Laïcité et soins : quels droits et quels devoirs pour les kinésithérapeutes ?

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Dernière modification le 01/01/2024
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Sommaire

De l’installation de son cabinet à la pratique de la kiné, les kinésithérapeutes ont comme chaque citoyen des droits et des devoirs. Aujourd’hui, on zoome sur le principe de laïcité en cabinet.

Issu de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État, le principe de laïcité est consacré par l’article 1er de la Constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. ».

Les débats sur la laïcité et son application se multiplient ces dernières années, et peuvent trouver des échos au sein des cabinets de kinésithérapie et des centres de soin. Le conseil national de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes fait ainsi l’expérience de signalements pointant des formes de prosélytisme de la part des MK ou d’exigences de soin particulières de la part des patients.

En conséquence, en décembre 2020, le Conseil national de l’ordre adoptait un guide pratique de la laïcité, un outil complet à destination de tous les MK visant à rappeler les règles essentielles ainsi que les droits et les devoirs des praticiens, en s’appuyant sur des mises en situation concrètes. Que faut-il en retenir ? Maddie vous propose une synthèse de ce nouveau guide en 2 volets clefs : exercice au sein des établissements sanitaires et sociaux et pratique en cabinet libéral.

 

Laïcité au sein des établissements sanitaires et sociaux

Un devoir de neutralité pour les agents du service public

Si la liberté de conscience des agents du service public est garantie par l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983 qui précise “[qu’]aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses […] », ces derniers sont néanmoins tenus à un devoir de neutralité dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions.

En effet, l’article 1er de la loi du 20 avril 2016 relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires dispose que « le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. A ce titre, il s’abstient notamment de manifester, dans l’exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses. Le fonctionnaire traite de façon égale toutes les personnes et respecte leur liberté de conscience et leur dignité. […] »

Le masseur-kinésithérapeute salarié d’un établissement public est fonctionnaire ou considéré comme tel. À ce titre, il doit respecter le principe de la neutralité de l’État. En conséquence, il ne peut porter une tenue vestimentaire qui constituerait une manifestation ostensible d’une appartenance religieuse (croix, voile, kippa…), ni tenir des propos constituant des marques de prosélytisme.

Des règles à respecter pour les usagers

Au sein des hôpitaux et des centres de santé en tant que lieux de service public, les préférences et convictions des patients doivent être respectées. Le principe de laïcité s’y applique. Ceci implique que tous les patients soient traités de la même façon, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions personnelles et que la neutralité des soignants soit effective.

Si les patients ont le choix de leur kinésithérapeute, en milieu hospitalier ce droit s’applique dans la stricte limite des contraintes liées à l’organisation du service et à la dispensation des soins de qualité et en toute sécurité.

Par ailleurs, il est formellement interdit à quiconque de faire du prosélytisme dans l’établissement. Au sein d’un établissement sanitaire et social, le patient – et son accompagnant – sont considérés comme des usagers du service public et doivent se soumettre à cette règle.

Ainsi, la cour a jugé que « l’hôpital est un lieu où il est demandé également aux usagers, qui ont pourtant la liberté d’exprimer leurs convictions religieuses, de contribuer à la mise en œuvre du principe de laïcité en s’abstenant de tout prosélytisme et en respectant l’organisation du service et les impératifs de santé et d’hygiène en particulier. En d’autres termes, la réglementation de l’État concerné y fait primer les droits d’autrui, l’égalité de traitement des patients et le fonctionnement du service sur les manifestations des croyances religieuses, ce dont elle prend acte. ».

Pour aller plus loin dans les règles de la communication kiné :

Communication VS publicité : qu’a-t-on le droit de dire ?

👇 En pratique : exemples et mises en situation

Les exemples cités ci-dessous sont issus du guide Laïcité et gestion du fait religieux dans les établissements publics de santé

Le patient refuse de se déshabiller lors d’un soin de masso-kinésithérapie.

Cette situation empêche la réalisation d’un examen ou du soin dans les règles conformes à l’hygiène et à la sécurité. Le masseur-kinésithérapeute peut refuser de mettre en œuvre le soin. Toutefois, rappelons que le refus de soins ne peut être fondé sur un motif discriminatoire.

