

Le congé maternité : conditions, durée et indemnités

 

🔹 Avec la CPAM

 

En tant que kiné vous êtes affiliée au régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC), vous avez donc le droit – sous certaines conditions que nous allons vous détailler ci-après – à :        

  • une allocation forfaitaire de repos maternel

  • des indemnités journalières

 

Les conditions à respecter pour la prise en charge du congé maternité

 

Il vous faudra :

  • Justifier de 10 mois d’affiliation à la date prévue de votre accouchement

  • Cesser toute activité professionnelle pendant la période de perception et ce, au moins pendant 8 semaines dont 6 après l’accouchement

 

La durée légale du congé maternité

 

Le congé maternité comprend un congé prénatal et un congé postnatal. Sa durée légale varie selon :

  • le nombre d’enfants que vous attendez ;

  • le nombre d’enfants que vous avez déjà eus.

Vous pouvez choisir de prendre un congé maternité plus court que la durée maximale légale qui vous est présentée, mais attention, pour percevoir vos indemnités journalières vous devez cesser votre activité professionnelle pendant au moins 8 semaines dont 6 après l’accouchement.

 

kiné durée congé maternité

Source : Ameli.fr

 

Les indemnités journalières

 

Elles s’élevaient à 56,35€/jour au 1er janvier 2020 pendant 16 semaines maximum, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu.

 

Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour bénéficier d’une prise en charge, il vous faudra (en plus de respecter les conditions énoncées plus haut ) envoyer à la CPAM :

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates du congé maternité. C’est votre médecin qui vous le fournira ou qui le transmettra lui-même lors de votre consultation pour la déclaration de grossesse à la fin du premier trimestre.

  • Une attestation sur l’honneur de votre part stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre congé maternité​

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales. Pour obtenir cette attestation, il suffit de vous connecter à «Votre Espace» et d’aller dans « Documents/Attestations/Attestation de vigilance », « Demander une attestation »  et de sélectionnez « Attestation de vigilance ». Celle-ci se génère automatiquement, vous n’avez plus qu’à ouvrir le fichier PDF et l’imprimer.

 

Le cas particulier de l’adoption

 

En cas d’adoption, vous percevez également des indemnités journalières forfaitaires d’interruption d’activité pendant toute la durée de votre cessation d’activité. La durée d’indemnisation maximale pour une adoption simple est de 84 jours soit 12 semaines.

👉 Plus d’information concernant le congé d’adoption sur le carnet de maternité (p.31)

 

L’allocation forfaitaire de repos maternel

 

Cette allocation s’éleve à 3 428 euros au 1er janvier 2020. Elle est non soumise à condition de cessation d’activité.

Elle est versée en deux fois : pour moitié au début de votre congé maternité (selon le département, de manière automatique ou demande à faire par écrit) et pour l’autre moitié à l’issue des 8 premières semaines de congé (fournir l’extrait de naissance ou une photocopie du livret de famille)

En cas d’adoption, vous percevez une allocation forfaitaire de repos maternel, versée à la date de l’arrivée de l’enfant. Elle est égale à la moitié de l’allocation attribuée aux femmes qui accouchent.

 

🔹 Avec votre prévoyance et mutuelle

 

N’oubliez pas de vous renseigner auprès de votre prévoyance et de votre mutuelle (ainsi que celle de votre conjoint !) car certains contrats prévoient une prime de naissance ce qui permet un petit coup de pouce 😉

🔹 Avec la CARPIMKO

 

La Carpimko offre 100 points retraite supplémentaires 🚀. Pour en bénéficier, vous devez leur écrire un courrier en AR avec une copie de l’acte de naissance et/ou livret de famille dès la naissance de votre enfant.

Vous pouvez faire cette démarche via votre Espace Personnel, rubrique « Nous écrire ou nous transmettre des documents ».

 

congé pathologique pour les kinés en libéral

 

Le congé pathologique ( 14 jours avant le congé légal)

 

On ne va pas vous l’apprendre, votre métier est physique 🥵 puisque votre quotidien c’est de mobiliser, lever et porter vos patient.e.s. En fonction de vos spécialités, vous êtes même parfois amenée à faire des kilomètres en voiture ou en vélo. 

