9 étapes pour développer son HN en kinésithérapie

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

Alors que le numérique fait son arrivée dans le champ des MK, une nouvelle tendance s’observe dans les cabinets de kinésithérapie : l’essor du non-conventionné aussi appelé “hors-nomenclature”(HN).

La pratique du HN est de plus en plus commune en cabinet de kinésithérapie, qu’il s’agisse d’actes thérapeutiques tels que l’ostéopathie ou de prises en charge « sport et/ou bien-être » comme le Pilates ou l’analyse de course à pieds.

On désigne par hors-nomenclature toute prestation d’un professionnel de santé qui ne rentre pas dans la Nomenclature Générale des Actes Professionnels. Ce sont des actes non pris en charge par la Sécurité Sociale mais qui restent dans le champ d’application de la déontologie des Masseurs-Kinésithérapeutes.

Si de nombreux cabinets décident de sauter le pas en développant leur HN c’est parce que cette nouvelle corde à leur arc leur permet de valoriser leurs formations contre des rétributions plus généreuses et d’allouer in fine un temps plus qualitatif à leur prise en charge thérapeutique conventionnée, avec une pression financière moindre.

Si l’aventure du hors-nomenclature vous intéresse, voici 9 points à connaitre avant de vous lancer !

Quels sont les actes non-conventionnés autorisés en kinésithérapie ?

Services de kinésithérapie non-conventionnels

En tant que Masseur-kinésithérapeute vous pouvez proposer dans votre cabinet trois typologies d’actes non-conventionnés. Ceux-ci peuvent être :

    • à visée thérapeutique
    • à visée esthétique ou de bien-être (drainage lymphatique par exemple)
    • à visée préventive ou plus largement adressant le sujet de la remise en forme (ex: coaching sportif, cours de yoga)

Formation en techniques non-conventionnelles

De plus, il existe plusieurs techniques non conventionnées qui peuvent être pratiquées en complément d’un parcours kiné conventionné, comme les ondes de choc ou la cryothérapie par exemple.

Pour proposer toutes ces nouvelles pratiques, il n’y a pas de secret : il faudra vous former ! Les organismes proposant ces formations sont nombreux et présents partout en France. La plupart de ces formations se déroulent sous forme de séminaires répartis sur plusieurs semaines et compatibles avec une continuité de votre activité en cabinet.

La clé : créez des synergies entre vos soins conventionnés et votre pratique hors-nomenclature

 

Il s’agit d’envisager le non-conventionné comme un apport au parcours de soins de vos patients dans leur globalité.

Si vous souhaitez vous diversifier, vous pouvez favoriser les pratiques HN qui feront naturellement écho à vos spécialités d’exercice actuelles et qui s’articuleront avec facilité dans les parcours de soins de vos patients.

L’objectif est de combiner actes conventionnés et non conventionnés afin de proposer aux patients un parcours de soins au plus proche de son besoin, lui offrant les meilleures chances de récupération.

Tirez profit de vos installations actuelles 

Votre cabinet actuel regorge sans aucun doute de nombreux atouts qui vous aideront à développer votre HN : plateau technique, bassin, machines, etc.

Il y a quelques temps nous interviewons pour le compte de notre podcast Maddie Kiné, Pilar, kinésithérapeute passionnée de Pilates qui nous expliquait comment elle avait réussi à aménager son cabinet de kinésithérapie pour y accueillir un studio dédié au Pilates !

Pour découvrir les choix d’aménagement d’un espace Pilates, l’épisode est à (re-)écouter ,ici.

Soignez votre signalétique

Optimisation de la signalisation du cabinet

Pour mettre en lumière vos nouvelles activités au cabinet, il ne suffit plus de les communiquer simplement oralement mais plutôt de les mettre en avant visuellement.

Aussi, un bon moyen de développer votre activité est d’abord d’informer sur vos spécialités d’exercice et formations grâce à une signalétique claire.

