Congé maternité pour les kinés libérales : vos droits et indemnités

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Dernière modification le 07/01/2024
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Sommaire

Le constat est accablant, 95% des femmes exerçant en libéral financent leurs congés mat avec leurs propres économies ou grâce à l’aide de leurs proches et 5% déclarent avoir recours à un prêt. En effet durant son congé maternité, la femme exerçant une profession libérale devra continuer à s’acquitter des appels provisionnels de charges adressés par les organismes sociaux, (URSSAF, CARPIMKO…) et les indemnités versées lui serviront essentiellement à pouvoir continuer à les payer. 

Dans cet article, vous trouverez tout ce que vous avez besoin de savoir pour bénéficier pleinement des indemnités auxquelles vous avez droit. Soyez attentives, car vous allez le voir, tout ne tient parfois qu’à une case bien cochée…

 
 

Le congé maternité : conditions, durée et indemnités

 

🔹 Avec la CPAM

 

En tant que kiné vous êtes affiliée au régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC), vous avez donc le droit – sous certaines conditions que nous allons vous détailler ci-après – à :        

  • une allocation forfaitaire de repos maternel

  • des indemnités journalières

 

Les conditions à respecter pour la prise en charge du congé maternité

 

Il vous faudra :

  • Justifier de 10 mois d’affiliation à la date prévue de votre accouchement

  • Cesser toute activité professionnelle pendant la période de perception et ce, au moins pendant 8 semaines dont 6 après l’accouchement

 

La durée légale du congé maternité

 

Le congé maternité comprend un congé prénatal et un congé postnatal. Sa durée légale varie selon :

  • le nombre d’enfants que vous attendez ;

  • le nombre d’enfants que vous avez déjà eus.

Vous pouvez choisir de prendre un congé maternité plus court que la durée maximale légale qui vous est présentée, mais attention, pour percevoir vos indemnités journalières vous devez cesser votre activité professionnelle pendant au moins 8 semaines dont 6 après l’accouchement.

 

kiné durée congé maternité

Source : Ameli.fr

 

Les indemnités journalières

 

Elles s’élevaient à 56,35€/jour au 1er janvier 2020 pendant 16 semaines maximum, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu.

 

Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour bénéficier d’une prise en charge, il vous faudra (en plus de respecter les conditions énoncées plus haut ) envoyer à la CPAM :

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates du congé maternité. C’est votre médecin qui vous le fournira ou qui le transmettra lui-même lors de votre consultation pour la déclaration de grossesse à la fin du premier trimestre.

  • Une attestation sur l’honneur de votre part stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre congé maternité​

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales. Pour obtenir cette attestation, il suffit de vous connecter à «Votre Espace» et d’aller dans « Documents/Attestations/Attestation de vigilance », « Demander une attestation »  et de sélectionnez « Attestation de vigilance ». Celle-ci se génère automatiquement, vous n’avez plus qu’à ouvrir le fichier PDF et l’imprimer.

 

Le cas particulier de l’adoption

 

En cas d’adoption, vous percevez également des indemnités journalières forfaitaires d’interruption d’activité pendant toute la durée de votre cessation d’activité. La durée d’indemnisation maximale pour une adoption simple est de 84 jours soit 12 semaines.

👉 Plus d’information concernant le congé d’adoption sur le carnet de maternité (p.31)

 

L’allocation forfaitaire de repos maternel

 

Cette allocation s’éleve à 3 428 euros au 1er janvier 2020. Elle est non soumise à condition de cessation d’activité.

Elle est versée en deux fois : pour moitié au début de votre congé maternité (selon le département, de manière automatique ou demande à faire par écrit) et pour l’autre moitié à l’issue des 8 premières semaines de congé (fournir l’extrait de naissance ou une photocopie du livret de famille)

En cas d’adoption, vous percevez une allocation forfaitaire de repos maternel, versée à la date de l’arrivée de l’enfant. Elle est égale à la moitié de l’allocation attribuée aux femmes qui accouchent.