Aussi, nombreuses sont les kinés enceinte à ne pas pouvoir attendre la date légale de début de congé maternité et doivent être arrêtées bien avant, par leur médecin ou leur gynécologue. Or, ici aussi, nous vous conseillons d’être attentives !

 

🔹 Avec la CPAM

 

1. Les conditions et indemnités journalières

 

En cas d’état pathologique, votre congé peut débuter 14 jours avant la date légale du congé maternité (mais il peut être pris n’importe quand pendant votre grossesse). Il vous sera versé des indemnités journalières d’un montant de 56,35 €/jour, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu, et ce, pendant 14 jours (sans carence) maximum.

 

2. Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour toucher vos indemnités, il faut envoyer à la CPAM dans les 48h suivant l’arrêt :

 

  • L’arrêt de travail initial ou de prolongation (si vous étiez déjà en arrêt) de votre médecin (gynécologue, généraliste ou bien sage-femme) sur lequel, la case : «en rapport avec une grossesse pathologique » doit être cochée. Le motif de l’arrêt peut être une menace d’accouchement prématuré (MAP), contractions, asthénie, col court, … en fonction de votre cas et selon le diagnostic de votre médecin.

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates de l’arrêt 

  • Une attestation sur l’honneur de votre part, stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre arrêt maladie​

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales (voir plus haut pour savoir comment l’obtenir)

 

🔹 Avec votre prévoyance 

 

Certains contrats prévoient des indemnités journalières, après le délai de carence pour lequel on a signé. 

En général, ils demandent de leur transmettre: 

  • une copie de l’arrêt de travail

  • un justificatif des dates de congé de maternité

  • et souvent il faut que le médecin remplisse un questionnaire fourni par la prévoyance (renseignez-vous bien auprès de votre prévoyance avant votre rdv chez votre médecin)

 

Découvrez notre podcast « Maddie conversation avec un kiné »

L’arrêt de travail au cours de votre grossesse (en dehors du congé pathologique)

 

Il est possible que les 14 jours de congé pathologique ne suffisent pas et que votre état de santé nécessite un arrêt de travail plus précoce.

 

🔹 Avec la CPAM

 

1. Les conditions et indemnités journalières

 

Vous pouvez bénéficier d’indemnités journalières forfaitaires d’un montant de 45,55€/jour durant 90 jours maximum (- 3 jours de carence soit 87 jours), auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu.

 

2. Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour toucher ces indemnités, il faut envoyer à la CPAM dans les 48h après l’arrêt :

  • L’arrêt de travail initial de notre médecin (gyneco, généraliste ou bien sage-femme mais arrêt limité à 14 jours dans ce cas-là) sur lequel la case « en rapport avec une grossesse pathologique » ne doit pas être cochée. Il faut qu’il y ait noté comme motif médical « difficulté médicale liée à la grossesse ».

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates de l’arrêt

  • Une attestation sur l’honneur de votre part, stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre arrêt maladie.                                

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales (Cf : voir plus haut pour savoir comment l’obtenir)  


Votre arrêt de travail devrait être visible sur votre Espace Ameli Perso dans l’onglet « Arrêt de travail », dans les jours suivants votre envoi. Si celui-ci n’apparaît pas, n’hésitez pas à contacter votre CPAM. Surveillez vos versements, les IJ sont censées être versées sur votre compte personnel tous les 15 jours (délais du 1er versement plus ou moins long).

 

🔹 Avec votre prévoyance 

 

Idem que pour le congé pathologique

 

🔹 Avec la CARPIMKO

 

1. Allocations journalières au delà de 90 jours d’arrêt

 

Vous pouvez percevoir des indemnités au-delà de 90 jours d’arrêt à condition qu’il n’y ait pas eu d’interruption et que tous les arrêts aient été réalisés par le même médecin. Ces 90 jours peuvent comprendre les semaines de congé maternité, à condition d’avoir un arrêt de travail du médecin couvrant ces semaines-là.

L’allocation journalière est de 55,44€, avec une majoration pour enfant à charge de 16,63 /jour/enfant. Pour plus d’informations, c’est ici.

 

2. Remboursement de vos cotisations au delà de 6 mois d’arrêt

 

Pour obtenir ce remboursement, il faut pouvoir justifier d’une incapacité professionnelle totale pendant au moins six mois au cours d’une même année (consécutifs ou non).