Une kinésithérapeute souhaite porter un foulard dans le cadre de son exercice professionnel au sein d’un établissement public.

Il s’agit d’une contravention au principe de neutralité qui s’impose aux agents du service public quelle que soit la religion. Ce manquement l’expose à une sanction.

Un masseur-kinésithérapeute invoque des raisons religieuses pour refuser de serrer la main de ses collègues femmes.

S’il n’y a pas de règle légale imposant un rite de politesse déterminé, les comportements portant atteinte à la dignité des personnes sont inacceptables et peuvent recevoir la qualification de harcèlement moral ou de discrimination : par exemple, le fait pour un homme de saluer ses collègues en leur serrant la main sauf celle de son unique collègue femme et ce de façon répétée.

Un masseur-kinésithérapeute pratique un prosélytisme auprès d’un collègue.

Il s’agit d’une violation de l’interdiction du prosélytisme. Le masseurkinésithérapeute devra être rappelé à l’ordre et le cas échéant sanctionné. En outre, l’administration hospitalière doit protéger les agents qui seraient victimes de pressions prosélytes.

Un patient exerce des pressions prosélytes, par des injonctions et des distributions de tracts pour susciter l’adhésion à sa religion.

Les usagers du service public doivent s’abstenir de toute forme de prosélytisme. La nécessaire protection du personnel et des usagers du service public doit conduire l’administration à intervenir auprès du patient. Les règles applicables au sein du service public hospitalier doivent lui être rappelées fermement pour que cesse toute pression. Si toutefois les désordres entraînés par ses agissements se poursuivent, toutes les mesures appropriées, pouvant aller jusqu’à la sortie de l’intéressé, seront prononcées par le directeur de l’établissement avec l’accord du médecin chef de service (en tenant ainsi compte de l’état de santé du patient).

Laïcité au sein du cabinet libéral

La liberté de conscience des kinésithérapeutes et des patients dans les structures de soins privées

Au sein de l’hôpital privé ou de toute autre structure de soins de droit privé, incluant les cabinets de kinésithérapie libéraux, l’obligation de neutralité de l’État ne s’applique pas à ce jour.

Dès lors, c’est le code du travail qui s’applique et pose le principe que le règlement intérieur ne peut apporter de restrictions à l’exercice d’une liberté fondamentale qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnées au but recherché.

En ce sens, la liberté de conscience du kinésithérapeute et du patient doit être respectée s’ils souhaitent, par exemple, porter des signes distinctifs religieux. Néanmoins, pour l’un comme pour l’autre, toute forme de prosélytisme reste interdite.

Liberté religieuse en kinésithérapie : les limites à respecter

Par ailleurs, le kinésithérapeute étant soumis à une obligation de dispenser des soins de qualité et en toute sécurité, si une personne ne souhaite pas se dévêtir pour des raisons religieuses et que cela entrave la mise en œuvre d’un examen clinique ou d’un traitement de qualité, alors le praticien peut, selon le code de la santé publique, refuser sa prise en charge : « […] Hormis le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, le masseur-kinésithérapeute a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. […] »

Toutefois, les raisons professionnelles ou personnelles invoquées devront être légitimes et non-discriminatoires.

👇 En pratique : exemples et mises en situation

Une personne refuse de se déshabiller lors d’un soin de masso-kinésithérapie.

Si cette situation empêche la réalisation d’un examen ou du soin dans les règles conformes à l’hygiène et à la sécurité, le masseur-kinésithérapeute peut alors refuser de mettre en œuvre le soin. Toutefois, rappelons que le refus de soins ne peut être fondé sur un motif discriminatoire (origine, religion, orientation sexuelle…).

Un patient refuse de se faire soigner par une femme.

Le patient a droit au libre choix de son praticien. La kinésithérapeute peut ainsi l’orienter vers l’un de ses confrères hommes sauf en cas d’urgence.

Un accompagnant refuse que la patiente soit prise en charge par un masseur-kinésithérapeute de sexe masculin.