Si la plaque professionnelle est soumise à des règles, elle peut être un bon moyen de porter à la connaissance d’autrui votre diversification.

Rappel du contenu de la plaque

Pour rappel, elle ne doit pas dépasser une dimension de 30 x 40 cm par praticien et doit contenir :

    • votre nom et prénom
    • votre numéro de téléphone
    • vos jours et heures de consultation
    • vos diplômes, titres, fonctions et spécificités reconnus par le Conseil National de l’Ordre
    • la situation vis-à-vis des organismes d’assurance maladie

Musclez votre communication !

Supports papier pour la communication visuelle

Pour faciliter la circulation des informations, rien de tel qu’un support papier qui se transmet de main en main.

Si vous souhaitez communiquer sur votre diversification d’activité, n’hésitez pas à imprimer des cartes de visite à laisser à l’accueil ou des affiches à punaiser dans votre salle d’attente.

Sur ces visuels (cartes de visite ou affiches), soyez clairs et énoncez de manière objective vos spécialités et les pratiques que vous proposez au cabinet. N’oubliez pas que si la publicité est interdite aux professionnels de santé mais que la communication à visée informative, elle, est totalement autorisée (voir encouragée !).

Le petit plus

Si vous avez un site internet n’oubliez pas d’imprimer le QR code redirigeant vers votre site sur tous vos supports d’informations (cartes de visites, affiches).


✍️ Lire notre article : ,Kinésithérapie – Communication VS publicité : qu’a-t-on le droit de dire ?


Digitalisez-vous

Pourquoi se digitaliser ?

Parce que notre époque le veut, le digital a pris une place très importante dans notre vie quotidienne. En conséquence, les techniques pour faire connaître ses pratiques doivent se digitaliser elles-aussi.

Cela pourra se traduire par un site internet ou encore des posts sur les réseaux sociaux afin de se faire identifier par un public correspondant à vos pratiques d’exercice.

Ai-je le droit de créer un site internet ?

La question a le mérite d’être posée et la réponse est… oui.

Les professionnels de santé peuvent parfaitement avoir un site internet si celui-ci n’a pas de visée commerciale (oubliez le header “Bienvenue dans le meilleur cabinet de kiné de France” ) ou promotionnelle (s’il vous prend l’idée d’animer une campagne de com’ pour solder vos séances d’ostéo à -50% vous allez vous faire taper fort sur les doigts ).

Si vous voulez en savoir plus sur les critères qu’un site de MK doit respecter, nous vous conseillons la l,ecture de notre article dédié au sujet.” Ou directement de nous solliciter sur les réseaux ou sur hello@maddie.doctor si vous voulez créer un site internet personnalisé et administrable en quelques minutes avec Maddie.

Cultivez votre réseau

« Nous sommes la moyenne des personnes que nous fréquentons. »

Jim Rohn

Pour vous accompagner dans votre renouvellement d’activité, ne sous-estimez pas la force de votre réseau ! Que ce soient vos anciens camarades de promotion, des confrères croisés à l’occasion de séminaires ou de formations, forcez-vous à tisser des dynamiques vertueuses autour de votre nouveau projet.

Votre réseau peut s’avérer être un excellent accélérateur pour développer votre HN car vous pourrez dénicher des contacts voire des collaborateurs, vous faire recommander, partager vos expériences, trouver du soutien mais aussi vous tenir informé.e des nouvelles tendances.


Comment j’ai développé la Méthode Jones au sein de mon cabinet ?

 

Mathieu est kiné et spécialiste de la Méthode Jones. Dans son interview au micro de Maddie, il revient sur l’importance qu’a eu le réseau d’entrepreneurs qu’il avait construit à ses côtés au lancement de son cabinet.

Découvrir l’épisode du podcast !


Veillez à respecter le cadre légal français

 

En vérité, celui-ci vous laisse une grande latitude d’entreprise.