Pour plus d’informations, ici.

 

3. Préparer son dossier

 

Dans les deux cas, pour bénéficier de ces aides, vous devrez faire une demande de dossier auprès de la CARPIMKO, le remplir, et joindre à celui-ci les documents suivants :

  • Une lettre expliquant votre situation, ou pourquoi votre arrêt a dépassé 90 jours consécutifs. N’oubliez pas de mentionner la date du début de votre arrêt, et de rappeler que vous faites une demande d’indemnités auxquelles vous avez droit. Si vous pouvez justifier que votre ou vos arrêts (consécutifs ou non) ont dépassé six mois au cours d’une même année, vous pouvez aussi demander l’exonération des cotisations. 

  • Une lettre du médecin qui certifie la date de début de votre arrêt, le motif et l’estimation de sa durée

  • Une photocopie de tous vos AT (peu importe si cochés en rapport avec la grossesse ou non)

  • Une photocopie de toutes vos ordonnances, certificats d’hospitalisation, etc (tout ce qui peux justifier de votre impossibilité de travailler

  • La déclaration de cessation d’activité suite à un arrêt de travail, disponible ici

  • Une photocopie de votre déclaration d’impôt (si enfant à charge)

  • Une photocopie de votre livret de famille et l’original des actes de naissance des enfants si c’est votre demande concerne votre post-partum.

Le tout sera à envoyer au médecin conseil en recommandé avec accusé de réception.

Vous voilà fin prête à entamer vos procédures administratives en vue de cet heureux évènement qui vous attend ! Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter tout le meilleur, et prenez soin de vous ! ❤️

kiné congès maladie pour grossesse

 

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Bain froid en kiné: effets, protocole et précautions