Le patient a droit au libre choix de son praticien et ce n’est donc pas à l’accompagnant de choisir son praticien à sa place. Néanmoins, le masseur-kinésithérapeute peut refuser de mettre en œuvre le soin, sauf en cas d’urgence.

Un masseur-kinésithérapeute a connaissance du refus de vaccination d’un mineur de la part de ses parents pour des convictions religieuses.

Parce que ne pas faire vacciner son enfant le met en danger et peut mettre en danger les autres, le fait de compromettre la santé de son enfant – ou celui de risquer de contaminer d’autres enfants par des maladies qui auraient pu être évitées par la vaccination – peuvent faire l’objet de poursuites pénales.

Il est conseillé au masseur-kinésithérapeute d’informer les parents sur l’utilité des vaccins et leur caractère obligatoire. S’il ne parvient pas à convaincre les parents, le masseur-kinésithérapeute doit en référer à l’autorité compétente (conseil départemental de l’ordre ou/et agence régionale de santé).

Visuel à afficher dans les locaux pour rappeler les règles de respect et de laïcité

Le conseil de l’ordre propose aux cabinets libéraux un visuel à afficher dans leurs locaux pour rappeler les règles de respect et de laïcité auxquels les patients doivent se soumettre lors de leurs visites :

 

 

❤️ L’équipe Maddie 🤸‍♂️ Prenez soin de vous ❤️

Les 5 idées à retenir

  1. La laïcité est un principe fondamental de la République française qui garantit la liberté de conscience et de religion. En tant que professionnels de santé, les kinésithérapeutes ont des devoirs en matière de neutralité et de respect de la laïcité dans l’exercice de leur métier.
  2. Les kinésithérapeutes ont le droit de pratiquer leur religion ou de ne pas en pratiquer, mais ils doivent veiller à ne pas laisser transparaître leurs convictions personnelles dans leur pratique professionnelle. Ils doivent respecter la diversité culturelle et religieuse de leurs patients et s’abstenir de tout prosélytisme.
  3. En vertu de la laïcité, les kinésithérapeutes ne doivent pas faire de discrimination entre leurs patients en fonction de leur religion ou de leurs convictions. Ils doivent garantir un accès égal aux soins pour tous, sans distinction.
  4. Les kinésithérapeutes peuvent être amenés à pratiquer des soins qui sont en contradiction avec leurs convictions personnelles, comme par exemple des soins liés à la sexualité. Dans ce cas, ils ont le droit de se dégager de cette responsabilité en référant le patient à un autre professionnel compétent.
  5. En cas de litige ou de conflit en matière de laïcité et de soins, les kinésithérapeutes peuvent se référer aux textes de loi et aux recommandations professionnelles pour connaître leurs droits et devoirs. Ils peuvent également solliciter l’avis d’un médiateur ou d’un conseil de l’Ordre des kinésithérapeutes.