Tout praticien conventionné peut pratiquer des actes non conventionnés, donc sans prise en charge par l’assurance maladie pour le patient. Les activités non conventionnées et conventionnées peuvent être réalisées dans le même lieu, sans distinction d’horaire ou d’accès.

Ce qu’il vous sera demandé :

    • Informer vos patients de vos actes non remboursés par la sécurité sociale, en amont de la prise en charge, en leur communiquant vos tarifs et modalités de paiement
    • Présenter une facture au patient pour tout montant supérieur à 100€ mensuel.

Prenez confiance en vous !

 

Vous méritez de faire valoir vos formations et de continuer d’entreprendre tout au long de votre vie professionnelle. Vous le valez bien !

Les 5 idées à retenir

 
    1. La pratique hors-nomenclature (HN) en kinésithérapie comprend des actes thérapeutiques et de bien-être qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale, mais restent dans le champ d’application de la déontologie des kinésithérapeutes.
    2. Les professionnels peuvent proposer trois typologies d’actes non-conventionnés à visée thérapeutique, esthétique ou de bien-être, et préventive ou de remise en forme.
    3. Les professionnels doivent se former aux techniques non conventionnées pour pouvoir les proposer.
    4. Les professionnels doivent combiner les actes conventionnés et non conventionnés afin d’offrir aux patients les meilleures chances de récupération.
    5. Les professionnels doivent soigner leur signalétique et leur communication pour informer les patients de leur diversification.

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Développer son activité

Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. Ensuite, placez vos mains à plat au niveau des épaules, comme pour effectuer une pompe, puis poussez lentement sur vos bras

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Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