Le bain froid en kiné est-il utile pour récupérer? Après un match, une séance très intense ou une reprise d’entraînement, vos patients cherchent à calmer les courbatures et à retrouver de bonnes sensations dès le lendemain. Le bain froid peut aider sur ce point, à condition de viser le bon objectif. Il soulage à court terme, mais il n’a pas le même intérêt après un travail de force ou d’hypertrophie. Voici les effets à attendre, le protocole utile, les limites et les précautions à intégrer dans votre pratique. L’article en bref Qu’est-ce qu’un bain froid en kinésithérapie? En kinésithérapie, le bain froid correspond à une immersion contrôlée dans une eau froide, sur une zone précise ou sur une plus grande partie du corps, pour soulager après l’effort et améliorer la récupération. En pratique, l’eau se situe entre 10 et 15 °C. Cette plage permet une exposition utile sans descendre vers des températures plus agressives, dont l’intérêt reste mal établi pour la récupération courante. Après une course, un match ou une séance jambes, vous pouvez orienter un patient vers une immersion des membres inférieurs. Si l’effort a mobilisé une zone plus large, l’immersion peut monter plus haut. Face à une douche froide, le bain froid apporte deux avantages concrets: une température stable et une durée d’exposition mieux contrôlée. Sous la douche, l’eau varie, le corps n’est pas immergé de façon homogène et l’effet sur la récupération musculaire reste moins constant. Le bain froid en kiné agit surtout sur la récupération à court terme Quand les courbatures dominent ou que les jambes paraissent lourdes après l’effort, le bain froid peut améliorer le ressenti dans les heures qui suivent. Le froid provoque une vasoconstriction, c’est-à-dire un resserrement des vaisseaux sanguins. Après la sortie de l’eau, la circulation reprend progressivement, ce qui participe à une sensation de légèreté et de récupération. Cela ne fait pas disparaître la fatigue d’un gros bloc d’entraînement, mais le confort perçu peut s’améliorer nettement à court terme. Les données disponibles vont dans ce sens. Une synthèse publiée en 2022, sur 32 essais randomisés et plus de 1 800 participants, montre un effet statistiquement significatif mais modeste sur les courbatures à 24 et 48 heures. Elle rapporte aussi un gain sur la récupération de la force maximale à 24 heures, de l’ordre de 5 à 8 %. La fatigue perçue diminue aussi à 24 heures. Exemple: sur un tournoi de deux jours, un joueur qui doit rejouer rapidement a plus d’intérêt à utiliser ce levier qu’après une séance isolée de renforcement. Dans quels cas un kiné peut-il proposer un bain froid? L’intérêt du bain froid dépend de l’objectif visé juste après l’effort. Quand un patient doit rejouer, s’entraîner de nouveau ou retrouver rapidement du confort, il devient pertinent. Vous pouvez l’envisager après un effort très intense, surtout quand le temps de récupération est court. C’est le cas après un match, une séance de fractionné exigeante, une reprise du sport après une coupure ou une forte surcharge des membres inférieurs. Dans ces situations, le bain froid agit surtout sur la douleur perçue et le confort de récupération à court terme. En cas de tendinite, gardez une idée simple: le froid peut soulager, mais il ne traite pas la cause. Pour une tendinopathie, vous ajustez surtout la charge, les exercices et le rythme de reprise. Même logique après une entorse récente. Le froid peut aider sur la douleur, mais le protocole dépend du bilan et de la phase de cicatrisation. Après une opération, demandez toujours la validation du médecin ou du chirurgien avant toute immersion. Conseil d’expert: réservez ce levier aux moments où la récupération rapide compte vraiment. Si l’objectif principal porte sur l’adaptation au renforcement, mieux vaut choisir une autre stratégie. Quels protocoles de bain froid utiliser selon l’objectif? Pour que le bain froid reste utile, trois paramètres comptent vraiment: la température, la durée et le moment d’utilisation. Objectif Température Durée Moment conseillé Idéal pour Récupération post-match 10 à 15 °C 10 à 15 min Dans les 30 à 60 min Compétition, efforts rapprochés Courbatures marquées 10 à 15 °C 10 min Après une séance très intense DOMS, jambes lourdes Surcharge ponctuelle 10 à 15 °C 10 à 12 min Le jour même Bloc de charge court Reprise rapprochée 12 à 15 °C 8 à 10 min Après la première séance Retour rapide à l’entraînement Le protocole le plus utile reste le suivant: 10 à 15 °C pendant 10 à 15 minutes. Au-delà de 20 minutes, le risque augmente sans gain documenté sur la récupération. Le moment d’application compte aussi. Pour viser la récupération, placez l’immersion dans les 30 à 60 minutes après l’effort. Réservez ce protocole aux séances très intenses, aux compétitions, aux blocs de charge ou aux périodes où un patient doit récupérer vite. Une fréquence de 2 à 3 fois par semaine peut convenir dans une logique de performance. Pour un premier essai, réduisez la durée et faites entrer le patient progressivement dans l’eau. Le bain froid peut-il freiner les gains musculaires? Après une séance de renforcement, la décision change. Ici, la priorité est de laisser le muscle s’adapter à l’entraînement. Une immersion répétée en eau froide, juste après un travail orienté hypertrophie ou gain de force, peut atténuer ces adaptations. Des travaux relayés par Pros Training Thérapie montrent une baisse marquée de l’hypertrophie dans les groupes exposés à l’immersion en eau froide, même si le nombre d’études et de participants reste limité. D’autres données évoquent une réduction du flux sanguin musculaire de 55 à 75 %, avec un impact possible sur les apports nécessaires à la synthèse protéique. En pratique, si l’objectif principal du patient est la prise de masse ou la progression en force, évitez de faire du bain froid un réflexe après chaque séance. En revanche, si ce patient doit enchaîner les efforts dans un calendrier serré, son intérêt redevient plus concret. Tout se joue donc sur l’objectif du moment. Bain froid, cryothérapie ou douche froide: quelle différence? Ces solutions n’exposent pas le corps au froid de la même façon. Avant de choisir, regardez surtout ce que vous

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Protrusion: que faut-il comprendre pour bien l’interpréter?