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Kinésithérapie

Spécialité kiné : découvrez toutes les expertises, trouvez la vôtre

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Dans cet article, découvrez les principales spécialités en kinésithérapie, leurs domaines d’intervention et les critères pour trouver le kiné qui correspond à votre situation.  Définition d’une spécialité kiné et rôle du kinésithérapeute Le masseur kinésithérapeute est un professionnel de santé titulaire du diplôme d’État de masseur kinésithérapeute. Son rôle consiste à prévenir, maintenir ou restaurer les capacités fonctionnelles des patients grâce à différentes techniques de rééducation. La profession intervient dans de nombreux domaines : Même si tous les kinés possèdent une base commune de compétences, certains choisissent ensuite de développer une véritable expertise kinésithérapeute dans un domaine précis grâce à des formations spécifiques. Ces spécialisations sont particulièrement importantes car chaque patient présente des besoins différents. 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La rééducation respiratoire repose sur différentes techniques : Cette spécialité kiné nécessite des compétences techniques précises ainsi qu’une excellente connaissance des pathologies respiratoires.  Kinésithérapie neurologique La kinésithérapie neurologique concerne les patients atteints de troubles du système nerveux. Elle intervient notamment dans la prise en charge : Le kiné travaille sur : Cette spécialité nécessite une approche individualisée et progressive, car les capacités des patients peuvent évoluer dans le temps. La rééducation neurologique demande également une forte dimension humaine et psychologique afin d’accompagner les patients dans leur autonomie quotidienne. Kinésithérapie pédiatrique La kinésithérapie pédiatrique est dédiée aux nourrissons, enfants et adolescents. Le kinésithérapeute prend en charge : Le travail du professionnel repose sur des exercices adaptés à l’âge de l’enfant et à son développement moteur. 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Un patient souffrant de douleurs lombaires chroniques ne recherchera pas le même professionnel qu’un sportif en récupération après blessure ou qu’une personne atteinte d’une pathologie respiratoire. L’idéal est d’identifier clairement : Le médecin traitant ou un spécialiste peut également orienter vers la spécialité la plus adaptée. Conseils pour bien orienter son parcours Pour trouver le bon kinésithérapeute, plusieurs critères peuvent être pris en compte : Il est également utile de vérifier si le professionnel travaille régulièrement avec des patients présentant des problématiques similaires aux vôtres. Aujourd’hui, certaines plateformes permettent aussi de rechercher un kiné selon sa spécialité, sa localisation ou ses disponibilités afin de simplifier le parcours de soins.  Bénéfices d’une prise en charge par un kinésithérapeute spécialisé Consulter un kiné spécialisé permet généralement d’obtenir une prise en charge plus précise et plus efficace. Le professionnel maîtrise des techniques adaptées à certaines pathologies spécifiques et dispose souvent d’une expérience approfondie dans son domaine. Les bénéfices sont nombreux : Pour les patients souffrant de pathologies complexes ou chroniques, cette expertise peut faire une réelle différence dans la qualité des soins. Questions fréquentes sur les spécialités kiné Faut-il une prescription médicale pour consulter un kiné spécialisé ? En France, une prescription médicale est généralement nécessaire pour bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie. Cependant, certains actes peuvent être réalisés en accès direct selon les situations et les évolutions réglementaires. Comment savoir si un kinésithérapeute est spécialisé ? Un kiné spécialisé possède souvent : Les informations sont généralement disponibles sur le site du praticien ou lors de la prise de rendez-vous. Combien coûte une séance avec un kiné spécialisé ? Le prix dépend : Certaines spécialités peuvent entraîner des coûts plus élevés selon les techniques utilisées. Les spécialités kiné permettent aujourd’hui d’apporter des réponses adaptées à des pathologies très

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Methode McKenzie : soulagez vos douleurs dorsales facilement