 

🔹 Avec votre prévoyance et mutuelle

 

N’oubliez pas de vous renseigner auprès de votre prévoyance et de votre mutuelle (ainsi que celle de votre conjoint !) car certains contrats prévoient une prime de naissance ce qui permet un petit coup de pouce 😉

🔹 Avec la CARPIMKO

 

La Carpimko offre 100 points retraite supplémentaires 🚀. Pour en bénéficier, vous devez leur écrire un courrier en AR avec une copie de l’acte de naissance et/ou livret de famille dès la naissance de votre enfant.

Vous pouvez faire cette démarche via votre Espace Personnel, rubrique « Nous écrire ou nous transmettre des documents ».

 

congé pathologique pour les kinés en libéral

 

Le congé pathologique ( 14 jours avant le congé légal)

 

On ne va pas vous l’apprendre, votre métier est physique 🥵 puisque votre quotidien c’est de mobiliser, lever et porter vos patient.e.s. En fonction de vos spécialités, vous êtes même parfois amenée à faire des kilomètres en voiture ou en vélo. 

Aussi, nombreuses sont les kinés enceinte à ne pas pouvoir attendre la date légale de début de congé maternité et doivent être arrêtées bien avant, par leur médecin ou leur gynécologue. Or, ici aussi, nous vous conseillons d’être attentives !

 

🔹 Avec la CPAM

 

1. Les conditions et indemnités journalières

 

En cas d’état pathologique, votre congé peut débuter 14 jours avant la date légale du congé maternité (mais il peut être pris n’importe quand pendant votre grossesse). Il vous sera versé des indemnités journalières d’un montant de 56,35 €/jour, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu, et ce, pendant 14 jours (sans carence) maximum.

 

2. Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour toucher vos indemnités, il faut envoyer à la CPAM dans les 48h suivant l’arrêt :

 

  • L’arrêt de travail initial ou de prolongation (si vous étiez déjà en arrêt) de votre médecin (gynécologue, généraliste ou bien sage-femme) sur lequel, la case : «en rapport avec une grossesse pathologique » doit être cochée. Le motif de l’arrêt peut être une menace d’accouchement prématuré (MAP), contractions, asthénie, col court, … en fonction de votre cas et selon le diagnostic de votre médecin.

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates de l’arrêt 

  • Une attestation sur l’honneur de votre part, stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre arrêt maladie​

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales (voir plus haut pour savoir comment l’obtenir)

 

🔹 Avec votre prévoyance 

 

Certains contrats prévoient des indemnités journalières, après le délai de carence pour lequel on a signé. 

En général, ils demandent de leur transmettre: 

  • une copie de l’arrêt de travail

  • un justificatif des dates de congé de maternité

  • et souvent il faut que le médecin remplisse un questionnaire fourni par la prévoyance (renseignez-vous bien auprès de votre prévoyance avant votre rdv chez votre médecin)

 

Découvrez notre podcast « Maddie conversation avec un kiné »

L’arrêt de travail au cours de votre grossesse (en dehors du congé pathologique)

 

Il est possible que les 14 jours de congé pathologique ne suffisent pas et que votre état de santé nécessite un arrêt de travail plus précoce.

 

🔹 Avec la CPAM

 

1. Les conditions et indemnités journalières

 

Vous pouvez bénéficier d’indemnités journalières forfaitaires d’un montant de 45,55€/jour durant 90 jours maximum (- 3 jours de carence soit 87 jours), auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS et l’impôt sur le revenu.

 

2. Préparer son dossier auprès de la CPAM

 

Pour toucher ces indemnités, il faut envoyer à la CPAM dans les 48h après l’arrêt :

  • L’arrêt de travail initial de notre médecin (gyneco, généraliste ou bien sage-femme mais arrêt limité à 14 jours dans ce cas-là) sur lequel la case « en rapport avec une grossesse pathologique » ne doit pas être cochée. Il faut qu’il y ait noté comme motif médical « difficulté médicale liée à la grossesse ».

  • Un certificat médical signé du médecin indiquant les dates de l’arrêt

  • Une attestation sur l’honneur de votre part, stipulant que vous cessez votre activité professionnelle pour toute la durée de votre arrêt maladie.                                