Vous recevez un patient avec une IRM qui mentionne une protrusion, mais le compte-rendu ne suffit pas à expliquer la douleur ni la conduite à tenir. Faut-il penser à une hernie discale, à une irritation radiculaire ou à une découverte sans lien direct avec les symptômes? Dans la plupart des cas, ce terme décrit d’abord un bombement ou une saillie. Le plus courant est la protrusion discale, mais ce mot existe aussi dans d’autres contextes médicaux. Voici les points utiles pour l’interpréter avec justesse. L’article en bref Qu’est-ce qu’une protrusion? Dans un dossier médical, ce mot décrit d’abord une forme que vous devez replacer dans son contexte clinique. Une protrusion désigne une saillie, une avancée ou un bombement d’un tissu ou d’un organe. À lui seul, le terme ne précise ni la cause, ni la gravité, ni le traitement. Dans le domaine du dos, il renvoie le plus souvent à une protrusion discale. La même idée de saillie existe aussi ailleurs dans le corps, par exemple dans la hernie hiatale, qui concerne la zone entre l’abdomen et le thorax. Gardez donc ce point en tête: le mot protrusion ne signifie pas automatiquement hernie discale et ne renvoie pas non plus toujours à un trouble digestif. La protrusion discale correspond à quel changement dans le disque intervertébral? Pour relier l’imagerie au tableau clinique, il faut revenir au rôle mécanique du disque. Entre deux vertèbres, le disque intervertébral amortit les contraintes. Il comprend un noyau plus souple au centre et un anneau fibreux autour. En cas de protrusion discale, le disque se bombe vers l’extérieur, mais l’anneau garde sa continuité ou se distend sans rupture complète. Autrement dit, le disque déborde de son contour habituel sans former d’emblée une hernie franche. Avec le temps, ce disque perd de l’eau, se déshydrate et absorbe moins bien les contraintes. Les premières protrusions apparaissent en moyenne vers 35 à 40 ans. C’est pourquoi ce terme revient très régulièrement sur les IRM, y compris chez des patients qui n’ont pas de douleur marquée. Quelle différence entre protrusion et hernie discale? Cette distinction change la façon d’interpréter l’image, mais aussi le niveau de vigilance clinique. Dans une protrusion discale, le disque forme un bombement diffus. Dans une hernie discale, le noyau pousse plus nettement à travers l’anneau, avec un déplacement plus focal. Le risque d’irritation d’un nerf augmente alors. Vous pouvez retrouver une douleur qui descend dans le bras, comme dans une névralgie cervico-brachiale, ou dans la jambe, comme dans une sciatique ou une cruralgie. L’image ne suffit toutefois pas à elle seule. Une protrusion visible peut ne provoquer aucun symptôme, tandis qu’une atteinte modérée à l’IRM peut s’accompagner d’une douleur marquée. Pour interpréter correctement le résultat, vous devez croiser l’imagerie avec les symptômes, l’examen clinique et l’évolution dans le temps. Critère Protrusion discale Hernie discale Hernie hiatale Zone concernée Disque intervertébral Disque intervertébral Passage entre l’abdomen et le thorax Mécanisme Bombement du disque Déplacement plus marqué du noyau Remontée d’une partie de l’estomac Symptômes dominants Douleur locale, raideur, aucun symptôme dans certains cas Douleur locale avec irradiation, fourmillements, déficit possible