Les douleurs dorsales, et en particulier les lombalgies, touchent une grande partie de la population. Face à ces douleurs souvent chroniques ou récidivantes, certaines approches se démarquent par leur efficacité et leur logique clinique.La méthode McKenzie, aussi appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT), fait partie des références en kinésithérapie pour la prise en charge des douleurs du dos. Son principe est simple mais puissant : comprendre l’origine mécanique de la douleur pour proposer un traitement actif basé sur des mouvements ciblés et reproductibles par le patient. Qu’est-ce que la méthode McKenzie ? La méthode McKenzie est une approche de diagnostic et de traitement des douleurs musculosquelettiques, principalement au niveau de la colonne vertébrale (lombaire et cervicale). Elle repose sur : Contrairement à d’autres méthodes passives, le patient devient acteur de son traitement grâce à des mouvements répétés visant à réduire la douleur.  Historique et origine de la méthode La méthode a été développée dans les années 1950 par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie. En observant ses patients, il a remarqué que certains mouvements spécifiques pouvaient centraliser la douleur (la faire remonter vers le dos et disparaître dans les jambes), signe d’une amélioration. Cette observation est devenue le socle de la méthode McKenzie.  Principes fondamentaux de la méthode McKenzie La méthode repose sur trois piliers : Le concept clé est la centralisation de la douleur : lorsque la douleur diminue ou se recentre, le traitement est efficace. Comment fonctionne la méthode McKenzie ?  Evaluation mécanique et auto-traitement Le kinésithérapeute réalise une évaluation basée sur : Cela permet d’identifier différents syndromes, notamment le syndrome de dérangement, fréquent dans les lombalgies.  Exercices types et déroulement d’une séance Une séance basée sur la méthode McKenzie (MDT) ne ressemble pas à une séance de kinésithérapie classique. Elle repose sur une analyse clinique approfondie et une implication active du patient dès le début. La séance débute par un échange détaillé entre le patient et le kinésithérapeute. Le praticien cherche à comprendre : Cette étape est essentielle, car la méthode McKenzie repose sur la réponse symptomatique du patient Le kinésithérapeute fait ensuite réaliser au patient une série de mouvements répétés (flexion, extension, inclinaison…). L’objectif est très clair : C’est à ce moment que le praticien identifie : Contrairement à d’autres approches, le traitement n’est pas standardisé. Le kinésithérapeute sélectionne un nombre très limité d’exercices, parfois un seul, basé sur : Le patient apprend à reproduire les exercices de manière autonome. Le kinésithérapeute insiste sur : L’objectif est que le patient devienne rapidement acteur de sa prise en charge, sans dépendre des séances. Pour qui est adaptée la méthode McKenzie ? Quelles douleurs peut-elle traiter ? La méthode McKenzie est particulièrement efficace pour : Elle cible principalement les douleurs d’origine mécanique.  Elle s’adresse à : Types de douleurs et pathologies concernées (lombalgie, sciatique, hernie discale, etc.) La méthode n’est pas adaptée dans certains cas : Un diagnostic médical reste indispensable.  Les bienfaits prouvés de la méthode McKenzie Soulagement durable des douleurs dorsales Les bénéfices sont clairs : Résultats des études scientifiques De nombreuses études montrent que la méthode McKenzie : Témoignages et retours d’expérience Contrairement à d’autres approches, le patient : C’est un changement fondamental dans la prise en charge. Où pratiquer la méthode McKenzie et comment trouver un praticien ? La méthode McKenzie étant une approche spécifique de la kinésithérapie, tous les professionnels de santé ne la pratiquent pas de la même manière. Pour bénéficier pleinement de ses effets sur les douleurs lombaires, cervicales ou sciatiques, il est essentiel de s’orienter vers un praticien formé à cette méthode. Aujourd’hui, la méthode McKenzie est utilisée dans de nombreux cabinets de kinésithérapie, mais aussi dans certains centres spécialisés dans les douleurs du rachis. Elle peut être pratiquée aussi bien en cabinet qu’en centre de rééducation, avec une prise en charge adaptée à chaque patient. Reconnaître un professionnel formé Un kinésithérapeute formé à la méthode McKenzie ne propose pas une prise en charge standard. Son approche repose sur une analyse précise du comportement de la douleur et sur une adaptation constante du traitement. Dès la première séance, le praticien réalise une évaluation mécanique approfondie basée sur les mouvements et la réponse symptomatique du patient. Contrairement à une approche classique, il ne se limite pas à traiter la douleur, mais cherche à en comprendre l’origine mécanique. Plusieurs éléments permettent d’identifier un professionnel compétent : Un bon praticien McKenzie ne multiplie pas les techniques : il privilégie des exercices simples, ciblés et reproductibles à domicile Formation des praticiens La pratique de la méthode McKenzie repose sur une formation spécifique appelée Mechanical Diagnosis and Therapy (MDT). Les kinésithérapeutes qui souhaitent se spécialiser suivent un parcours structuré composé de plusieurs modules. Cette formation leur permet de : Au-delà des bases, certains professionnels poursuivent leur formation jusqu’à obtenir une certification MDT, reconnue à l’international. Ce niveau atteste d’une expertise avancée dans la prise en charge des douleurs rachidiennes. Cette exigence de formation explique pourquoi la méthode McKenzie est aujourd’hui considérée comme une approche fiable et structurée dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales. Exercices pratiques de la méthode McKenzie à faire chez soi L’un des grands avantages de la méthode McKenzie est de permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ces exercices reposent sur des mouvements répétés visant à réduire la douleur, améliorer la mobilité et favoriser la centralisation des symptômes. 👉 Pour mieux comprendre la logique clinique derrière ces exercices, vous pouvez approfondir avec ce retour d’expérience d’un expert de la méthode McKenzie :interview de Gabor Sagi sur la méthode McKenzie Exercice McKenzie pour soulager les douleurs lombaires Cet exercice est souvent recommandé en cas de lombalgie ou de douleur lombaire d’origine mécanique. Allongez-vous sur le ventre, sur une surface ferme, en relâchant complètement le bas du dos. Dans un premier temps, restez dans cette position pendant quelques minutes afin de laisser la colonne se relâcher naturellement. Ensuite, placez vos mains à plat au niveau des épaules, comme pour effectuer une pompe, puis poussez lentement sur vos bras