  • L’attestation de vigilance de l’URSSAF stipulant que vous êtes à jour de vos cotisations sociales (Cf : voir plus haut pour savoir comment l’obtenir)  


Votre arrêt de travail devrait être visible sur votre Espace Ameli Perso dans l’onglet « Arrêt de travail », dans les jours suivants votre envoi. Si celui-ci n’apparaît pas, n’hésitez pas à contacter votre CPAM. Surveillez vos versements, les IJ sont censées être versées sur votre compte personnel tous les 15 jours (délais du 1er versement plus ou moins long).

 

🔹 Avec votre prévoyance 

 

Idem que pour le congé pathologique

 

🔹 Avec la CARPIMKO

 

1. Allocations journalières au delà de 90 jours d’arrêt

 

Vous pouvez percevoir des indemnités au-delà de 90 jours d’arrêt à condition qu’il n’y ait pas eu d’interruption et que tous les arrêts aient été réalisés par le même médecin. Ces 90 jours peuvent comprendre les semaines de congé maternité, à condition d’avoir un arrêt de travail du médecin couvrant ces semaines-là.

L’allocation journalière est de 55,44€, avec une majoration pour enfant à charge de 16,63 /jour/enfant. Pour plus d’informations, c’est ici.

 

2. Remboursement de vos cotisations au delà de 6 mois d’arrêt

 

Pour obtenir ce remboursement, il faut pouvoir justifier d’une incapacité professionnelle totale pendant au moins six mois au cours d’une même année (consécutifs ou non).

Pour plus d’informations, ici.

 

3. Préparer son dossier

 

Dans les deux cas, pour bénéficier de ces aides, vous devrez faire une demande de dossier auprès de la CARPIMKO, le remplir, et joindre à celui-ci les documents suivants :

  • Une lettre expliquant votre situation, ou pourquoi votre arrêt a dépassé 90 jours consécutifs. N’oubliez pas de mentionner la date du début de votre arrêt, et de rappeler que vous faites une demande d’indemnités auxquelles vous avez droit. Si vous pouvez justifier que votre ou vos arrêts (consécutifs ou non) ont dépassé six mois au cours d’une même année, vous pouvez aussi demander l’exonération des cotisations. 

  • Une lettre du médecin qui certifie la date de début de votre arrêt, le motif et l’estimation de sa durée

  • Une photocopie de tous vos AT (peu importe si cochés en rapport avec la grossesse ou non)

  • Une photocopie de toutes vos ordonnances, certificats d’hospitalisation, etc (tout ce qui peux justifier de votre impossibilité de travailler

  • La déclaration de cessation d’activité suite à un arrêt de travail, disponible ici

  • Une photocopie de votre déclaration d’impôt (si enfant à charge)

  • Une photocopie de votre livret de famille et l’original des actes de naissance des enfants si c’est votre demande concerne votre post-partum.

Le tout sera à envoyer au médecin conseil en recommandé avec accusé de réception.

Vous voilà fin prête à entamer vos procédures administratives en vue de cet heureux évènement qui vous attend ! Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter tout le meilleur, et prenez soin de vous ! ❤️

kiné congès maladie pour grossesse

 

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Prix séance kiné : comparez les tarifs et trouvez le bon professionnel