Reflux, brûlures, gêne après les repas, ballonnements Examen de référence IRM IRM Évaluation digestive selon le contexte médical Prise en charge Antalgiques, kinésithérapie, activité adaptée Traitement conservateur, infiltration, chirurgie dans des cas ciblés Mesures hygiéno-diététiques, traitement anti-reflux, avis spécialisé si besoin Où une protrusion discale peut-elle apparaître dans la colonne ? La localisation oriente déjà le type de douleur, la distribution des symptômes et les tests à privilégier. Tous les étages du rachis, c’est-à-dire de la colonne vertébrale, peuvent être touchés: cervical, dorsal ou lombaire. En pratique, la zone lombaire est la plus concernée, puis la zone cervicale; la zone dorsale l’est moins. Au niveau cervical, la douleur se situe plutôt dans la nuque, entre les omoplates ou vers le bras. Plus bas, une protrusion lombaire provoque surtout une gêne dans le bas du dos, la fesse, la hanche ou la jambe lorsqu’un nerf est irrité. Quels symptômes une protrusion discale peut-elle provoquer? Face à une IRM rassurante en apparence ou, au contraire, à un compte-rendu impressionnant, le vrai tri se fait sur la clinique. Une grande partie des protrusions discales reste asymptomatique, c’est-à-dire sans douleur ni gêne. Une donnée très citée évoque jusqu’à 80 % de cas sans douleur. Quand des symptômes apparaissent, ils prennent d’abord la forme d’une douleur locale: lombalgie, cervicalgie, raideur, contracture musculaire ou gêne au mouvement. Au niveau cervical, certains patients décrivent aussi des maux de tête, une fatigue musculaire ou une sensation de vertige liée à la tension du cou [4]. Le tableau change si une racine nerveuse est irritée. Dans ce cas, la douleur peut descendre dans le bras ou dans la jambe, avec des fourmillements, une sensation de décharge électrique, voire une baisse de force. Au quotidien, cela peut perturber le sommeil, la conduite ou l’activité professionnelle. Comment diagnostiquer une protrusion et interpréter une IRM? L’IRM apporte une image utile, mais elle ne remplace ni l’examen clinique ni le raisonnement thérapeutique. L’IRM est l’examen de référence pour étudier le disque et les tissus mous. Elle montre la teneur en eau du disque, sa hauteur, son bombement et un éventuel contact avec une racine nerveuse. Mais une protrusion visible à l’IRM n’explique pas automatiquement la douleur. Le médecin confronte l’image à la zone douloureuse, à l’examen clinique et à l’évolution des symptômes. Exemple: un patient consulte pour une douleur cervicale apparue après plusieurs semaines de tension au bureau. L’IRM décrit une protrusion discale cervicale modérée. Si la douleur reste localisée, sans irradiation ni déficit, la prise en charge repose le plus souvent sur des traitements conservateurs, de la kinésithérapie et une reprise progressive du mouvement. Certaines approches spécifiques comme la méthode McKenzie peuvent aider à mieux gérer la douleur, améliorer la mobilité rachidienne et favoriser une reprise progressive des activités selon le profil du patient. Pour la consultation: compte-rendu, images, date de début des douleurs, localisation précise, mouvements aggravants et présence ou non de fourmillements donnent déjà une base utile pour interpréter l’examen et orienter la prise en charge. Maddie Doctor publie des contenus