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Démarches administratives

 Installation kiné libéral : réussir chaque étape et devenir indépendant

Installation kiné libéral : le guide complet pour réussir son installation Vous êtes masseur-kinésithérapeute et vous souhaitez vous installer en libéral ?C’est une étape clé dans votre parcours professionnel, qui ouvre la voie à plus d’autonomie, de flexibilité et de développement. Avant de vous lancer, une prise de recul est essentielle. Plusieurs décisions structurantes vont conditionner la réussite de votre projet : choix de la zone d’installation, sélection du statut juridique, exercice en cabinet individuel ou en groupe, estimation des charges et des revenus… Ce guide complet sur l’installation kiné libéral vous accompagne pas à pas pour comprendre les enjeux, structurer votre projet et aborder chaque étape avec méthode et sérénité. Pourquoi choisir l’installation kiné en libéral Avantages et inconvénients du statut libéral Les avantages de l’installation kiné libéral Le premier avantage est l’indépendance. En tant que kiné libéral, vous êtes libre de choisir votre organisation : horaires, rythme de travail, type de patients, spécialisation ou encore lieu d’exercice (cabinet, domicile, mix des deux). Cette liberté s’accompagne d’un potentiel de revenus évolutif. Contrairement au salariat, vos revenus ne sont pas plafonnés : ils dépendent directement de votre activité, de votre organisation et de votre implantation géographique (notamment en fonction du zonage des bassins de vie définis par les Agences régionales de santé). Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée. Le statut libéral permet également de développer son propre cabinet de kinésithérapie. Vous pouvez structurer une véritable activité : collaboration avec d’autres professionnels de santé, diversification des soins, investissement dans du matériel ou développement d’une patientèle spécialisée.Enfin, certaines zones dites sous-dotées peuvent ouvrir droit à des aides à l’installation, notamment via l’Assurance Maladie, ce qui constitue un levier financier non négligeable au démarrage. Les inconvénients du statut libéral L’installation kiné libéral offre une vraie liberté d’organisation, mais elle implique aussi plusieurs contraintes à anticiper. En libéral, le masseur-kinésithérapeute n’est pas uniquement un professionnel de santé : il devient aussi responsable de la gestion de son cabinet, de ses choix juridiques, de sa protection, de sa comptabilité et du développement de son activité. Le premier inconvénient concerne le choix du statut juridique. Entre entreprise individuelle, régime micro-BNC, SELARL, SELAS, SCP ou autre société d’exercice libéral, chaque option a des conséquences différentes sur la fiscalité, la responsabilité, les charges sociales et l’organisation du cabinet. Une forme simple comme l’entreprise individuelle peut convenir au démarrage, mais elle présente des limites en matière de financement, de crédibilité bancaire et d’évolution de l’activité. À l’inverse, une société d’exercice comme la SELARL ou la SELAS peut offrir un cadre plus structuré, mais demande davantage de formalités, de rigueur comptable et parfois l’accompagnement d’un professionnel du droit ou d’un expert-comptable.  Le deuxième point à prendre en compte est la charge administrative. En exercice libéral, le kinésithérapeute doit gérer la création d’entreprise, les déclarations, la facturation, la télétransmission, les échanges avec la CPAM, la comptabilité, les assurances et les obligations liées à son activité. Cette partie peut vite devenir chronophage si elle n’est pas bien organisée dès le départ. Autre contrainte importante : la responsabilité professionnelle. Le kiné libéral doit souscrire une responsabilité civile professionnelle, mais aussi penser à sa prévoyance, sa mutuelle et sa couverture en cas d’arrêt de travail. Contrairement au salariat, une partie importante de la protection sociale repose sur les choix personnels du praticien. L’installation dépend aussi du zonage. Les zones dotées, sous-dotées ou sur-dotées, définies à partir des bassins de vie ou pseudo-cantons, peuvent influencer les possibilités d’installation, les aides disponibles et le potentiel de patientèle. Le choix de la zone ne doit donc pas être uniquement géographique : il conditionne directement le développement du cabinet et la viabilité de l’activité. Enfin, le libéral impose une véritable logique d’entreprise. Le kiné doit gérer ses recettes, ses charges, son local, son matériel, sa patientèle, sa communication locale et parfois ses relations avec d’autres professionnels de santé. Cette autonomie est intéressante, mais elle demande de la méthode. Une installation mal préparée peut entraîner des difficultés de trésorerie, une surcharge de travail ou une mauvaise organisation du cabinet. En résumé, le statut de kiné libéral permet de gagner en indépendance, mais il exige une préparation sérieuse. Avant de se lancer, il est essentiel de se renseigner auprès du conseil départemental de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, de l’Assurance Maladie, et si besoin d’un expert-comptable ou d’un professionnel du droit, afin de choisir le cadre le plus adapté à son projet d’installation.  Panorama du marché de la kinésithérapie en France Le marché de la kinésithérapie en France est en croissance, porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et le développement des soins à domicile. La demande en soins de rééducation ne cesse d’augmenter, ce qui crée des opportunités réelles pour chaque masseur-kinésithérapeute souhaitant s’installer. Mais cette croissance cache une réalité plus complexe : la répartition des professionnels de santé est inégale sur le territoire. Certaines zones, appelées zones sur-dotées, concentrent déjà un grand nombre de kinés. À l’inverse, les zones sous-dotées manquent de professionnels et présentent un fort besoin en soins. Ce découpage repose sur des indicateurs précis liés aux bassins de vie et à la population, définis par les Agences régionales de santé. Conséquence directe :l’installation kiné libéral n’est pas totalement libre. Dans les zones sur-dotées, l’installation peut être conditionnée (remplacement d’un départ).Dans les zones sous-dotées, des aides financières peuvent être proposées via l’Assurance Maladie pour encourager l’installation. Autre élément structurant : la relation avec l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui encadre l’exercice et veille au respect du code de la santé publique. Dans les zones sur-dotées, l’installation peut être conditionnée (remplacement d’un départ).Dans les zones sous-dotées, des aides financières peuvent être proposées via l’Assurance Maladie pour encourager l’installation. Autre élément structurant : la relation avec l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui encadre l’exercice et veille au respect du code de la santé publique. Conclusion logique :le marché

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