Découvrez le prix moyen d’une séance de kinésithérapie, les facteurs influençant les tarifs, les possibilités de remboursement par la Sécurité Sociale et la mutuelle, et des astuces pour réduire vos frais de kiné Prix séance kiné : tout savoir sur les tarifs pratiqués Les séances de kinésithérapie font partie des soins les plus courants en France, que ce soit pour une rééducation après une blessure, une pathologie chronique, une douleur musculaire ou articulaire, ou encore pour un suivi à long terme. Pourtant, beaucoup de patients ignorent encore combien coûte réellement une séance de kiné et pourquoi les tarifs peuvent varier d’un professionnel à l’autre. En France, le prix d’une séance de kinésithérapie n’est pas fixe : il dépend d’une série de critères bien précis. Le type d’acte effectué, la localisation du cabinet, l’expérience du kinésithérapeute, si le kiné est conventionné ou pas. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût total de sa prise en charge et savoir à quoi s’attendre en matière de remboursement par la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette page vous guide point par point pour mieux comprendre les tarifs pratiqués, les modalités de remboursement et les moyens de payer moins cher vos séances de kiné. Quel est le tarif d’une séance de kinésithérapie ? Le tarif d’une séance de kinésithérapie en France dépend principalement des actes réalisés et du statut du kinésithérapeute. Dans le cadre conventionné, les tarifs sont fixés par la Sécurité sociale via la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). En revanche, certains professionnels pratiquent des dépassements d’honoraires, ce qui peut augmenter le coût final pour le patient. Tarif d’une séance standard en cabinet Pour une séance de kinésithérapie classique, le tarif conventionnel est généralement compris entre 16,13 € et 25,80 €, selon l’acte réalisé. Ce prix correspond aux séances conventionnées, comme les rééducations musculaires ou articulaires. Ces tarifs peuvent augmenter si la séance concerne une prise en charge spécifique, comme la kinésithérapie respiratoire, la rééducation périnéale ou neurologique, qui nécessitent des compétences particulières. Il est important de préciser que lorsqu’un kinésithérapeute est conventionné, il applique les tarifs fixés par l’Assurance maladie. À l’inverse, un professionnel non conventionné et spécialisé peut librement fixer ses prix, ce qui entraîne souvent des coûts plus élevés et un remboursement réduit. Variations de prix selon la ville et le professionnel Le tarif d’une séance de kiné peut également varier selon la localisation du cabinet. Dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon ou Marseille, les prix ont tendance à être plus élevés que dans les zones rurales en raison du coût des loyers et de la demande plus forte. La notoriété, la spécialisation et l’expérience du kinésithérapeute peuvent également influencer le tarif : un praticien très demandé peut appliquer des compléments d’honoraires. Tarifs des séances de kiné à domicile Les séances de kinésithérapie à domicile sont souvent plus coûteuses que celles réalisées en cabinet, car elles incluent une indemnité forfaitaire de déplacement.En général, le prix d’une séance à domicile se situe entre 20 € et 30 €, selon la distance, la région et l’acte réalisé. Le tarif de l’acte reste le même que pour une séance en cabinet, mais s’y ajoutent : Ce type d’intervention est particulièrement fréquent pour les patients à mobilité réduite ou nécessitant une rééducation intensive.  Prise en charge et remboursement des séances de kiné Le remboursement des séances de kinésithérapie dépend du tarif conventionné fixé par l’Assurance Maladie, du lieu de réalisation de la séance (cabinet ou domicile) et de votre contrat mutuelle sante. Pour cela il est essentiel de comprendre comment fonctionne la prise en charge, depuis la Sécurité sociale jusqu’à votre mutuelle santé. Remboursement par la mutuelle santé La mutuelle intervient en complément du remboursement de la Sécurité sociale, sur un tarif conventionné . Quelles sont les conditions pour être remboursé ? – Une prescription médicale obligatoire – Séances réalisées par un kinésithérapeute conventionné – Les kinésithérapeutes non conventionnés sont libres de fixer leurs prix -Justification médicale pour les séances à domicile Pour être remboursées, les séances à domicile doivent être justifiées (mobilité réduite, handicap, post-opératoire…). Comment payer moins cher ses séances de kinésithérapie ? Même si les séances de kinésithérapie sont en grande partie remboursées par l’Assurance Maladie et la mutuelle, il existe plusieurs façons de réduire encore davantage le reste à charge. En faisant les bons choix, il est possible d’éviter les dépassements d’honoraires et d’optimiser la prise en charge selon votre situation. Choisir un kinésithérapeute conventionné La manière la plus simple de limiter les frais est de consulter un kinésithérapeute conventionné.Un kiné conventionné applique les tarifs fixés par la Sécurité sociale, ce qui garantit. À l’inverse, un kiné non conventionné fixe librement ses prix : la facture peut être nettement plus élevée, avec une prise en charge très faible par l’Assurance Maladie. Toujours le vérifier le statut du professionnel. Comparer les prix entre professionnels Les tarifs peuvent varier en fonction de la localisation et du niveau d’expertise du kinésithérapeute. Avant de choisir un praticien, il est pertinent de : Voir notre article sur dévélopper son activité hors nomenclature Foire aux questions sur le prix des séances de kiné 1. Quelle est la durée d’une séance de kinésithérapie ? 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Santé mentale des kinés : l’Ordre s’engage pour prévenir les risques psychosociaux