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Kinésithérapie

Concours kiné : tout savoir pour intégrer une école de kinésithérapie

Vous vous demandez comment devenir kiné en France en 2026 ? PASS, LAS, STAPS, IFMK, sélection… comment ça fonctionne vraiment ? 👀 Maximisez vos chances d’intégrer une école. Chaque année, de nombreux étudiants souhaitent intégrer une école de kinésithérapie pour devenir masseur kinésithérapeute. Pourtant, lorsqu’ils effectuent leurs recherches, beaucoup utilisent encore le terme « concours kiné ». Cette expression reste populaire alors que les modalités d’admission ont profondément évolué depuis la réforme des études de santé et la disparition de la PACES. Aujourd’hui, l’accès aux études de kinésithérapie repose principalement sur le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé), la LAS (Licence Accès Santé) ou certaines licences universitaires partenaires. Même si le concours kiné n’existe plus sous sa forme historique, la sélection demeure exigeante et nécessite un excellent dossier ainsi qu’une préparation rigoureuse. Que vous soyez lycéen, étudiant en réorientation ou simplement à la recherche d’informations sur les études kiné, il est essentiel de comprendre les différentes voies d’accès, le fonctionnement des IFMK, les critères d’admission et les débouchés de la profession. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour intégrer un Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) et obtenir le diplôme d’État de masseur kinésithérapeute Comment accéder aux études de kinésithérapie en France ? L’accès aux études de kinésithérapie en France a connu plusieurs évolutions au cours des dernières années. Autrefois, les étudiants passaient par la PACES avant de se présenter à un concours extrêmement sélectif. Désormais, les universités proposent plusieurs parcours permettant de candidater à un IFMK. L’objectif de cette réforme est de diversifier les profils des futurs professionnels de santé tout en offrant davantage de possibilités de réorientation aux étudiants. Selon les universités et les conventions conclues avec les instituts de formation, plusieurs voies permettent aujourd’hui d’intégrer une école de kinésithérapie. Les voies d’accès principales : PASS et LAS Le PASS et la LAS constituent actuellement les principales portes d’entrée vers les études de kinésithérapie. Le PASS, ou Parcours d’Accès Spécifique Santé, correspond à une première année universitaire fortement orientée vers les sciences et les études de santé. Les étudiants suivent des enseignements en biologie, anatomie, physiologie, physique chimie, santé publique et biostatistiques. Cette année est réputée pour son niveau d’exigence élevé et son rythme soutenu. Le PASS permet de candidater à plusieurs filières de santé, notamment médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie et kinésithérapie. Les places étant limitées, seuls les meilleurs dossiers sont retenus. La LAS, ou Licence Accès Santé, fonctionne différemment. L’étudiant s’inscrit dans une licence classique tout en suivant une option santé. Il peut ainsi préparer une candidature aux études de santé tout en avançant dans un cursus universitaire traditionnel. Cette formule présente plusieurs avantages. Elle permet notamment d’obtenir des crédits ECTS valorisables en cas de réorientation et réduit le risque de perdre une année universitaire. Parmi les licences les plus fréquemment choisies dans le cadre d’une LAS, on retrouve la biologie, la psychologie, le droit, les sciences économiques ou encore les STAPS. Les dispositifs PASS LAS représentent aujourd’hui la majorité des admissions dans les IFMK et constituent le parcours spécifique santé le plus emprunté par les futurs masseurs kinésithérapeutes. Cette formule offre davantage de possibilités de réorientation tout en permettant de candidater aux études de santé. À l’issue de cette première année, les candidatures sont examinées selon les résultats obtenus et les critères définis par chaque université partenaire des IFMK. La licence STAPS comme alternative La licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) constitue une alternative de plus en plus prisée par les étudiants souhaitant devenir kinésithérapeute. Cette formation universitaire permet d’acquérir de solides connaissances sur le corps humain, le mouvement, la biomécanique et la physiologie de l’effort. Ces enseignements présentent de nombreuses similitudes avec ceux dispensés dans les études de masso kinésithérapie. Certaines universités ont mis en place des passerelles spécifiques entre les licences STAPS et les IFMK. Les meilleurs étudiants peuvent ainsi intégrer une école de kinésithérapie sans nécessairement passer par un PASS ou une LAS. Cette voie attire particulièrement les profils intéressés par le sport, la rééducation fonctionnelle et la prévention des blessures. Les autres parcours possibles Outre le PASS, la LAS et la licence STAPS, d’autres parcours universitaires peuvent permettre d’accéder aux études kiné. Parmi eux figurent notamment : Les modalités d’admission varient selon les établissements. Chaque IFMK travaille avec des universités partenaires et dispose de critères de sélection spécifiques. Il est donc essentiel de consulter les informations publiées par les écoles et les universités avant de déposer sa candidature. Maintenant que vous connaissez les différentes voies, voyons en détail ce qui vous attend concrètement. Le parcours pour devenir masseur kinésithérapeute Les prérequis et le niveau bac requis Aucun baccalauréat n’est officiellement obligatoire pour accéder aux études de kinésithérapie. Toutefois, les profils scientifiques disposent généralement d’un avantage important. Les spécialités recommandées au lycée sont : Ces matières permettent d’acquérir les bases nécessaires pour réussir dans les études de santé et comprendre les enseignements dispensés en première année universitaire. La sélection sur dossier et les critères d’admission Depuis la disparition progressive du concours kiné traditionnel, l’admission en IFMK repose principalement sur l’étude du dossier universitaire. Les établissements évaluent notamment : La durée et le contenu de la formation en IFMK Le parcours complet représente aujourd’hui cinq années d’études après le baccalauréat. Il comprend : La formation masso kinésithérapie combine enseignements théoriques, travaux pratiques, simulations et stages cliniques. Les étudiants abordent notamment : Les stages occupent une place essentielle dans le cursus et permettent de développer progressivement les compétences nécessaires à la prise en charge des patients. À l’issue de la formation, les étudiants obtiennent le diplôme d’État de masseur kinésithérapeute, reconnu dans toute la France. Comment réussir son admission en école de kiné ? Les matières clés à maîtriser : sciences, physique-chimie, SVT Les matières scientifiques jouent un rôle central dans la réussite des études kiné. Les candidats doivent posséder de solides connaissances en : Ces disciplines constituent le socle de nombreux enseignements suivis en PASS, LAS ou licence scientifique. Constituer un dossier de candidature solide Les notes ne sont pas

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