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Démarches administratives

Comptabilité kinésithérapeute libéral : obligations, gestion et optimisation

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Avec Maddie Doctor, nous transformons la gestion comptable en véritable levier de croissance et de sérénité, afin que vous puissiez vous consacrer pleinement à vos patients. La gestion comptable d’un cabinet de kinésithérapie présente des spécificités : revenus variables liés aux séances, achats de matériel, loyers, frais de personnel… Autant d’éléments à piloter tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales. La facturation aux patients, aux organismes d’assurance et aux caisses publiques requiert une grande rigueur pour éviter les erreurs et les pertes de trésorerie. Enfin, mettre à jour régulièrement vos comptes demeure un défi lorsque vous combinez soins et gestion. Pourquoi la comptabilité est essentielle pour le kinésithérapeute libéral ? En libéral, la comptabilité ne se limite pas à une formalité administrative : elle garantit la pérennité de votre cabinet. Une tenue de comptes rigoureuse vous permet de suivre précisément vos recettes, de maîtriser vos charges et d’anticiper vos obligations fiscales. Vous bénéficiez ainsi d’une vision claire de la santé financière de votre activité, indispensable pour prendre des décisions stratégiques. Les obligations fiscales et administratives du kiné libéral Le kinésithérapeute libéral doit respecter plusieurs obligations comptables, fiscales et administratives afin d’exercer son activité en toute conformité. Selon le régime choisi, il est nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse, de conserver les justificatifs de dépenses et de déclarer correctement ses revenus professionnels. Sous le régime micro-BNC, les démarches comptables sont simplifiées, avec une déclaration du chiffre d’affaires annuel et un abattement forfaitaire appliqué automatiquement. En revanche, sous le régime réel (déclaration contrôlée), le praticien doit tenir un livre-journal des recettes et dépenses, enregistrer ses immobilisations et transmettre chaque année une déclaration 2035. Le kiné libéral doit également suivre ses cotisations sociales, conserver ses documents comptables pendant plusieurs années et disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle. Une gestion rigoureuse permet d’éviter les erreurs déclaratives, les retards administratifs et les risques de redressement fiscal.   FAQ Le kiné libéral est-il assujetti à la TVA ? Non, les actes thérapeutiques réalisés par un kinésithérapeute sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Seules les activités annexes (location de salle, collaboration libérale, Pilates non thérapeutique) sont soumises à TVA si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 € (seuil 2025-2026). Quel est le seuil de recettes pour opter au régime micro-BNC en kinésithérapie libérale ? En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. En 2026, le plafond de recettes HT pour bénéficier du régime micro-BNC est fixé à 83 600 €. Si ce seuil est dépassé deux années consécutives, le passage au régime réel devient obligatoire. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique si vos charges réelles sont inférieures à 34 % du chiffre d’affaires. Quelles sont les obligations comptables sous le régime réel pour un kiné libéral ? Sous le régime réel (déclaration contrôlée), vous devez tenir un livre-journal recettes/dépenses avec justificatifs, un registre des immobilisations et amortissements (> 500 € HT), établir un bilan et un compte de résultat, et télétransmettre la déclaration 2035 avant mai. Les charges réelles sont déductibles. Un compte bancaire professionnel est obligatoire. Quels justificatifs un kiné libéral doit-il conserver pour ses charges déductibles ? Vous devez conserver factures, tickets de caisse, relevés bancaires, devis, contrats et tout document prouvant la réalité, l’existence et le montant des charges (loyer, matériel, formation, assurances…). La durée de conservation minimale est de 10 ans en cas de contrôle fiscal.

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