Santé mentale des kinés : l’Ordre s’engage pour prévenir les risques psychosociaux La Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, a rappelé une évidence : ce n’est pas qu’un rendez-vous symbolique, mais une réalité quotidienne pour des milliers de professionnels de santé. Parmi eux, les masseurs-kinésithérapeutes font face, chaque jour, à la douleur, à la fatigue et parfois à la détresse de leurs patients — tout en devant préserver leur propre équilibre psychique. En 2025, la santé mentale a été déclarée grande cause nationale. Une reconnaissance forte, qui met enfin en lumière les enjeux du bien-être psychique dans les métiers du soin. Car si les kinésithérapeutes soulagent les corps, ils sont aussi témoins — et parfois victimes — d’une charge émotionnelle considérable. Prendre soin des autres… sans s’oublier soi-même Isolement lié à l’activité professionnelle du cabinet, surcharge de travail, lourdeurs administratives, agressivité de certains patients : les sources de stress sont multiples. L’épuisement professionnel ou burn-out n’épargne pas les kinésithérapeutes. Conscient de ces difficultés, le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a fait de la prévention des risques psychosociaux (RPS) une priorité dès 2018. Objectif : protéger la santé mentale des praticiens, qu’ils soient étudiants, libéraux ou salariés, et leur offrir des ressources concrètes pour ne pas rester seuls face à la détresse psychologique. Des actions concrètes pour accompagner la profession Depuis plusieurs années, l’Ordre déploie un ensemble de dispositifs pour soutenir les kinés au quotidien : Une enquête nationale sur les conditions de travail a également permis de dresser un état des lieux des sources de stress et de leurs conséquences physiques et psychologiques. Une actualisation de ces données est actuellement en cours. Un outil d’évaluation du burn-out désormais accessible Pour aller plus loin, l’Ordre propose désormais le Maslach Burnout Inventory (MBI), un test d’autoévaluation scientifique reconnu qui permet à chaque kinésithérapeute de mesurer son niveau d’épuisement.Cet outil explore trois dimensions clés du burn-out : Chaque professionnel obtient trois scores distincts lui permettant de mieux comprendre son état et, si besoin, de solliciter un accompagnement.  Parler de santé mentale, un pas vers le mieux-être La santé mentale ne devrait pas être un sujet de circonstance, mais un réflexe professionnel. En faire un thème central, c’est reconnaître que la qualité des soins dépend aussi du bien-être de ceux qui les prodiguent. Les actions engagées par l’Ordre rappellent qu’il est possible — et nécessaire — de changer les mentalités. Parler de son stress, de sa fatigue ou de son épuisement n’est pas un signe de faiblesse, mais une preuve de lucidité et de professionnalisme. Au-delà du dispositif institutionnel, chaque kinésithérapeute peut jouer un rôle : prendre du recul sur sa pratique, s’accorder du temps pour soi, échanger avec ses pairs, ou simplement oser dire quand ça ne va pas. Ces gestes simples, lorsqu’ils deviennent collectifs, contribuent à bâtir une culture du soin plus bienveillante et durable. Car la prévention, ce n’est pas seulement un acte médical — c’est aussi une attitude humaine.Et si le bien-être des soignants devenait enfin la première des prescriptions ? Alléger la charge mentale, c’est aussi repenser son quotidien professionnel. Avec Maddie, les kinésithérapeutes peuvent simplifier la gestion de leur cabinet grâce à un logiciel tout-en-un pensé pour eux : agenda intelligent, prise de rendez-vous en ligne, rappels automatiques, et centralisation des fiches patients en toute sécurité.En réduisant le poids des tâches administratives et la dispersion entre plusieurs outils, Maddie aide à retrouver du temps pour l’essentiel : le soin et soi-même.👉 Testez Maddie en version freemium et découvrez comment une solution simple peut vraiment alléger votre quotidien et préserver votre équilibre mental.

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